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Ezzeldin Bahader : « J'ai 75 ans, mais j'ai l'impression d'en avoir 50 de moins »

Né le 3 novembre 1945, Ezzeldin Bahader a signé son tout premier contrat professionnel le 22 janvier 2020 au "6 October", un club de D3 égyptienne. À 75 ans, donc ! Moins de deux mois plus tard, il dispute son tout premier match officiel face à l'équipe de Genius et, comme la vie est bien faite, il profite de l'occasion pour inscrire sur penalty l'unique but de son équipe (1-1). Cet ingénieur qui a toujours rêvé de devenir footballeur professionnel est en train de retrouver une seconde jeunesse. Interview "tu ne me parles pas d'âge" avec le grand-père le plus cool du monde.

Tu vis actuellement en Égypte, au Caire. Comment fais-tu face à cette crise sanitaire du coronavirus ?
« J’ai la chance de pouvoir bénéficier d’un jardin chez moi et je m’entraîne quotidiennement avec mes petits-fils en travaillant mes frappes, mes contrôles. J'ai construit moi-même mon propre terrain d'entraînement dans le désert du Caire. »
Mes six petits-fils font très attention à moi. Il est clair que compte tenu de mon âge, je dois faire très attention, à ma manière de consommer, je réapprends à vivre en quelque sorte. Mais bien sûr, je n’oublie absolument pas ma passion première, le football. J’ai la chance de pouvoir bénéficier d’un jardin chez moi et je m’entraîne quotidiennement avec mes petits-fils en travaillant mes frappes, mes contrôles. J'ai construit moi-même mon propre terrain d'entraînement dans le désert du Caire. Nous avons également une petite ferme et une salle de sport pour pratiquer de l'exercice physique.





Dans la vie active, tu es ingénieur, spécialisé en génie civil. Tu as donc passé la plus grande partie de ta vie à construire des bâtiments et autres édifices ?
C’est ça, ce sont deux chapitres de ma vie qui n’ont strictement rien à voir, même si le point commun entre les deux, c’est d’avoir un mental en titane et d’être force de proposition au quotidien. En génie civil, j’étais vraiment au four et au moulin si je puis dire, je ne sais plus combien de carnets j’ai dû griffonner de schémas, de maquettes que j’ai pu conceptualiser... Des routes, des pistes cyclables, des tunnels... Voilà ce que j’ai pu faire concrètement, ça nécessite beaucoup de communication mine de rien, chacun doit se répartir les tâches. Comme au foot, finalement !

Comment arrives-tu à retranscrire sur le terrain ce que t’a donné cette formation de génie civil ?
Très bonne question ! Eh bien déjà, on en ressort grandi en ayant acquis un rôle de leader. Que cela soit sur un terrain ou sur un chantier, il y a beaucoup de décisions qui ne sont pas facile à prendre. Avec mon vécu, je peux me permettre de donner certains conseils dans le vestiaire, par exemple sur la manière d'aborder un match. Il y a une part de stratégie également, sur la vision du jeu, la manière de se placer sur le terrain...

Ici en France, tous les commerces dits « non indispensables » à la vie de la nation sont fermés. Peux-tu nous faire un point sur la situation en Égypte ?
Chez nous, la situation est comparable, les restaurants, les boîtes de nuit, les écoles sont fermés. Certes, le nombre de victimes et de cas est loin d’être comparable (l’Égypte a officiellement recensé plus de 3 300 cas d'infection et 250 décès, N.D.L.R.), mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se relâcher. Ça peut paraître stupide, mais agir à notre échelle, c’est déjà respecter scrupuleusement ces fameux gestes barrière. Vous aurez la conscience tranquille, vous, si vous engorgez un hôpital inutilement à cause d’une sortie superflue, d’aller voir un ami que vous pourrez voir plus tard ? Pas moi.

Venons-en au football. Dans la plupart des articles qui te sont consacrés, ton âge est mis en avant. Honnêtement, est-ce qu’il faut la jouer à la Kylian Mbappé et ne pas te parler d’âge ?
(Il éclate de rire.) Absolument ! Il faut toujours respecter ses aînés, non ? Plus sérieusement, je n’y accorde pas vraiment d’importance. Mais il faut dire quand même une chose : c'est la première fois que je joue en professionnel depuis le mois de janvier. Avant, je ne faisais que m'entraîner avec mes petits-enfants. Je ne vois pas mon âge comme un handicap, mais comme une véritable fierté. Je suis fier de déjouer tous les pronostics en arrivant à jouer 90 minutes même en étant légèrement blessé par exemple (le 9 mars, il a joué son tout premier match officiel en intégralité contre Genius, N.D.L.R) et même à marquer ! Sincèrement, les gens qui me voient au premier abord doivent se dire : « Mais qu’est-ce qu’il fout encore là, lui ? Qu’il aille à la retraite pour de bon ! » Eh bien voilà, c'est comme ça, je jouerai tant que j’en aurai encore la force mentale et les jambes.



Tu t'entraînes donc exactement comme les autres joueurs ?
Je fais aussi de la musculation, des pompes... Je veux leur montrer que ce n'est pas parce que l'on est grand-père que l'on est forcément différent des autres !

Comment est-ce que les recruteurs t'ont remarqué ?
J'ai raconté tout simplement mon histoire sur un site de football égyptien qui s'appelle « Dans le Joule » . J'ai posté plusieurs vidéos de moi en train de jouer au foot avec mes petits-enfants ainsi que de mes entraînements. Les vidéos ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et plusieurs clubs égyptiens se sont montrés intéressés, ils trouvaient que j'avais de beaux restes ! J'ai choisi le "6 October" pour la proximité et parce que c'est un club égyptien rempli d'histoire.

Comment se comportent tes coéquipiers justement avec toi pendant les matchs et les entraînements ? Est-ce qu'ils sont dans la retenue ?
C'est vrai qu'ils font plus attention à moi que si c'était quelqu'un d'autre. Mais je me suis assez facilement fondu dans le moule parce que je les traite comme si j'étais un jeune homme de leur âge. C'est un groupe très jeune, composé de joueurs de 20 à 26 ans. Je suis un peu le grand-père du groupe ! Mais franchement, je ne joue pas comme un mec de 75 ans. Mais parfois, il y a tout de même de petits excès ! Comme le jour où un jeune m'a légèrement blessé à la jambe juste avant mon premier match. Les joueurs savaient que j'étais blessé ce jour-là, ils y sont donc allés mollo.


Toi qui joues dans une position offensive, comment ont réagi tes collègues attaquants quand ils t'ont vu débarquer ?
Eh bien, ça va peut-être surprendre... Mais il n'y a pas eu de frustration, ni de crise de colère. On se taquine de temps en temps, c'est vrai, mais citez-moi un autre club dans lequel on ne se chambre pas ! On se partage surtout beaucoup de conseils sur la tactique. Tous les clubs devraient avoir un papy dans leur équipe.

Parlons de ce premier match officiel que tu as disputé deux mois après ta signature avec ton club du « 6 October » . Qu'as-tu ressenti ?
Je frétillais d’impatience. Vous vous rendez compte ? Vous êtes sur le point de disputer votre tout premier match professionnel au sein d’un club qui vous fait confiance et qui met tout à disposition pour que je me sente comme chez moi. J’ai beau être grand-père, là c’est comme si j’avais 50 ans de moins !
« Je me sens tellement bien dans cette équipe que j'ai l'impression que mes partenaires sont mes petits-enfants. »
Je me souviens avoir ressenti une petite pointe au niveau de la cuisse lors du dernier entraînement avant ce match, mais il était inutile de venir parlementer, je voulais jouer coûte que coûte. J’ai donc pris place sur le terrain, il faut savoir que j’aime beaucoup me projeter. Je fais donc du mieux que je peux en me rendant disponible, en faisant des appels, contre-appels... Ça a beau être un match de troisième division égyptienne, je peux vous dire que ça joue et qu’il y a de l’engagement ! Je me sens tellement bien dans cette équipe que j'ai l'impression que mes partenaires sont mes petits-enfants. Ça joue, ça joue, je participe au jeu en multipliant les courses... (Il marque une pause.) Jusqu’à ce penalty que l’on obtient dans le temps additionnel. Je me propose alors pour le tirer, je voulais vraiment mettre en lumière ce jour si particulier pour moi. Mes coéquipiers sont légèrement surpris, mais me laissent faire sans apporter d’opposition, bien au contraire. Je tente de ruser dans ma course d’élan... Et ça fait mouche ! Heureux comme un gosse, je vois tous mes partenaires se ruer vers moi pour me féliciter. Cette communion restera gravée en moi comme un de mes plus beaux moments de partage.


Qui sont tes idoles dans le foot ?
Je peux te faire un ordre non exhaustif en mêlant plusieurs générations : Pelé, Garrincha, Puskás, Di Stéfano, Eusébio, Maradona, Thierry Henry, Zidane, Platini, Cruyff, Ronaldo le Brésilien, Cristiano, Messi, Iniesta... Sans oublier Van Basten !

Il te reste donc officiellement plus qu’un match, 90 minutes, pour entrer dans l’histoire et le Guinness Book des records en détrônant un certain Israélien Isaak Hayik, qui avait 73 ans et 93 jours lorsqu'il a disputé deux matchs titulaire en pro.
Raison de plus pour ne pas raccrocher les crampons tout de suite ! Vous savez, toute cette parenthèse footballistique, ce n’est que du bonus pour moi. Je n'ai pas la prétention de donner des conseils à tout le monde. Mais tout simplement : surpassez-vous, les jeunes ! Repoussez toujours vos limites !

Propos recueillis par Chad Akoum
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