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Et si Wayne Rooney était né avec un cœur rouge

On ne choisit pas sa famille, c’est bien connu. À un pâté de maison près, le destin du Toffee Wayne Rooney aurait pu être complètement différent. Et, qui sait, il disputerait le derby sous les yeux d’un public ayant fait de lui une icône d’Anfield. On réécrit l'histoire.

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On vient de dépasser l’heure de jeu à Goodison Park en ce samedi 19 avril 2003 et ce Merseyside Derby n’a pas grand-chose de « friendly » . Quoi de plus étonnant quand on sait que Toffees et Reds sont au coude-à-coude, tant au tableau d’affichage qu’au classement. Sur penalty, David Unsworth répond à la magnifique ouverture du score de Michael Owen. Wayne Rooney, le nouveau prodige du foot anglais, s’apprête alors à faire son entrée en jeu. Tout le stade a les yeux rivés sur celui qui est devenu quelques mois plus tôt le plus jeune buteur de l’histoire de la Premier League, à 16 ans et 360 jours seulement. Sur un de ses tout premiers ballons, le Wonder Kid offre d'une frappe lumineuse la victoire à... Liverpool, son club de toujours.

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Pas de sympathie pour les Red Devils


Scouse pur jus, Wayne Rooney vit alors son rêve de gosse, lui qui a grandi dans le quartier du Croxteth, bien que majoritairement pro-Everton. Quand les autres gamins n’avaient d’yeux que pour Duncan Ferguson, lui paradait avec son maillot floqué Ian Rush. Comment faire autrement, lui qui a fait ses premiers pas dans une ville encore secouée par le drame du Heysel, survenu cinq mois avant sa naissance lors de la finale de Coupe des clubs champions face à la Juve, puis celui de Hillsborough. Mais cette décennie a aussi vu Liverpool rafler sept titres de champion d’Angleterre. Et la passion ne l’a plus quitté à partir du moment où son père l’a emmené dans le Kop en avril 1996. Les Reds l’avaient alors emporté 4-3 face à Newcastle. Un match complètement dingue avec un Robbie Fowler au sommet de son art. Et c’est dans ses pas que Wayne a décidé de marcher.


En ce début de millénaire, les Reds peuvent de nouveau rivaliser avec Manchester United et Arsenal avec sa génération modelée par Gérard Houllier. Au milieu des autres lads Owen, Gerrard et Jamie Carragher, le jeune Wayne trouve rapidement sa place. L'Europe fera sa connaissance lors de l’Euro 2004, où il signe deux doublés décisifs contre la Suisse puis la Croatie. Impressionnant par son audace et son sens du but, le voilà courtisé de partout. Le Real tente d’avoir un package Owen-Rooney pour compléter sa collection galactique, mais doit se contenter de l’aîné. Manchester United cherchera lui aussi à arracher le joyau liverpuldien, mais impossible de voir un Scouse devenir Red Devil. Ce sera Pool ou rien.

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Le faiseur de miracle


Un soir d’été 2004, Rooney vit la première délicatesse de sa jeune carrière. Le Mirror divulgue ses relations tarifées avec une certaine Charlotte Glover. Le Royaume tombe de haut : il le savait brut de décoffrage, pas du genre à ne tourner qu’à l’eau, mais son histoire d’amour avec Coleen McLoughlin attendrissait les ménagères. « Ma vie est ruinée, pleure-t-il. J’ai été stupide. Coleen ne me le pardonnera pas cette fois-ci. Elle va me quitter. » Ce qui arrivera quelques semaines plus tard. Pourtant, la rédemption ne tardera pas. Wazza change alors radicalement de comportement, au point de se construire une image de Golden Boy. Il a drastiquement réduit sa consommation d’alcool, garde une tignasse rouquine fournie et vit une vraie love story avec la star de la pop anglaise Lily Allen, bien que supportrice de Fulham. « Shrek » est devenu charmant.


Le conte de fée continue de s'écrire un soir de finale européenne à Istanbul. Le Milan menant 0-3 à la pause, Rooney est survolté dans les vestiaires et harangue ses coéquipiers au point de clouer le bec à Steven Gerrard. De retour sur la pelouse, il relance les siens d'une tête imparable. Après le but de Šmicer, c’est lui qui égalise en poussant au fond des filets le penalty raté de Xabi Alonso. Prolongation. Tirs au but. Quatrième tireur de la séance, il assure et laisse le soin à Jerzy Dudek de conclure l'exploit. Gerrard n’aura même pas à tirer le sien, laissant le statut d’icône à son cadet.

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Stevie au tapis, Ronaldo au point


Deux coqs ne pouvant être dans la même basse-cour, Stevie-G s’efface et accepte les avances de José Mourinho. « La raison pour laquelle l’approche de Chelsea m’a intéressé était ma frustration d’être si loin de la course au titre » , se justifiera-t-il. Mal lui en a pris, puisque 2007 sera l'année des Reds. Captain Rooney conduira le peuple rouge à une nouvelle finale européenne et surtout à son premier titre de champion depuis 17 ans. Rebelote les deux années suivantes, où il forme un duo destructeur avec Fernando Torres. De plus, Les médias se délectent de sa rivalité avec un certain Cristiano Ronaldo, née un soir de Mondial 2006 où le Portugais avait milité pour l'expulsion de l’Anglais, après un tacle trop appuyé sur Ricardo Carvalho. Depuis, les deux ne peuvent pas se piffrer. « Ce que Cristiano a fait ce jour-là, il l’a fait car il voulait gagner, mais jamais je n’aurais agi de la même manière » , assurera-t-il. « C’est pour cela que je voterai toujours Messi au moment de désigner un Ballon d’or. » Un duel que les deux stars de la Premier League délocaliseront en Espagne.


Quand CR7 débarque au Real Madrid, Wayne Rooney choisit lui le Barça. Ayant tout gagné avec son club de toujours, c’est les larmes aux yeux qu’il fait ses adieux à Anfield, bien qu'il retrouve rapidement le sourire en Catalogne. Transformé en 91/2 par Pep Guardiola, il forme avec Léo Messi et David Villa un redoutable trio. Sa bicyclette lors d'un clàsico restera comme un des plus beaux buts de la Liga. En 2012, il arrive même à ravir le Ballon d’or au nez de Cristiano et à la barbe de Messi, grâce au parcours héroïque de l’Angleterre à l’Euro. En Ukraine, c’est lui qui arrache la qualification pour les demi-finales grâce à son but face à l’Italie, avant de donner une leçon de réalisme aux Allemands. Les Three Lions s’inclinent en finale face à l’Espagne, mais Wayne est désigné meilleur joueur de la compétition.

Le retour du roi


Après avoir essuyé la concurrence de Neymar et de Suárez au Barça, une pige aux Los Angeles Galaxy et quitté la sélection après un Euro 2016 catastrophique, c’est en héros que Wazza revient à 31 ans là où tout a commencé : Anfield. Numéro 10 sur le dos, il fait oublier le départ de Coutinho au Barça, alors que son expérience et son aura permettent à Liverpool de tenir tête au City de Guardiola. Au point que Southgate le supplie de faire partie de l’aventure en Russie. Et c’est avec le même amour pour le maillot rouge qu’il s’apprête à retrouver ce vendredi une vieille connaissance, Everton. Un derby lors duquel il se pose à chaque fois la même question : « Et si j’étais né avec un cœur bleu ? »



Par Mathieu Rollinger Ceci est une fiction, toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est clairement volontaire.
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