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Et si le foot se mettait aux contrats courts ?

La multiplication des joueurs de renommée mondiale arrivant en fin de contrat a bien montré une chose : un joueur n’a jamais autant de pouvoir que lorsqu'il laisse tourner l’horloge. C’est presque à se demander pourquoi certains ne se mettent pas plus souvent dans cette situation, en négociant systématiquement des contrats plus courts. Un pari risqué, pas forcément adapté à tous les profils, mais qui pourrait avoir plus de bienfaits sur le marché du football qu’on ne le pense.

Dans l’histoire récente du football, rares ont été les joueurs avec plus de pouvoir que Kylian Mbappé à l’heure actuelle. Les raisons sont aussi multiples que simples : à 23 ans, le Français entre à peine dans les meilleures années de sa carrière, enchaîne les performances de classe mondiale, est l’un des joueurs les plus bankable du monde et, surtout, il sera totalement libre contractuellement dans moins de six mois. Une position qui lui confère un luxe que peu ont : attendre. Se laisser désirer, faire grimper les enchères et laisser se constituer autour de lui une cour de prétendants qui donneront de la valeur aux prochaines années de sa vie. En ce mois de janvier, ils sont plusieurs joueurs de haut standing à être dans la même situation : Paul Pogba, Ousmane Dembélé, Luka Modrić, Paulo Dybala, Antonio Rüdiger, pour ne citer qu’eux, et pour qui les prochaines semaines vont ressembler à un bal incessant de sollicitations, de séductions et de négociations. Ce qui impose un constat : lorsque l’on est un grand joueur, ou plus globalement un joueur au sommet de son football, on n’est peut-être jamais autant à son avantage que lorsque l’on est en fin de contrat.

Le contrat long : une bénédiction pour les clubs, un potentiel piège pour les joueurs


Ce qui pose la question suivante : pourquoi les joueurs de football ne signent pas plus de contrats à courte durée ? « Jusqu’à peu, c’était assez rare, pose l’agent Michael Manuello, qui représente notamment Olivier Giroud et Léo Dubois. Paris a toutefois montré une nouvelle voie cette saison qui pourrait être équivoque, même si le joueur de foot aime la sécurité. Il y a évidemment la peur de la blessure, mais aussi des accords moraux qui existaient avec les dirigeants des clubs. » Mais aujourd’hui, l’écosystème moral du football a beaucoup évolué. Le lien affectif entre un joueur et son club, et même entre les dirigeants — pour qui la performance économique a dépassé la performance sportive — et leur club s’est étiolé pour laisser place à des logiques de marché complètement débridées. Les contrats longs, qui arrangent les clubs dans la mesure où ils confèrent aux joueurs une valeur maximale sur le marché, ont joué leur rôle. Non seulement parce qu’ils permettent aux clubs de vendre plus cher les joueurs sur le départ, mais aussi parce que les joueurs sont considérés comme des actifs intangibles dans le bilan comptable des clubs. Donc plus ils sont valorisés, plus le club est « riche » , sur le papier. La valeur d’un joueur peut alors chuter lorsque l’on approche de la fin de son contrat : le 6 janvier 2021, le CIES évaluait Kylian Mbappé à 149,4 millions d’euros ; un an plus tard, sa valeur avait virtuellement baissé de plus de moitié selon l’observatoire (71,4 millions d’euros).



Dernier exemple marquant en date, qui illustre aussi la contrainte qu’un contrat long peut exercer sur un joueur : celui de Harry Kane, à Tottenham. Cet été, il avait poussé de toutes ses forces pour un transfert à Manchester City. Problème : avec trois saisons restantes à son contrat, son club était en position de refuser de le vendre pour autre chose qu’un prix exorbitant, suffisamment exorbitant pour dissuader l’un des clubs les plus riches dans un championnat sans grandes limites financières. Et, quand est venu l’automne, les velléités de départ de Kane à l’été n’ont pas vraiment incité Daniel Levy à tendre l’oreille aux ambitions salariales augmentées de son attaquant, aussi important soit-il dans son effectif. En 2018, l’Observatoire du football plaçait d’ailleurs Tottenham au troisième rang du classement des équipes en Europe dont les joueurs avaient le plus grand nombre d’années en moyenne restantes dans leurs contrats (3,18 ans). En haut de ce classement, on retrouvait le Barça et le Real, maîtres en la matière, et surtout quasiment exclusivement des équipes engagées en Coupe d’Europe à l’époque. « Ce résultat illustre la relation entre planification à long terme et succès » , ponctuait le CIES : aux grands clubs, les grands joueurs avec de longues années de contrat ; aux clubs plus modestes, les révolutions d’effectif permanentes et les bricolages saison après saison.

Un marché à réformer ?


Les dernières années l’ont montré : même les grands joueurs n’ont plus de scrupules à quitter leurs clubs gratuitement. Ils sont certes entièrement dans leur droit, mais à contre-courant d’un marché du football qui gonfle de façon exponentielle et sans interruption depuis deux décennies et qui est, peut-être, amené à s’effondrer. Les déclarations récentes de Xavi au sujet d’Ousmane Dembélé ( « Le club a décidé que s’il ne prolonge pas, il faudra prendre une décision avec lui, (...) on ne peut plus attendre : soit il prolonge, soit il quitte le club » ) montrent une nouvelle fois que les clubs veulent éviter cette situation à tout prix. « L’ère Covid a vraiment montré la fragilité du système économique du foot, la mauvaise gestion de beaucoup de clubs, poursuit Michael Manuello. On se retrouve sur des marchés beaucoup plus fermés, beaucoup de clubs n’ont plus les moyens d’acheter n’importe quel joueur. Si les clubs veulent avoir de la durée dans les contrats, ils devront s’ouvrir à laisser partir le joueur à un prix plus juste. Pour cela, de nouveaux types d’accords devront être trouvés entre joueurs et clubs. » In fine, on « ne pas toujours chercher l’optimisation maximale du prix du transfert » .

Au-delà de l’intérêt mercantile qu’une révision de la durée des contrats pourrait insuffler, on peut surtout y voir un intérêt pour les joueurs, en tout cas pour une certaine catégorie d’entre eux. Pour reprendre un autre phénomène récent, des joueurs comme Kylian Mbappé (encore lui), mais aussi Kevin De Bruyne se sont par exemple émancipés de l’entremise des agents, que l’on croyait un temps indispensables. Pour ces joueurs, sûrs de leur force et de leur valeur, négocier leurs contrats eux-mêmes, avec un entourage averti et un conseil légal, représente tout simplement une meilleure manière de garantir leurs intérêts. Dans cette dynamique, l’idée d’imposer aux clubs des contrats courts, plus dynamiques, plus lucratifs, et de faire flotter au-dessus d’eux l’urgence de le renégocier – et donc revaloriser – en permanence pourrait être une prochaine étape. Des schémas que l’on retrouve dans certains sports américains, notamment la NBA où il n’est pas rare de voir de grosses têtes d’affiche signer des contrats de deux ans, ou d’un an et une autre année en option, pour mieux les renégocier et les revaloriser à chaque fin d’exercice en faisant jouer la concurrence. Dans ce cas, les dizaines de millions d’euros investis dans les indemnités de transfert se déporteraient plutôt vers les salaires, primes à la signature et commissions d’agents.




Bien évidemment, ceci reste encore une grande hypothèse. L’hypothèse de l’évolution d’un sport qui s’est non seulement métamorphosé sur le terrain, mais a aussi connu de grands bouleversements en coulisses et en connaîtra encore sans doute. Celle d’un sport où le sportif prendrait encore un peu plus de pouvoir qu’il n’en a déjà. « Dans le contexte actuel, on remarque que le bon, très bon joueur de Ligue 1, qui est à un an ou un an et demi de la fin de son contrat, ne va pas forcément prolonger, poursuit Michael Manuello. La liberté a toujours été une force de pouvoir pour les joueurs, qu’ils soient très grands ou moins grands, elle donne une possibilité de choix de carrière sportive ou économique plus grande sur le marché. » Même si, bien évidemment, ce schéma n’est pas adapté à tout le monde. « Certains ont besoin de temps, d’autres moins, poursuit l’agent. Il faut voir la maturité du joueur, humaine, footballistique pour savoir s’il va être prêt mentalement à affronter la situation d’être libre. Pour certains joueurs que j’ai eus, comme Jérémy Toulalan ou Olivier Giroud, qui ont attendu un moment avant de devenir très forts, des contrats à durée courte auraient été périlleux, car il ne faut pas oublier que la durée est aussi une confiance mutuelle qui permet souvent de grandir ensemble, et de minimiser l’échec sportif du joueur. » Tout le monde ne peut pas avoir le monde à ses pieds à 23 ans.

Par Alexandre Aflalo Tous propos recueillis par AAF.
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