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Fabio Quartararo : « Sur les circuits, j’ai toujours un ballon de foot »

À tout juste 21 ans, Fabio Quartararo est le petit génie de la moto française. Sacré meilleur débutant en MotoGP la saison dernière, le Français enchaîne les records de précocité. Il a d'ailleurs démarré sa saison 2020 sur les chapeaux de roues, en empochant deux succès sur les deux premiers Grands Prix de l'année, devenant le premier tricolore à accomplir pareil exploit. Leader du championnat du monde, El Diablo est également un féru de ballon rond sous son casque.

Salut Fabio. Alors, cette célébration Mbappé, ça t'est venu comment ?
Dans le dernier tour, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire comme célébration. Kylian s’était blessé deux jours avant le Grand Prix donc je me suis dit que j’allais lui faire une petite dédicace en passant la ligne à sa manière. C’est un joueur que j’adore donc je suis super content d’avoir pu recevoir un message de félicitations de sa part ensuite.

Tu le connais personnellement ?
Non, on a juste échangé quelques messages après la course. Je n’ai jamais eu la chance de le rencontrer, mais j’espère qu’on va pouvoir se connaître un jour ou l’autre.

Raconte-nous un peu ta relation avec le football.
Ça fait trois ou quatre ans que je suis à fond dedans. Avant, j’avais un rapport plus éloigné avec ce sport, je ne regardais que les gros matchs. Désormais, je regarde le plus de rencontres possibles, et je vais au stade dès que j’en ai l’occasion. J’ai aussi pu connaître quelques joueurs… Même sur les circuits, j’ai toujours un ballon de foot pour jouer avec mon meilleur ami. C’est un peu bizarre d’avoir développé cette passion sur le tard finalement.


Tu pratiques un peu ?
C’est quelque chose que j’adore, mais je n’ai pas trop le droit d’y jouer. On sait très bien qu’il est facile de se blesser… Après, quand j’ai une opportunité ou que j’ai trois semaines de pause, je vais souvent faire du foot à cinq. Je ne suis pas très bon, j’ai simplement quelques bases, mais le plus important c’est de s’amuser. (Rires.)

Quel type de joueur tu es ?
Comme j’ai beaucoup de cardio, je ne fais que courir. Je fais les allers-retours et pas mal d’appels. J’aime bien jouer au milieu ou en attaque, pas vraiment en défense.

« J’ai fait entre six mois et un an dans un tout petit club quand j’étais enfant. J’étais un petit peu enrobé, donc c’était pour me faire courir et pour me dire "Allez maigris !" » .

Contrairement à ton grand frère, tu n’as jamais joué en club quand tu étais jeune. Tu n’en as jamais eu envie ?
En réalité, j’ai fait entre six mois et un an dans un tout petit club quand j’étais enfant. J’étais un petit peu enrobé, donc c’était pour me faire courir et pour me dire « Allez maigris ! » . (Rires.) Je n’avais pas vraiment accroché, et encore une fois, je n’étais pas top. À l’âge de sept ou huit ans, j’avais beaucoup plus de qualités sur une moto que sur un terrain de foot, donc le choix a été vite fait.


Tu supportes une équipe en particulier ?
Pas vraiment, je marche plutôt à l’affectif avec les joueurs. Je connais Neymar, donc je le suis beaucoup avec Paris. En Italie, j’adore la Juventus puisque j’ai pu rencontrer certains joueurs également. En Espagne, je n’ai pas forcément de club en particulier, mais après ma victoire, j’ai eu un petit cadeau d’Antoine Griezmann. Il m’a offert son maillot dédicacé. On va peut-être devenir fan du Barça du coup. (Rires.)

Comment tu as pu connaître Neymar ? C'était lors de cette soirée avec lui et Lewis Hamilton ?
En fait, c’étaient deux soirées différentes. Neymar m’avait d’abord invité à une soirée à Londres, mais j’étais sur un circuit. J’ai pu aller le voir au Parc des Princes pour me rattraper. Il m’avait invité dans sa loge pour un match de Ligue des champions, et on a pu sortir ensuite un peu le soir. Hamilton, je l’ai rencontré à Abu Dhabi une autre fois. C’est toujours spécial de rencontrer des modèles pareils.

« Neymar m’avait invité dans sa loge pour un match de Ligue des champions, et on a pu sortir ensuite un peu le soir. »

Neymar, c’est devenu un pote du coup ?
Disons que je l’ai vu quatre ou cinq fois. C’est un mec super cool, très simple et super gentil avec moi. Il m’a envoyé un petit message après ma première victoire. On a une très bonne relation.

Il suit la moto ?
De loin. Ce sont plutôt ses amis qui suivent ça. On va essayer de lui faire kiffer un peu plus la moto.



En-dehors de Mbappé et Neymar, tu suis beaucoup de footballeurs sur Instagram, comme Memphis Depay ou Lucas Vázquez, qui te suivent en retour. Tu as l’air d’en connaître vraiment pas mal ?
Je ne les connais pas forcément tous personnellement. Memphis par exemple, j’ai simplement discuté avec lui par message après sa rupture des croisés. Les joueurs que je connais vraiment, ce sont surtout Neymar et ceux de la Juve. J’ai même fait un échange maillot-casque avec Dybala. Maintenant, je veux faire ça avec Cristiano dans les prochains mois. (Rires.)

« Pour trouver de la motivation avant de partir en moto, je regarde une vidéo de CR7, lorsqu’il vient de perdre 2-0 avec la Juventus sur la pelouse de l’Atlético. »

À ce propos, tu disais dans une interview que tu voulais t’inspirer de Ronaldo sur sa longévité et son hygiène de vie.
C’est un modèle. Pour trouver de la motivation avant de partir en moto, je regarde une vidéo de lui, lorsqu’il vient de perdre 2-0 avec la Juventus sur la pelouse de l’Atlético. Il s’énerve un peu et dit aux journalistes qu’il a gagné cinq Ligues des champions et eux zéro. On voyait la rage qu’il avait en lui. Au retour, il claque un triplé pour qualifier son équipe. C’est juste énorme. Le mec travaille super dur, il est toujours là dans les grands moments. C’est un vrai exemple pour tous les athlètes.



Parmi les joueurs que tu connais, il y en a qui sont particulièrement fans de motos ?
Je pense qu’Adrien Rabiot est celui qui s’y connaît le mieux. Il m’a avoué qu’il suivait plus la Formule 1 que la moto, mais il s’intéresse beaucoup aux sports mécaniques en général. Dybala aime ça aussi.


Quel joueur tu aurais envie de voir sur une moto ?
J’aimerais bien voir Rabiot justement. Il a certainement déjà eu des sensations en voiture, mais en moto c’est très différent. On est sur deux roues, la moto penche des deux côtés, la vitesse est énorme… Il faudrait lui faire tester.

Sur une moto, est-ce que tu peux t’inspirer de certains joueurs de foot, sur l’aspect mental notamment ?
Complètement. Par exemple, dans la faculté que les grands joueurs ont à garder leur calme sur les terrains. Parfois, ils sont insultés par tout un stade mais ils restent tranquilles. Et ça sur une moto, c’est super important. Certes, il n’y a pas de supporters qui insultent mais ça reste quelque chose de primordial. Moi-même, j’ai dû aller voir un psychologue pour m’aider à me calmer. De manière générale, j’estime qu’on peut apprendre quelque chose de chaque sportif.


Et sur le plan physique ou sur les méthodes d’entraînement ?
Là, c’est un peu différent. On ne bosse pas sur les mêmes muscles. Un footballeur va plutôt travailler la partie basse de son corps, là où un pilote de moto va bosser la partie haute, qui est plus importante. L’énorme point commun entre les deux sports, c’est le cardio. Au foot, les joueurs ne s’arrêtent jamais. Sur une moto c’est pareil, on n’a pas le temps de se reposer.

« L’énorme point commun entre les deux sports, c’est le cardio. Au foot, les joueurs ne s’arrêtent jamais. Sur une moto c’est pareil, on n’a pas le temps de se reposer. »

C’est vrai que les gens ne se rendent pas forcément compte, mais courir en MotoGP, c’est ultra physique…
Sur les deux dernières semaines qu’on a eues en Espagne, il faisait une chaleur impressionnante. Il s'agissait certainement des courses les plus physiques depuis le début de ma carrière. J’ai perdu plus de trois kilos en seulement 45 minutes. Normalement, on perd environ un kilo et demi ou deux kilos d’eau. Quand on passe de 350 km/h à 80km/h en trois ou quatre secondes, ça fait mal aux bras, au cou, aux jambes… On fait des changements de direction, des virages, des freinages avec une moto de 165 kilos. On imagine que ce n’est pas physique, mais ça l’est énormément.

C’est quoi le plus dur : prendre un virage à 100 km/h penché à 70° et enchaîner sur une ligne droite à 350 km/h ou tirer un penalty en finale de Ligue des champions devant 80 000 personnes ?
(Rires.) Pour le péno, je n’ai jamais eu l’opportunité de le faire, donc je ne sais pas trop. Physiquement, c’est plus dur sur la moto. Mais la pression est tellement plus grande sur un penalty en C1 que j’imagine ça plus compliqué.

Tu as hâte de retourner au stade ?
Quand les stades vont rouvrir, je vais m’y précipiter. Avec la Covid-19, je prends le maximum de précautions : je ne sors pas, je ne vois personne. Je croise les doigts, mais dès que tout ça sera fini, j’irai au stade directement.

Ce qui est bien, c’est que tu vas être invité partout désormais.
C’est effectivement un point positif, je te l’accorde. (Rires.)

Propos recueillis par Félix Barbé
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