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Eusebio, l’infiltré de la Real Sociedad

Large sourire et visage de bon vivant, Eusebio Sacristán Mena apporte une bouffée d’air frais à une Real Sociedad en apnée depuis le règne Moyes. De nouveaux principes et une idéologie de jeu émergent, rattachés à un modèle : la Dream Team de Johan Cruyff. Forcément, l’ambition renaît.

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20 mai 1992, dans le mythique stade de Wembley. L’arbitre porte le sifflet à sa bouche et lâche trois coups stridents. Trois coups pour désigner la fin du match, et par conséquent, le vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions 1991/1992. Dans une rencontre étriquée, le FC Barcelone parvient à se défaire de la Sampdoria de Gênes dans la prolongation (1-0). C’est la toute première C1 remportée par le Barça, quatre autres se sont rajoutées depuis. Mais si un homme est à l’origine de tous les grands succès blaugrana actuels, c’est bien Johan Cruyff, concepteur du football total. Heureux, le coach néerlandais félicite ses joueurs un à un. Les grands noms comme Hristo Stoïchkov ou Michael Laudrup bien sûr, mais aussi les travailleurs de l’ombre. Parmi eux, Eusebio Sacristán Mena arrive en tête de liste. Entré lors de cette fameuse finale, Jon Andoni Goikoetxea se souvient du personnage. « C’était un joueur très intelligent et à l’aise techniquement, explique l’ancien attaquant de poche du Barça. Il maniait bien le ballon au milieu du terrain. On ne pouvait pas dire qu’il avait des qualités exceptionnelles, mais ce qu’il faisait en match, il le faisait proprement. Même s’il n’était pas très rapide, Cruyff pouvait le faire basculer en latéral droit, parce qu’il perdait très rarement le ballon et couvrait bien sa zone. Sa grande qualité, c’était sa vision du jeu balle au pied. Même actuellement, je pense qu’il s’adapterait très bien dans le collectif du Barça. » Et pour cause : le Barça, c’est une machine que l’ancien milieu relayeur connaît très bien, surtout quand elle fonctionne à plein régime.

L’aîné de Guardiola


Eusebio au Barça, c’est une histoire qui commence à l’été 1988. Arrivé en provenance de l’Atlético Madrid, le joueur est directement recruté par Cruyff. Par son flair, le « Hollandais volant » perçoit son profil comme celui d’une tourelle de contrôle, aussi défensive que constructrice. Bingo. Eusebio joue 47 matchs la première année, 40 la deuxième et 42 la troisième. En sept saisons chez les Culés, l’homme ne reçoit qu’un seul carton rouge pour 247 rencontres disputées. Sergio Busquets avait pour modèle Pep Guardiola. Et comme tout le monde l'apprend un jour, Pep avait aussi un grand frère. « L’idée de la relation entre Pep et Eusebio, c’était de transmettre à la nouvelle génération un savoir-faire, détaille Goikoetxea. Je pense qu’au fond, ils partageaient la même conception du jeu et du football. Pour Cruyff, ils représentaient ces joueurs inamovibles de la Dream Team. Eusebio a pris beaucoup de poids au Barça, au point de devenir indispensable. C’était un appui important pour beaucoup de jeunes joueurs, dont Guardiola. Apprendre à ses côtés, c’était s’insérer un peu plus dans la philosophie de "toque" au Barça. » Transmettre, c’est aussi le grand dada d’Eusebio à cette époque. Dès lors, sa reconversion en tant qu’entraîneur devient logique. Goikoetxea à nouveau : « C’était une personne très communicative. Il avait beaucoup de passion pour le football, je me souviens que dès qu’un ballon apparaissait proche de lui, il voulait absolument le toucher ou jongler avec. Je pense qu’il est toujours aussi attaché à ce sport. » Preuve que l’amour peut durer plus de trois ans.

« Pourquoi ne pas les voir revenir dans la course à l’Europe ? »


Passée sa glorieuse époque du Barça et ses années de footballeur professionnel, Eusebio se retranche par la suite vers le coaching. Adjoint de Frank Rijkaard au Barça pendant cinq ans, il fait ensuite une pige au Celta Vigo avant de retourner au bercail, pour entraîner le Barça B. Là-bas, il côtoie de jeunes pousses de la Masia comme Sergi Roberto, Munir, Rafinha, Alen Halilović ou encore Denis Suárez. Autant le dire tout de suite, son statut à la Donnie Brasco pourrait donc causer du tort au Barça ce samedi, même après les éclatantes victoires face au Real Madrid et à la Roma. « Le Barça traverse en ce moment une très bonne période. La Real peut toujours surprendre le Barça, mais d’un autre côté, je pense qu’ils savent se remettre en question pour tous leurs matchs, atténue Goikoetxea. La Real devra être efficace sur la moindre opportunité, et pour cela, il faut une grande confiance. Et quand on joue le Barça au Nou Camp… Je pense que l’essentiel pour Eusebio, c’est de redonner de la dynamique au groupe. Le Barça, c’est une chose, mais derrière, il y a toute une saison à gérer. »


Pour sa première en tant que coach de la Real, Eusebio s’est offert le FC Séville à Anoeta (2-0). Une victoire symbole de lettres de noblesse à retrouver au plus vite pour les Txuri-Urdin. « Le plus important pour la Real, ce sera de s’éloigner de cette zone de relégation, termine Goikoetxea. Une fois que l’écart sera creusé, le club pourra arrêter de regarder dans son rétroviseur. Et quand la confiance sera revenue, des joueurs vont prendre leurs responsabilités : Illarramendi, Canales, Granero, Ruben Pardo… Devant, c’est pareil : Carlos Vela, la rage du buteur avec Agirretxe, Jonathas... S’ils parviennent à enchaîner les victoires, pourquoi ne pas les voir revenir dans la course à l’Europe ? La Real, c’est au minimum une équipe de première moitié de tableau. » En fait, mis à part David Moyes, tout le monde en était convaincu.

Par Antoine Donnarieix
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