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Une Betis sans nom ?

Le mot courait depuis près d'une semaine, c'est désormais officiel, à une visite médicale près : Nabil Fekir va rejoindre le Betis Séville pour une trentaine de millions d'euros. Un choix surprenant, que certains jugent indigne du talent du bonhomme. Ceux-là ne connaissent pas le principe de reculer pour mieux sauter.

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Quelle magnifique saison pour Nabil Fekir ! Malgré son relatif faible temps de jeu derrière le trio Salah-Mané-Firmino, l’ancien Lyonnais peut se targuer d’avoir participé à l’une des plus belles saisons de l’histoire de Liverpool. Une course acharnée en championnat échouée à une seconde place record, certes, mais saupoudrée d’une Ligue des champions dont la réplique miniature sera du plus bel effet aux côtés de sa réduction de Coupe du monde. On doutait de lui, de son physique, de son genou, de son niveau d’anglais, de tout, de l’état de ses chaussures à la qualité de la laine de ses caleçons.


Or voilà, transféré chez les Reds pour 60 millions d’euros plus 7 de bonus en juillet dernier, signant par ailleurs la plus grosse vente de l’histoire de l’OL, Fekir a fermé des bouches. Pas toutes, pas encore, ce serait trop facile. Mais à 27 ans – il les a fêtés le 18 juillet dernier –, le bonhomme est au pic de sa carrière tout en étant couvé par Jürgen Klopp, un type à l’école de qui l’on aurait vite tendance à se croire dans une classe Montessori de la pratique du foot. Pari gagnant !

Comme un petit frère édenté

On crève la bulle : le 3 juillet dernier, Yesterday est sorti au cinéma. Sympathique sans être le film de l’année (allez voir Parasite), il raconte l’histoire d’un musicien se réveillant d’un coma en étant le seul à se souvenir du groupe Oasis, de la cigarette, du Coca-Cola et, surtout, des Beatles. L’uchronie parfaite : celle où l’histoire est réécrite à partir de la modification d’un évènement passé, comme le délicieux Jean-Philippe avec Johnny Hallyday et Fabrice Luchini. L’introduction précédente, ainsi, en fait partie. Et si Nabil Fekir avait bien passé sa visite médicale avec succès ? Et si le médecin de Liverpool était aveugle ? Et si ma mère en avait deux ? « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » , disait Pascal dans ses Pensées. Dieu seul sait ce qui virevolte dans celles de Nabil Fekir à l’heure actuelle, mais probable que l’idée de relancer sa carrière en occupe la ligne de front façon phalange hoplitique. Et voilà donc Séville. Un prétendant débarqué en surprise et à l’évocation duquel beaucoup ont commencé par se féliciter avant de se raviser, comme s’ils se rendaient compte qu’il ne s’agissait « que » du petit cousin moche des Blanquirrojos, le Betis.



Le choix, il est vrai, à de quoi surprendre. D’un point de vue strictement comptable, c’est une régression sportive, déjà. Malgré un parcours honorable en Ligue Europa l’année dernière (stoppé par Rennes), le Betis ne disputera l’an prochain aucune compétition européenne, après une saison 2019 échouée à la dixième place de Liga (à trois unités de la septième place, qualificative). Et ne représente dernièrement pas grand-chose de plus qu'un laboratoire à idées, comptabilisant en 102 ans d’existence un championnat d’Espagne, deux Coupes d’Espagne et sept Championnats de D2. Par honnêteté d’esprit, il convient à ce stade de rappeler que tout aussi « Messi » qu’il ait été décrit par Jean-Michel Aulas, Nabil Fekir ne compte également à 26 ans aucun titre en club à son palmarès, n’ayant remporté à ce jour que le Mondial. Alors, pourquoi partir, si ce n’est pour les trophées ? Liste non exhaustive : pour le cadre de vie. Pour le soleil. Pour tester une nouvelle bouffe. Pour l’aventure. Pour repartir de zéro à un autre endroit de la planète. Pour grandir en tant qu’humain. Pour y gagner plus d’argent, aussi, le bonhomme devant a priori doubler son salaire annuel (de 3,6M à 7M). Pour reculer pour mieux sauter. On dit ici et là qu’Éric Abidal aurait conseillé au Lyonnais de signer en Espagne pour ensuite rejoindre le Barça dans un an.

Départ d'une figure

L’une des principales inconnues de l’histoire est de savoir quelle tronche aura le Betis de l’an prochain. Le maître tacticien Quique Sétien ayant quitté le navire, Lo Celso devant, d’ici un mois, faire de même, les deux atouts principaux de l’équipe qui épatait l’Espagne sont donc partis. Et malgré la bonne saison de Rubi l’an passé avec l’Espanyol, les rabat-joies auraient raison d’affirmer que le coach actuel de l’équipe ne compte bien qu’une seule expérience positive dans sa carrière. L’avantage, c’est que le Nabilon devrait récupérer dans l’opération une place de n°10, celle où il sera le plus libre et que peu de clubs intéressés, comme Naples ou l’AC Milan, pouvaient lui promettre.


Côté joueur, on peut donc dire que le pari est à peu de risques, le bonhomme étant destiné à briller s’il retrouve une condition physique. Il ne l’est pas non plus pour le club, qui est pratiquement sûr de revendre à profit dans quelques années un type acheté 24M d’euros à un an de la fin de son contrat, plus une dizaine d’autres en bonus. Enfin, Lyon s’est assuré de ne pas se mordre les doigts en ajoutant une clause de pourcentage à la revente de 20% en cas de futur transfert. Alors, et si tout le monde était gagnant dans l’affaire ? Même le petit frère, Yassin, s’est trouvé un point de chute dans l’opération. Enfin, ça, c’est si Nabil passe la dernière étape le séparant de l’Espagne. Ce lundi après-midi, il se teste en visite médicale.

Par Théo Denmat
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