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Féminines : la réforme de la D2 est-elle salutaire ou brutale ?

Alors que la Ligue 1 et la Ligue 2 ont repris leurs droits, les championnats féminins sont en passe d'en faire de même. Mais cette année, une réforme vient changer la donne, notamment en D2. À l'issue de la saison 2015/2016, 18 clubs seront relégués. Une révolution qui ne fait pas que des heureux.

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Le football féminin vit sa révolution. Depuis quelques années, la pratique s'est développée dans l'Hexagone, notamment grâce aux deux cadors du championnat que sont Lyon et le PSG. La sélection nationale, quant à elle, est considérée comme l'une des meilleures équipes du globe, en dépit d'un palmarès toujours vierge. Mais ces points positifs ne doivent pas masquer le véritable niveau du foot féminin en France. Entre des formations de D1 qui ne font que de la figuration et des clubs de D2 qui n'ont pas les moyens de rejoindre durablement l'élite, la Fédération française de football a décidé de chambouler l'ordre établi. Vous trouviez la réforme des montées/descentes pour les équipes masculines violente ? Attendez de voir ce qu'a réservé la FFF aux filles.

Une réforme pour matheux


Depuis son arrivée à la tête de la Fédération, Noël Le Graët a fait du développement du foot féminin une de ses priorités. Après quatre ans de présidence, il a enfin lancé son projet le 13 décembre dernier en s'attaquant à la D2. Depuis 2010 et une précédente réforme, ce championnat est composé de 36 équipes réparties en trois groupes de 12. Un nombre trop élevé qui ne convient plus à l'instance dirigeante. L'objectif est donc clair : réduire la quantité afin de gagner en qualité. « Le but est de resserrer l'écart de niveau entre les équipes pour que la promotion de ce sport soit plus efficace » , argumente Thierry Semanaz, président du Grenoble Métropole Claix Foot Féminin. Pour ce faire, il a été décidé de faire passer le nombre des équipes de 36 à 24 et de les diviser en deux groupes. Comment arriver à ce résultat ? En reléguant 18 formations au terme de l'exercice 2015-2016. Rien que ça.

Pour être précis, cela signifie que six équipes seront reléguées dans chacune des trois poules existantes et que trois autres équipes monteront en D1. Elles seront numériquement remplacées par six clubs en provenance de la DH et les trois formations qui ont été reléguées de la première division. « Comme vous l'avez compris, cette réforme est assez compliquée à expliquer » , poursuit Thierry Semanaz. Sur ce point, difficile de le contredire. Mais en dépit de sa complexité, elle semble convenir aux principaux intéressés. « Je suis favorable à cela. Il faut que la D2 se rapproche sportivement et structurellement de la D1. Cela va forcer les clubs à mettre en place des projets sportifs concrets » , explique Marilou Duringer, présidente du FC Vendenheim. Même son de cloche chez Rachel Robert, joueuse de la section féminine du LOSC. « Je pense que ce changement dans le règlement va permettre de relever le niveau du championnat. » Le caractère nécessaire de la réforme paraît donc évident. En revanche, son côté abrupt et sa violence ne plaisent pas à tous les acteurs de la D2.

« On crache dans la soupe des clubs amateurs »


Alexandre Wargovsky est en charge de la section féminine du FC Rouen. Bien qu'il soit conscient de l'utilité de ce remodelage du système, la forme lui pose quelques soucis. « Toutes les équipes seront en danger, et un petit problème pourrait engendrer de lourdes conséquences. Si vous avez deux joueuses blessées, une malade, une autre suspendue, vous vous retrouvez dans une situation délicate. Et cette année, ce sera synonyme de relégation à partir de la septième place. » Son homologue du Football Association Marseille Féminin, Claude Pocchi, se montre bien plus virulente que lui. « On crache dans la soupe des clubs amateurs. Il y a des équipes qui ont des structures pérennes en D2 et qui ont de grandes chances de finir en DH. Sauf que si cela venait à arriver, ce sera la fin pour elle, car les joueuses de D2 n'ont pas vocation à évoluer à ce niveau de la compétition. Résultat, elles s'en iront. » C'est ici que réside le principal problème. Quid des clubs relégués en DH ? Lorsque la réforme a été présentée, les pensionnaires de D2 ont immédiatement réagi en demandant la création d'une troisième division. En vain.


« Plusieurs clubs se sont mobilisés en faveur de cette D3. La FFF a répondu défavorablement, alors que cela aurait pu servir d'intermédiaire avant la DH. On avance l'argument de vouloir augmenter le niveau des championnats, mais la manière est beaucoup trop violente pour véritablement fonctionner » , continue Claude Pocchi. L'autre paradoxe de cette réforme réside dans une autre demande formulée par la Fédération. Depuis 2011, les clubs pros hommes sont tous censés disposer d'une section féminine. Lille et Bordeaux ont enfin embrayé le pas cet été en fusionnant avec des clubs de D2 (Templemars et Blanquefortaise). Mais qu'adviendra-t-il si ces équipes venaient à descendre en DH ? Les clubs masculins continueront-ils d'y investir ? Difficile de le concevoir. Cela pourrait aussi refroidir les ardeurs d'autres formations. En voulant accélérer la promotion du football féminin, la FFF semble s'être un peu emmêlé les pinceaux. Si des modifications ne sont pas apportées, il y a des chances que cette réforme s'avère plus inutile que prévu. À quatre ans du Mondial en France, il serait peut-être temps de faire avancer ce sport dans le bon sens.

Par Lhadi Messaouden
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