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Et si Pep Guardiola avait remplacé Hubert Fournier ?

En plein hiver 2015, à la suite d'une énième défaite à Ajaccio, Jean-Michel Aulas décide de se séparer d'Hubert Fournier. Coup de force : le patron de l'OL réussit à convaincre Pep Guardiola de quitter son poste à Munich et de venir à Lyon. La suite ? Une histoire de golf, de bouillettes et de maître renversé.

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Jean-Michel Aulas a beau n’avoir rien en commun avec Jacky Brown, le mois de décembre 2015 est bien celui du bilan : quel est le bilan de la première partie de saison de l’OL ? Le temps passe vite et voilà son bébé neuvième de Ligue 1 à la trêve. Pire, il vient de prendre cinq fessées en six matchs (16 buts encaissés) dont la dernière, reçue des mains du Gazélec lors d’un voyage à Ajaccio (2-1), oblige le seigneur noir du Rhône à couper au sabre laser la tête d’Hubert Fournier. Brutal, mais justifié : « C’est la deuxième fois en dix-neuf ans seulement que nous avons ce type de résultats. Il fallait trouver la solution. » Alors qu’il tripote les pattes de sa dinde, attablé avec toute sa petite famille pour un réveillon casse-tête, Aulas reçoit un FaceTime d’une vieille connaissance : Giovane Élber, un type pas rancunier de la manière dont le boss de l’OL l’a foutu à la porte et qui lui file des tuyaux sur la situation à Munich. Battu pour la première fois de la saison vingt jours plus tôt par le Borussia Mönchengladbach (1-3), le Bayern assume sa réputation d’univers impitoyable, et les dirigeants bavarois resserrent leur pressing sur Pep Guardiola. « Stop. Maître, il faut agir et vite. Le Divin Chauve a été aperçu en larmes sur le bord de la fontaine de Neptune. Ici, il souffre d’un manque d’amour terrible, confie Élber. C’est l’heure. Stop. » Mais comment faire ? Jean-Michel Aulas cherche, fait des dessins sur la nappe familiale, force Nathalie à lui lâcher une calotte pour qu’il reprenne ses esprits : Guardiola doit venir à Lyon, et vite.

La référence Le Bellec et l’amorçage aux bouillettes


Au réveil, le chef a trouvé la clé et contacte Bruno Génésio, alors adjoint. « Bonjour Bruno, c’est le patron. Il faut que tu me prépares douze heures de compilation vidéo pour Pep. Oui, Pep Guardiola... Oui, PEP GUARDIOLA, bordel. On va tenter le coup, sois fort. » L’ancien coach numéro un de l’Arbresle, de Villefranche et de Besançon, annule sa distribution de cadeaux et part pour un Noël vidéo gaga. Le soir, le montage est envoyé à Munich : Guardiola est convaincu, un ultime échange avec Marcelo Bielsa au sujet de Jérémy Morel ayant fait l’affaire de tampon définitif, et le Catalan annonce entre les fêtes son départ du Bayern. Un choc et une libération : à Lyon, Pep Guardiola débarque dans un laboratoire, est autorisé à vider toutes les fioles, à multiplier les expériences foireuses. Puis, Zidane est nommé à Madrid début janvier. Il est fort, Zizou. Il a déjà montré sa faculté à partir sur un coup de tête, le voilà qui démontre qu’il sait aussi revenir sur un coup de tête. Bref, on verra la suite. Premier rendez-vous pour Guardiola : un match de Coupe de France à Limoges, le 3 janvier, ce qui fout en l’air son Nouvel An. Avant la rencontre, l’ancien coach du Barça souffle à Génésio sa crainte d’affronter Nicolas Le Bellec et surtout ce diable d’Oussama Belfoul : « Belfoul a quand même inscrit douze buts avec Bergerac lors de la saison 2013-2014... Et Dimitry Caloin est un regista à suivre pour l’avenir. Je me méfie de ce déplacement, vraiment. » Pour le premier match de l’ère Guardiola, l’OL s’impose facilement (1-5).



Puis, les travaux s’enchaînent : en janvier, les Lyonnais bouffent les Verts (3-2), l’OM (2-0) et embrayent rapidement avec une victoire contre le PSG (1-0). Le 2-1-4-1-1-1 de Guardiola est une bouffée d’air frais pour la Ligue 1, le milieu Mvuemba-Tolisso-Fofana-Malbranque est un cadeau pour la France du foot, et Samuel Umtiti signe un contrat à vie avec son club d’enfance. Le succès est total, l’OL termine deuxième du championnat et recrute à la volée au mercato estival, selon les cibles désignées par Guardiola : Alexi Peuget, Vincent Bessat, Romain Genevois et Lucas Ocampos. Quatre hommes qui viennent combler un collectif huilé aux préceptes rapidement avalés : pressing permanent, récupération haute, permutations multiples. Mieux, le passage de l’entraîneur espagnol à Lyon lui permet de soigner son swing au golf de Lyon-Tassin aux côtés d’Yves Chaveau et Serge Chiesa, d’apprendre la pêche avec Maxime Gonalons, qui note « le goût appuyé de Pep pour l’amorçage aux bouillettes » , mais aussi de tomber sous le charme des bugnes locales. Que pourrait-il se passer ?

« Je viens finir le travail de Bruno »


Conservé en position d’adjoint, Génésio emmagasine les connaissances sous la coquille, mais décide d’utiliser l’été 2016 pour renfiler le costume de numéro un à la suite de la nomination de Mario Rosas, vieille connaissance de Pep, en tant que numéro deux. Où ? À Besançon, une nouvelle fois, où le président Roland Girard l’appelle pour remplacer Mickaël Isabey. Grâce aux exploits de Jorys Adjakly et Steve Grand, Bruno Génésio roule sur la CFA2 et notamment sur son concurrent numéro un pour la montée, l’Union sportive Moissy Cramayel-Sénart de Patty Badjoko Kuba. Guardiola, lui, continue sa route en Ligue 1, gratte des bons résultats en Europe, commence à donner des conférences à l’université Claude-Bernard... jusqu’au petit gravier dans la pompe : le 8 janvier 2017, Besançon fait sauter l’OL dès les trente-deuxièmes de finale de Coupe de France, au milieu d’un stade Léo-Lagrange brûlant (3-1).


Installé sur son siège, Aulas en prend plein les mirettes et tire la carte de l’instinct. Au lendemain de la rencontre, le président contacte Roland Girard et se fout à poil : un échange sec, Guardiola contre Génésio, coûte que coûte. Proposition acceptée par son homologue, à la surprise générale, ce que Pep Guardiola prend comme une trahison et un défi. Le jour de sa présentation, le Catalan annonce d’ailleurs la couleur : « Aucun Espagnol n’a jamais réussi à gagner en CFA2. Je viens finir le travail de Bruno et lui souhaite bonne chance pour la suite. » En quelques semaines, Génésio réussit à se (re)mettre l’OL dans la poche avec un 3-1-1-2-1-1-1 révolutionnaire, où Mvuemba tient les commandes du système aux côtés de Gonalons. Guardiola, lui, peine à se faire à la CFA2, et la fontaine des Carmes devient son lit de larmes. Mardi soir, Pep Guardiola sera en tribunes, au Groupama Stadium. L’élève a définitivement renversé le maître.



Par Maxime Brigand
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