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Fellaini : un couac vu de Belgique

Ce soir, Manchester reçoit le Bayern, soit la première étape d’un impossible défi. Un succès sauverait à lui seul une saison franchement pourrie pour les Red Devils. Mais l'important est ailleurs. Ce soir, à Old Trafford, Marouane Fellaini ne sera peut-être même pas titulaire. Un comble pour un type acheté à prix d’or l’été dernier.

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Arrivé à l’été 2013 avec l’étiquette du renouveau des Red Devils plantée dans le dos, Marouane Fellaini tarde aujourd’hui à convaincre le peuple de Manchester. Normal, un grand échalas d’1m94 ne pourra jamais faire oublier les 19 années de dévouement total d’un mec comme Paul Scholes. Parce qu’on ne devient par régisseur de Manchester comme on s’improvise tour de contrôle d’Everton. Simple et limpide. Tout l’inverse du jeu tout en cafouillages proposé par Fellaini depuis son arrivée à Manchester. Cantonné dans un rôle de milieu de terrain récupérateur qu’il n’avait connu qu’épisodiquement chez les Toffees de Liverpool, l’international belge (48 sélections/8 buts) doit aujourd’hui faire avec le même entraîneur, mais des consignes bien différentes. Hier target man ou second attaquant, Fellaini était surtout un homme de surface de réparation. Présent de l’une à l’autre pour y imposer son physique dans les tâches offensives ou défensives, Marouane alternait, mais ne s’embêtait que rarement dans le rond central.

« Fort dans les seize mètres »

Pourtant, en même temps qu’il quitte les bords de la Mersey sans Leigthon Baines, mais sous l’insistance de David Moyes et pour 40 millions d’euros dans les toutes dernières minutes du mercato d’été, Fellaini abandonne ce rôle de surdoué privilégié pour un titre plus ingrat de récupérateur forcené. Moins glamour, moins efficace surtout. En Belgique, le premier à tempérer le discours ambiant, c’est Georges Leekens, ancien sélectionneur de l’équipe nationale entre 2010 et 2012 : « Je crois que c’est une question de physionomie. Tu ne dois pas toujours avoir une course élégante pour avoir de l’efficacité et un certain réalisme.  » Il n’empêche, depuis son arrivée à Manchester, les statistiques de Fellaini parlent d’elles-mêmes : 21 matchs, zéro but et beaucoup de questions. Manu Ferrera, entraîneur adjoint du Fellaini époque cheveux courts et profil bas, entre 2006 et 2008 au Standard de Liège, se souvient des vraies spécificités du personnage. Celles qui faisaient sa force : « Sa qualité première, c’est sa présence dans les deux rectangles. Ça n’a jamais été un distributeur. Il est fort dans les seize mètres et c’est là qu’on gagne les matchs. C’est pour ça qu’Everton était venu le chercher pour 20 millions d’euros à l’époque. Si on l’emploie dans un autre rôle, je ne comprends pas bien pourquoi on met 40 millions.  » Un argumentaire chiffré imparable que seul David Moyes semble aujourd’hui capable de remettre en question. Aligner Marouane aux côtés de Cleverley, Carrick ou plus récemment Fletcher, c’est aligner Marouane derrière quatre joueurs à vocation plus offensive et donc forcément brider une partie de ses allants. Guy Vandersmissen, 370 matchs avec le Standard de Liège dans les années 1980 et aujourd’hui manager respecté dans le petit monde du football belge, a lui aussi son avis sur la question : « Fellaini, c’est plus le physique que la technique, et ça, à Manchester, ce n’est pas trop l’esprit. Les supporters étaient déjà sceptiques avant même de le voir jouer.  »

« Des kilomètres pour être performant »

Alors pourquoi ? Pourquoi débourser 40 millions d’euros pour un joueur dont les qualités sont connues de tous et ne correspondent manifestement pas aux besoins du club ? Georges Leekens, grand fan du jeu tout en puissance de Fellaini, n’abonde pas dans ce sens : « C’est un transfert très cher, c’est vrai. Mais heureusement pour lui, Mata a coûté encore un peu plus cher. Pour moi, c’est normal, ce qu’il se passe. Il a joué 10, deuxième demi-défensif, mais ne t’inquiète pas, il sait tout faire. Il a ses qualités techniques et physiques, et surtout, c’est un immense gagneur. » Pour Leekens, cela ne fait aucun doute, Fellaini finira par s’imposer. Et plus que la période d’adaptation normale que ce vagabond du football moderne ne connaît que trop bien – « celle-ci durera entre six mois et un an, mais c’est tout à fait normal » - c’est de la compréhension que demande le tout fraîchement nommé entraîneur de la Tunisie : « Son adaptation n’est pas évidente, mais l’équilibre du club n’arrange rien. Marouane, ça reste une question de temps avant qu’il ne s’impose parce que c’est un bosseur. Et puis, en plus de ses blessures, c’est un joueur qui a besoin de kilomètres pour être performant. » Courir pour convaincre, Fellaini ne va pas devoir s’économiser s’il veut profiter des quelques semaines de compétition restantes pour transformer une saison déjà ratée en envolée réussie pour le Mondial brésilien.

« Pour un Eden Hazard, il faut au moins un Marouane »


Le Brésil, Igor de Camargo connaît. À l’époque où Fellaini éclot du côté de Sclessin, l’attaquant carioca - aujourd’hui international belge par intermittence - vient d’arriver en principauté liégeoise. Pour lui, la concurrence actuelle chez les Diables rouges n’octroie pas à Big Mo un statut d’incontournable dans l’effectif de Marc Wilmots en vue de la Coupe du monde : « Derrière les attaquants, il a un rôle important. Pour imposer son physique. Dans l’axe, en numéro 8 ou 10. Mais pas pour créer le jeu, pour le faire tourner.  » Une défense que Georges Leekens serait plus tenté d’interpréter comme un appel à la titularisation : « Qui a des doutes là-dessus ? Moi, je n’en ai jamais eu. Je l’admire comme être humain et comme joueur. On ne peut jamais avoir de doute sur Marouane. Il redonne tellement à l’équipe. Je connais Marc Wilmots. Witsel et lui sont des certitudes. En Belgique, on a créé un groupe de 23 très concurrentiel. Mais quand il n’est pas blessé et qu’il se sent bien, il aura toujours sa place. C’est important de ne pas avoir que des finisseurs, mais aussi des hommes avec du volume. Pour un Eden Hazard, il faut au moins un Marouane.  »

On l’a compris, si Georges Leekens n’avait pas claqué la porte des Diables rouges en mai 2012, Fellaini n’aurait aucune crainte à avoir pour sa place. Le hic, c’est qu’entre-temps, Marouane est parti à United et que Marc Wilmots s’est imposé avec ses choix et ses idées à la tête des Diables. Des choix qui ne font pas toujours de Fellaini un titulaire indiscutable. Pas grave, il reste encore deux gros mois à Fellaini pour faire taire ses détracteurs. « Heureusement pour lui, la Coupe du monde ne commence pas demain » , rajoute Vandersmissen. « La préparation sera importante. Les matchs amicaux aussi. Il y a assez de temps pour qu’il montre ses qualités indépendamment de Manchester. Mais c’est vrai, Marouane n’est aujourd’hui pas sûr de jouer. » Un non-sens pour Leekens. En même temps, celui-ci confesse sa mauvaise foi maladive : « Je travaille toujours sur la qualité. Je ne parle jamais des défauts. Une question de confiance. »

Par Martin Grimberghs
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