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The Highlander Quagliarella

L'attaquant de la Samp est en train de vivre la saison la plus exceptionnelle de sa longue carrière, alors qu'il a planté ce week-end pour son onzième match d’affilée en Serie A. Le tout à 35 piges passées. Alors, Fabio Quagliarella est-il immortel ? Les tifosi blucerchiati ont envie de penser que oui.

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Ça devrait être une souffrance. Une épreuve. Voilà près de vingt ans que Fabio Quagliarella squatte les surfaces de réparation italiennes et, après tant de saisons à batailler dans l'élite, sa vieille carcasse pourrait logiquement lui demander de lever le pied. De fait, il y a quelque chose d'irrationnel à voir un type qui n'a pendant longtemps jamais dépassé la barre des quinze pions en Serie A trôner tout en haut du classement des buteurs du championnat avec seize banderilles au compteur. Mais la fin de carrière du numéro 27 de la Samp ne ressemble ni à un chemin de croix, ni à une lente dégringolade. Mieux : à 35 ans passés, Fabio Quagliarella semble démontrer que son football a l’air d'être à peu près aussi increvable que ce bon vieux Duncan McLeod.

Naples, ce beau rêve souillé


Il en a pourtant fallu, du temps, à l'attaquant de la Samp pour atteindre ce qui ressemble à son apogée. Peut-être parce que les circonstances qui ont accompagné sa carrière ne lui ont jamais permis de donner le meilleur de lui-même. Avec notamment une cassure psychologique majeure, qui l'a sans doute diminué pendant de longues années. En 2009, Fabio, natif de Castellammare di Stabia (ville proche de Naples), réalise le rêve de sa vie en signant au Napoli. Là, il fait la rencontre de Raffaele Piccolo, un inspecteur de la police qui l'aide à résoudre un problème lié au piratage de son compte MSN Messenger. Le policier en profite surtout pour se rapprocher du joueur et bouleverser sa vie. Piccolo entame un harcèlement constant, allant jusqu'à envoyer des lettres anonymes à Quagliarella en le menaçant de rendre publics les liens présumés entre le joueur et la Camorra ainsi que des histoires de pédophilie dans lesquelles le Napolitain aurait été impliqué.


Si tout est évidemment faux, l'idylle napolitaine vire au cauchemar et le joueur doit dire ciao à la ville du Vésuve après une petite saison pour signer à la Juventus. De quoi le faire passer pour un traître sans honneur aux yeux des tifosi azzurri. Fabio ne confiera les vraies raisons de son départ pour le Piémont que bien des années plus tard : « On m'a menacé anonymement pendant cinq ans... Vous ne pouvez pas imaginer la tension à la maison... Le harceleur, en tant que policier, était régulièrement chez moi et il dirigeait tout. Il nous a demandé de prendre les empreintes digitales de certaines personnes sans cesser de répéter : "Nous y sommes, on va l'attraper..." En fin de compte, mon père a tout compris. Il s'est rendu compte que les autorités n'avaient jamais eu de plaintes de notre part, car le harceleur les gardait toutes pour lui. »

Résurrection


Le tourmenteur de Fabio sera finalement condamné en 2017. Entre-temps, l'attaquant se reconstruit comme il peut, loin de Naples, et s'affirme comme l'un des techniciens les plus raffinés de la Serie A. Sans jamais faire exploser les compteurs non plus, alors qu'il réalise sa meilleure saison sur le plan statistique au Torino en 2015 (34 matchs, treize buts). Il faut attendre sa signature à la Sampdoria en 2016 pour le voir définitivement prendre une autre dimension. Là, il retrouve Marco Giampaolo, un Mister pas tout à fait comme les autres, tenant d'un jeu offensif, mobile, axé sur la possession et la mise en place d'un collectif capable de bouger le bloc adverse en peu de touches de balle. Un football qui ressemble à celui de Maurizio Sarri dont Giampaolo revendique un style proche, lui qui avait pris la succession de l'actuel entraîneur de Chelsea sur le banc d'Empoli en 2015-2016 : « J'ai récolté les principes semés par Sarri. Après tout, ce sont aussi mes propres principes. »

L'apothéose


Des principes qui accrochent sans surprise avec le style de jeu de Quagliarella. Giampaolo veut un football créatif ? Ça tombe bien, Don Fabio est un pur fantasista, aussi à l'aise à la finition qu'à la construction des actions. Sur le pré, son Mister le laisse ainsi jouir d'une vraie liberté de mouvement qui lui permet de combiner régulièrement avec le meneur de jeu du 4-3-1-2 de Giampaolo (le plus souvent l'Uruguayen Gastón Ramírez, parfois l'Italien Riccardo Saponara). Si bien qu'après avoir planté 19 pions en Serie A lors de l'exercice 2017-2018, Quagliarella en est déjà à seize cette saison. Sa dernière prestation face à l'Udinese atteste de son influence sur le jeu des siens : l'Italien a transformé deux penaltys, participé à l'action du troisième but inscrit par les Sampdoriani et enfin délivré une passe décisive à Manolo Gabbiadini.

Vidéo

Bilan : l'ex-Napolitain a planté lors de ses onze derniers matchs de Serie A. Un exploit que seul Gabriel Batistuta avait réussi avant lui, sous le maillot de la Fiorentina. « Rien que le nom de Batistuta me donne des frissons, s'émouvait Quagliarella à la fin du match. C'est difficile pour moi d'imaginer tout ça... » Tout est bien vrai, pourtant. Ses quasi 36 piges, ses seize buts et ses six passes décisives. Et cette sensation qu'entre Don Fabio et le Calcio, l'histoire est peut-être loin, très loin, d'arriver à son terme.

Par Adrien Candau Tous propos issus de Sky Sports et La Gazzetta dello Sport
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