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Il était un soir sur le Rocher

Explosion sur le Rocher : Thierry Henry suspendu de ses fonctions dans la soirée de jeudi, Leonardo Jardim reprend les commandes du navire monégasque. Drôle d'histoire.

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Ils disent que c'est un passage obligatoire, que l'on devient un « vrai entraîneur » le jour où l'on se fait virer (Coco Suaudeau) et qu'il faut savoir recevoir les flèches. Celle-ci est partie en pleine soirée et peut-être au moment où Thierry Henry, 41 ans, s'y attendait le moins. Plus tôt dans l'après-midi, le coach de l'AS Monaco s'était pointé en conférence de presse et avait un message à faire passer. « On part en guerre » , expliquait-il, prêt à enfiler les gants. Comment lutter contre les déferlantes ? Henry pensait avoir trouvé la solution, et le déplacement du week-end, à Dijon, pouvait être « un tournant » . Une solution, mais laquelle ? « On est dans une situation critique, exposait-il alors. Malheureusement, ça n'a pas changé. Donc on a resserré le groupe. Un moment donné, il nous faut des mecs qui ont envie de sauver le club, qui ne pensent pas à leur gueule. On fait le tri. » Autre chose ? Oui, Thierry Henry espérait : il espérait pouvoir « profiter de cette nouvelle équipe après le mercato » , il espérait pouvoir trouver un nouvel attaquant, il espérait pouvoir encore « sauver le club » . Vendredi matin, Monaco est dix-neuvième de Ligue 1, n'a gagné que trois matchs depuis le début de saison (deux avec Henry), se balade avec la deuxième plus mauvaise défense du championnat et reste la seule équipe qui vit sans le moindre succès à domicile. Lors de sa dernière représentation au Louis-II, l'ASM en a même pris plein la tronche : Strasbourg est venu se farcir le mal en point chez lui (1-5), Henry a insulté un adversaire (Lala), tout a explosé... Comment ?

Où situer la responsabilité d'Henry ?


Pour des raisons multiples, mais peut-être d'abord à l'aide d'un point clé : l'engagement des joueurs. Un élément qui se retrouve dans l'intégralité des buts encaissés par les Monégasques contre le Racing samedi dernier, d'un Cesc Fàbregas passif après une perte de balle qui a découlé sur un but d'Ibrahima Sissoko à un Youssouf Fofana absolument seul pour aller finir le festival alsacien en contre dans les arrêts de jeu alors que tous les joueurs d'Henry étaient dans le camp strasbourgeois. Pour être cash : l'ASM aurait pu éviter tous les buts qu'elle a encaissés contre Strasbourg et a d'abord perdu le match par manque d'efficacité dans les deux surfaces. Mais où situer la responsabilité d'Henry dans tout ça ?



Elle est centrale, car si le meilleur buteur de l'histoire des Bleus maîtrise tous les contours du jeu et de ses systèmes, son comportement s'est calqué au fil des semaines sur celui de ses ouailles. Est-ce suffisant pour dire qu'il est un mauvais entraîneur ? Non, mais Thierry Henry, qui reste pour le moment un joueur plus qu'un entraîneur dans son body language, va devoir apprendre à injecter sa hargne dans les veines de ses hommes, surtout dans un aussi mauvais contexte, et ce alors qu'il ne s'est jamais privé pour désigner certains joueurs comme responsables d'une défaite. Au bout, le Français, pas aidé par les blessures, n'aura jamais trouvé la moindre cohérence tactique, ni le moindre fonds de jeu sur la durée.

Le contexte puant, le Leo de secours


Et Henry va avoir le temps de bûcher : moins de trois heures après sa conférence de presse de jeudi, l'AS Monaco a en effet décidé de le suspendre de ses fonctions. En réalité, son cas était déjà réglé depuis le début de journée, ce qui n'a pas empêché les dirigeants monégasques de laisser filer leur entraîneur en conférence de presse et diriger comme si de rien n'était la séance d'entraînement du jour. D'où le contexte puant : si l'ASM qu'avait retrouvée Thierry Henry en octobre n'avait rien à voir avec celle qu'il avait connue en tant que joueur, l'opportunité saisie avait tout d'un couac annoncé. Parce que le profil et la dynamique de l'effectif n'avaient rien d'un cadeau pour un consultant sans expérience de coach numéro un, parce que Monaco était déjà dans une situation critique et parce qu'Henry n'avait surtout jamais connu tel contexte sportif en tant que joueur. Mais aussi parce que l'ancien international français vient de découvrir ladite flèche tirée dans son dos : ses dirigeants avaient déjà préparé leur coup et ont mangé jeudi soir avec Leonardo Jardim, viré en octobre contre un chèque de huit millions d'euros et qu'Henry était venu remplacer à l'automne. La note ? Trois mois et demi après, le Portugais a accepté de reprendre les commandes du navire et a signé un nouveau contrat de deux ans et demi. Drôle d'histoire.



Et drôle de chute pour un bilan terrible pour Henry : quatre victoires, cinq nuls, onze défaites, dont certaines plus marquantes que les autres (Bruges, Lyon, Guingamp, Metz cette semaine, Strasbourg...). Tout ça est violent et voilà le Français posé aux côtés de Gary Neville dans le rôle du consultant brillant devenu coach à faible crédit dans la tête d'une majorité de personnes. S'il avait promis de faire le ménage à l'occasion du déplacement à Dijon, c'est finalement lui qui a été sacrifié alors que quelques mouvements sont attendus dans les bureaux du club de la Principauté. Ainsi, le directeur sportif Michael Emenalo, que Jardim ne pouvait pas encadrer, pourrait prendre la porte alors que le mercato hivernal, où Fàbregas est arrivé uniquement pour retrouver Henry (et non pour se faire balader par le FC Metz et le Racing Club de Strasbourg), n'est toujours pas terminé. La première question, maintenant, est de savoir si Jardim va retrouver son poste avant le match de Dijon. Si ce n'est pas le cas, Franck Passi jouera les tampons. Il reste derrière de multiples interrogations, des milliers de casse-têtes et surtout un club qui tire la tronche moins de deux ans après avoir soulevé son huitième vase de champion de France. Qu'en reste-t-il ? Quasiment rien, si ce n'est les derniers mots d'Henry : « Ça va être la guerre. »



Par Maxime Brigand
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