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Farnerud : « Moutinho ne brille pas, il fait briller les autres »

Désormais consultant pour la télévision suédoise, l'élégant milieu de terrain revient sur ses deux amours françaises : l'AS Monaco et le Racing Club de Strasbourg.

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Vous vous souvenez des circonstances de votre arrivée à Monaco, en 1998 ?
Bien sûr. Moi, j'avais presque décidé à 100% d'aller à Göteborg, club pour lequel j'ai joué à la fin de ma carrière. Et puis l'Ajax Amsterdam et Monaco se sont intéressés à moi. Avec mon agent et mon père, on est d'abord partis voir un match de l'Ajax pour parler avec le club, le coach... Et le lendemain, on est allés à Monaco, on a vu le président, les recruteurs qui étaient venus me superviser en Suède, Tigana... Et j'ai choisi Monaco. On ne connaissait pas trop Monaco en Suède, mais ils venaient de faire un beau parcours en Ligue des champions (demi-finale, saison 1997-1998, ndlr). Et puis c'était juste après la Coupe du monde, donc on avait entendu parler de quelques joueurs de Monaco.

Vous avez connu trois bons coachs français à l'ASM : Tigana, Puel et Deschamps. Lequel vous a le plus marqué ?
Avec Tigana, je n'ai pas beaucoup travaillé parce qu'il est parti quelques mois après mon arrivée. Claude a pris le relais. Il cherchait des solutions, car il avait beaucoup de joueurs offensifs et c'était compliqué de faire jouer tout le monde en même temps. Au début, on prenait beaucoup de buts, mais il a su trouver la bonne formule et on a gagné le titre. C'est vraiment le coach qui m'a formé, qui a fait évoluer mon poste. Avant, je jouais numéro 10. Il m'a fait descendre d'un cran pour être plutôt relayeur. J'ai beaucoup aimé travailler avec lui. Il m'a donné ma chance et fait confiance en me faisant jouer de plus en plus, même si on avait une super équipe avec de grands joueurs au milieu de terrain : Gallardo, Giuly, Lamouchi, Da Costa, Djetou, Legwinski... J'ai beaucoup aimé jouer avec Marco Simone. Je le cherchais souvent sur le terrain, il avait toujours envie d'avoir le ballon, il savait tout faire. J'ai trouvé ça un peu injuste de faire partir Puel, même si la saison après le titre était mitigée. Mais je pense que les dirigeants avaient très envie d'accrocher Deschamps. Avec Deschamps, c'était bien aussi, même s'il a eu du mal au début. Ce n'était pas facile de passer de joueur à entraîneur en seulement quelques semaines, mais on voyait déjà qu'il allait devenir un grand entraîneur. Deschamps avait aussi plus ou moins la même position que moi sur le terrain, donc il me donnait beaucoup de conseils, de petits détails dans le jeu, que j'ai suivis durant toute ma carrière.

Mais il était moins technique que vous !
Oui, peut-être un petit peu, je suis d'accord. (Rires.)

Diony, un neuf dans le dur

« C'est en 2000 qu'il y a eu les événements à Marseille, non ? Avec les bagarres... Je m'en souviens très bien parce qu'Iván de la Peña m'avait mis un coup de coude. »

Il y a un souvenir en particulier qui vous revient du titre de l'an 2000 avec Puel ?
C'est cette année-là qu'il y a eu les événements à Marseille, non ? Avec les bagarres... Je m'en souviens très bien parce qu'Iván de la Peña m'avait mis un coup de coude. C'était très chaud ce match et ces derbys à l'époque. C'était impressionnant pour moi qui n'avais que 19 ans. Après, évidemment, le match du titre contre Nancy à domicile. J'entre, je fais la passe à Marco et Pršo égalise à la dernière minute. C'était fort comme moment. Malheureusement, la dynamique de l'équipe a été un peu cassée parce que plusieurs joueurs sont partis au mercato. On arrivait peut-être moins bien à les remplacer qu'aujourd'hui. Les deux saisons suivantes ont été compliquées. Quand je suis revenu de Strasbourg en 2004, on avait fait une campagne de Ligue des champions pas mal. On avait terminé premiers du groupe devant Liverpool qui est allé au bout cette année-là. J'ai beaucoup de bons souvenirs à Monaco. Je suis arrivé comme un garçon et je suis reparti comme un homme. C'est le club qui m'a le plus marqué dans ma carrière. C'était familial, on pouvait progresser tranquillement tout en côtoyant de très grands joueurs.


En 2003, vous avez été prêté à Strasbourg où vous avez fait une bonne saison. Mais, avec le recul, vous n'avez pas un petit regret de ne pas avoir été de ce Monaco qui est allé en finale de Ligue des champions ?
Bien sûr, forcément... Quand je regardais les matchs à la télé à Strasbourg, c'était un peu dur. Mais j'avais besoin de partir pour jouer, retrouver le plaisir, me sentir important dans une équipe pour m'installer en sélection nationale. J'ai passé une super saison à Strasbourg. Sans doute que j'aurais eu un peu de temps de jeu à Monaco parce que l'effectif était un peu juste en quantité, mais on ne sait jamais ce qu'il peut se passer avant une saison. Si on compare avec l'équipe qu'ils ont depuis deux, trois ans, il n'y a pas photo. Aujourd'hui, il y a plus de joueurs capables de jouer à haut niveau. Mais j'ai été très heureux à Strasbourg, un club avec une histoire, une âme, un beau public. Et puis mon frère avait failli signer à Marseille et est finalement venu à Strasbourg. C'est grâce à lui et peut-être un peu à cause de lui que je suis retourné à Strasbourg ensuite, même si j'avais d'autres offres. J'aurais pu prolonger à Monaco, je me suis peut-être un peu précipité dans ma décision, avec le recul. On est descendus, même si on avait une bonne équipe, avec des joueurs qui ont fait de belles carrières ensuite.

« Je suis arrivé à Monaco comme un garçon et je suis reparti comme un homme. »

Ensuite, vous êtes allé au Sporting Portugal et vous avez côtoyé un joueur qui joue aujourd'hui pour Monaco : João Moutinho.
Il était tout jeune, mais il était déjà capitaine ! Je voulais découvrir un nouveau championnat, une autre mentalité. Malheureusement, je me suis blessé au début et j'ai eu du mal à gagner ma place à cause de João Moutinho justement, qui était le chouchou du public, du club, du coach. Il était déjà très fort, ce n'était pas facile pour moi. C'était l'idole jusqu'à ce qu'il parte à Porto. C'était un peu le même style de joueur que moi. C'est moi qui lui ai tout appris ! (Rires.) Quand on a une équipe comme le Monaco de l'année dernière avec des joueurs attirés par l'offensive, c'est super important d'avoir un joueur comme Moutinho qui sait faire jouer l'équipe. Il ne brille pas, il fait briller les autres. Il temporise le jeu, permet de trouver un équilibre. Il n'est peut-être pas assez apprécié aux yeux des Français. Il a l'expérience, le caractère, l'état d'esprit. Il peut être sur le banc pour un match, on sait qu'on pourra compter sur lui au prochain. La mentalité et l'envie de bien faire de joueurs comme Moutinho et Falcao, ça transmet quelque chose au sein de l'équipe. Parfois, vous avez des stars qui créent plus de problèmes qu'autre chose à l'équipe. Eux, c'est le contraire.


Monaco a plutôt bien débuté sa saison. Vous pensez qu'ils vont encore avoir leur mot à dire en championnat et en Ligue des champions ?
Je pense qu'ils sont favoris dans leur groupe de Ligue des champions, ils ont leurs chances de passer. Après, rééditer un tel parcours européen, c'est difficile, évidemment. En revanche, en championnat, je suis sûr qu'ils finiront dans les trois premiers. Tout ce qui est fait à Monaco depuis un moment est très réfléchi. Ils ont bien réinvesti l'argent de James, Carrasco, Martial, Kondogbia, Kurzawa... Ils ne font pas n'importe quoi, contrairement à d'autres « nouveaux riches » . Ça peut être frustrant pour les supporters, mais il faut l'accepter. La Ligue 1 fait un peu moins rêver que l'Angleterre et l'Espagne. Et le modèle actuel respecte l'histoire de Monaco, qui a toujours formé des joueurs pour les très grands clubs. Et tous les joueurs qui ont grandi avec ce club lui seront reconnaissants pour toujours. À mon époque, c'était plus ou moins la même façon de penser, avec des joueurs comme Trezeguet, Márquez, Christanval, Abidal... Aujourd'hui, il y a plus d'outils pour exploiter ce modèle, le football a changé. Quand les joueurs partent, les remplaçants sont déjà là. Ils ne sont pas aussi forts, mais ils le deviendront peut-être.


« Pour moi, l'année dernière, ce n'était que du bonheur entre le titre de Monaco et la montée de Strasbourg. »

Quel joueur de Monaco vous plaisait particulièrement la saison passée ?
Mbappé, forcément. Cette faculté à faire pratiquement toujours les bons choix à un si haut niveau pour un joueur aussi jeune... C'est impressionnant. Je ne parle même pas de ses buts, mais de sa façon d'être sur le terrain, de sa compréhension du football. Tout l'équipe était belle. Bernardo Silva, les latéraux, Fabinho, Lemar, Subašić... Glik ! Je le voyais au Torino parce qu'il jouait avec mon frère. C'était un capitaine costaud, dur, fort dans les duels, le jeu de tête... Mais je trouvais qu'il avait un peu de mal avec le ballon en Italie. Il a vraiment progressé techniquement à Monaco.

J'imagine que ça a dû vous faire plaisir de voir Strasbourg retrouver la Ligue 1 ?
Bien sûr ! Pour moi, l'année dernière, ce n'était que du bonheur entre le titre de Monaco et la montée de Strasbourg. Le club méritait de retrouver l'élite. Je pense que ce ne va pas être facile pour Monaco, après la défaite à Nice, le match compliqué à Leipzig et les quelques joueurs blessés. Ils vont sans doute gagner, mais ça ne va pas être une victoire large comme on a l'habitude d'en voir depuis un moment. C'est important pour eux de rebondir. Ça va être l'occasion pour les joueurs qui n'ont pas eu beaucoup de temps de jeu de montrer leur valeur. On va regarder le match avec mon fils né à Strasbourg. Il aime bien le foot, il est content que le club soit monté en Ligue 1, même s'il est davantage supporter de Monaco, forcément.

Et vous, il y a un club qui vous faisait rêver plus jeune ?
J'adorais le Barça de l'époque Romário, Laudrup, Stoitchkov, Koeman... J'avais dix ou douze ans. Depuis, je suis resté avec le Barça. Et c'est pas mal. (Rires.)




Propos recueillis par Christophe Depincé
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La sixième journée de Ligue 1, c'est bieng




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