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Et si la France avait éliminé la RFA en 1982...

Dimanche soir, les Bleus se sont logiquement inclinés face à l’Italie (1-3) après un parcours de rêve. Sans pouvoir offrir à nouveau les éclats lumineux d’un Carré magique diminué physiquement et privé de Genghini, les Tricolores se sont enfin hissés au sommet du football mondial en disputant leur première finale de Coupe du monde. Vivement l’avenir !

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Il y avait environ 15 000 Français dimanche soir, au Santiago Bernabéu, pour assister à la première finale de Coupe du monde disputée par l'équipe de France. Après la qualification face à la RFA (3-3, 5-3 aux tirs au but), l'énorme pont aérien conjointement mis en place par Antenne 2, Adidas, Télé7 Jours, Europe 1 et le ministère des Transports avaient charrié les chanceux qui, en tribunes, ont presque fait jeu égal avec les 20 000 tifosi présents. En tribune présidentielle, François Mitterrand, accompagné de la ministre des Sports, Edwige Avice, était assis à la gauche du roi Juan Carlos, tandis qu'à sa droite siégeait le vieux Sandro Pertini, le président de la République italienne. Le carré VIP de l'équipe de France, lui, était royal : Enrico Macias, Bernard Pivot, Julien Clerc, Claude Brasseur, Sacha Distel, Denise Fabre, Carlos, ainsi que quelques anciens de 1958, Kopa, Fontaine, Piantoni et Jean Vincent. Jean-Paul Belmondo, en plein tournage de L’As des As, avait aussi pu se libérer pour la soirée en sautant dans le jet privé de Jean-Luc Lagardère. Lino Ventura, supporter des Bleus et présent à Séville, mais attaché à son pays d’origine, avait de son côté affiché une neutralité muette avec les deux petits drapeaux français et italien qu’il agitait à chaque fois qu’on lui demandait ses préférences ! En tribune de presse, Guy Kédia et Eugène Saccomano avaient joyeusement chambré leurs homologues transalpins en pronostiquant une victoire française par deux buts à un...

« On jouera pour Patrick »


Bel optimisme ! Car dimanche soir, c’est bien les Azzurri(la France jouait en blanc) qui partaient favoris. Déjà, le manque de fraîcheur physique affaiblissait les Bleus d’Hidalgo, à la suite de la prolongation exténuante face aux Allemands, troisièmes de ce Mundial après leur victoire en petite finale, samedi, face à la Pologne, à Alicante (2-1). Surtout, le sélectionneur français avait dû composer un onze de bric et de broc en puisant comme il pouvait dans un effectif pas mal cabossé. Dominique Rocheteau, touché au mollet face à l’Autriche et diminué face à la RFA, était forfait. Tout comme Battiston, bien sûr, hors de danger, mais toujours en observation à l’hôpital de Séville. « On jouera pour Patrick » , avait déclaré son pote Platini le soir de la qualif'. Plus dur à dire qu’à faire pour Michel, qui s’était confié à France Soir samedi matin : « Je traîne une pubalgie depuis mon arrivée en Espagne. J'ai reçu une béquille de la part du Tchèque Panenka. C’est pourquoi je n'ai pas joué le match contre l'Autriche. Pour la pubalgie, je passe mon temps à faire du Dynapulse (un appareil de thérapie électromagnétique, N.D.L.R.). Pendant quatre heures, chaque jour ! Je ne m'entraîne pas, je ne peux pas. Le lendemain de chaque match, pendant cette Coupe du monde, je ne peux pas monter les escaliers. La veille de chaque match, je commence à courir, mais je ne peux pas taper dans le ballon. Malgré tout, je donnerai mon max face aux Italiens dimanche soir. »



Michel Hidalgo avait indiqué que « Michel » , qui rejoindra la Juventus après la Coupe du monde, jouerait une heure au maximum en finale. Pour le reste, Hidalgo avait bricolé un vague 4-4-2 en losange avec les moyens du bord. Ettori dans les buts, vu que Baratelli « n’y était plus » (dixit lui-même). En défense, de droite à gauche, Bossis, Trésor, Janvion et Amoros. Au milieu : René Girard en pointe basse, Tigana et Giresse en relayeurs, avec mission pour « Jeannot » d’organiser un peu plus le jeu vu l’état physique en berne de Giresse et de Platini, placé en pointe haute. En attaque, Didier Six, décevant en demies, avait été maintenu pour sa passe décisive à Gigi et son tir au but réussi face à Schumacher à la suite de l’échec de Stielike. Buteur face à l’Angleterre, Gérard Soler s’imposait logiquement pour compléter le onze de départ, en raison de son engagement athlétique. En face, Enzo Bearzot, qui devait faire sans son précieux regista, le meneur de la Fiorentina Giancarlo Antognoni, avait dû mettre de côté son habituel 4-3-3 pour un 5-2-3 de circonstance. Devant le gardien Zoff, les trois axiaux Collovati-Scirea-Gentile encadrés sur les côtés par Cabrini à gauche et le jeune Bergomi (18 ans) à droite. Au milieu, Oriali et Tardelli (placé plus haut) et devant, le trident habituel de gauche à droite : Graziani, Rossi, Conti.

Un Capocannoniere nommé Paolo Rossi...


Une ossature très Juventus armée de sa proverbiale culture de la gagne que Michel Platini, et le Polonais Zbigniew Boniek, devront ingurgiter dès cet été pour apprendre eux aussi à gagner des titres. Car c’est avec la maîtrise d’une équipe portée par une dynamique inébranlable depuis ses deux victoires au second tour face à l’Argentine (2-1) et au Brésil (3-2) que l’Italie a logiquement construit sa victoire en marquant deux fois avant la pause. Symbole de cette montée en puissance, Paolo Rossi, qui a inscrit contre la France son sixième but du tournoi. Sur une habituelle montée plein axe de Gabriele Oriali (homme du match), parti balle au pied de son camp, le milieu interiste a combiné avec Tardelli aux 40 mètres du but français avant d'écarter sur Antonio Cabrini, lancé côté gauche. D’un centre instantané, le latéral juventino n’a pu trouver la tête de Francesco Graziani en duel aérien avec Trésor, lui aussi trop court. Et Rossi a jailli au second poteau, à l’angle des six mètres, pour redresser d’un plat du pied croisé dans le petit filet opposé sans qu’Ettori n’esquisse le moindre mouvement : 25e, 1-0 ! Conséquence logique pour une Squadra dominatrice qui s’était même permis le luxe de rater un penalty par Cabrini à la 12e d’un shoot à ras de terre passé hors du cadre. Coupable d’un tacle maladroit sur Bruno Conti, Janvion, averti, avait frôlé le rouge sur l’action du péno...



Comme souvent lors de ce Mundial, c’est bien une équipe de France « en réaction » qui s’est ressaisie sous l’impulsion de Tigana, qui parvenait à porter le danger dans les 30 mètres adverses. Même malmené (carton jaune pour Claudio Gentile à la 32e), « Jeannot » parvenait à trouver Gigi et Platoche, toujours serré de près par Fulvio Collavati. À la 35e minute, un coup franc à 22 mètres offrait au capitaine tricolore l’occasion de se mesurer à nouveau en duel de capitaines avec Dino Zoff, quatre ans après le numéro de Michel à Naples, avec deux coups francs qui firent mouche : un validé, l’autre à retirer (2-2 final). Le ballon parti vers la lucarne droite fut claqué d’une manchette sublime sur une détente étonnante du portier de la Juve âgé de 40 ans ! Mais après trois corners intéressants (dont une tête de Trésor repoussée sur la ligne par Bergomi, 39e), René Girard, pressé par Marco Tardelli, manquait sa passe sur Didier Six, interceptée par Bruno Conti qui filait côté droit. L’ailier de la Roma décalait vers l’axe pour Rossi qui trouvait dans la surface Gaetano Scirea délaissé par Amoros. Après un court échange avec Bergomi, le libero de la Juve ajustait une passe en retrait à Tardelli qui, en déséquilibre, parvenait à frapper du gauche une demi-volée puissante partie se ficher sous la lucarne gauche d’Ettori : 2-0.

Triomphe italien venu aussi des lignes arrière...


Un contre bien mené qui révélait la terrible efficacité d’une Italie qui aura largement construit ses succès à partir de ses lignes arrière, grâce à l’apport offensif de Gentile, Scirea et Cabrini et aux impulsions tranchantes d’Oriali. Alors qu’on pensait l’affaire pliée, Platini jouait un long coup franc rapide vers Didier Six, parti dans le dos de Bergomi. L’attaquant de Stuttgart contrôlait à l’entrée des 16 mètres et plaçait une mine instantanée que Dino Zoff ne pouvait que repousser : une aubaine pour Soler qui reprenait en se jetant à terre, du bout du pied sous la barre, malgré un tirage de maillot de Gentile ! Enzo Bearzot fulminait, mais sans rien dire, la main crispée sur sa pipe demeurée éteinte. Juste avant la mi-temps, la France se donnait le droit de rêver. C’est donc sur ce 2-1 un peu inespéré que l’arbitre brésilien, M. Arnaldo Cézar Coelho, sifflait la pause. En seconde période, Michel Platini cédait sa place au dernier milieu valide, Jean-François Larios. Mais rien à faire : face à des Bleus de plus en plus émoussés (Bossis perclus de crampes), la Squadra contrôlait le jeu avec un Tardelli en mode moderato au milieu. À l’heure de jeu, Hidalgo tentait le tout pour le tout en faisant entrer l’attaquant monégasque Alain Couriol à la place de Giresse, complètement éteint. Bearzot, lui, remplaçait Graziani, auteur d’une frappe en poteau extérieur, mais blessé ensuite à l’épaule, par Alessandro Altobelli.



À la 82e, un nouveau contre envoyait Bruno Conti lancé côté droit à l’assaut d’une défense dégarnie. Une passe en retrait trouvait Altobelli tout seul au point de penalty qui se jouait de Jean-Luc Ettori d’un crochet extérieur avant de frapper entre Janvion et Trésor dans le but vide : 3-1 ! Ce coup-ci, c’était la bonne : tout le banc transalpin se ruait sur le buteur, tandis que dans la tribune présidentielle, Sandro Pertini, 86 ans, hilare, levait les bras en se dandinant joyeusement ! Quatre minutes plus tard, l’Italie remportait sa troisième Coupe du monde, après les succès de 1934 et 1938. Michel Hidalgo et Enzo Bearzot se tombaient dans les bras, en se complimentant mutuellement avec chaleur et sourires... La Squadra Azzurra rejoignait le Brésil avec trois couronnes mondiales après un premier tour calamiteux et une qualification arrachée grâce à un but marqué de plus que le Cameroun. Dino Zoff, survivant des fiascos de 1974 et de 1978, pouvait brandir le trophée doré dans la nuit madrilène. Côté français, aucun regret à avoir. Ni larmes ni têtes baissées... Trop diminuée et surclassée par une Italie supérieure dans toutes les lignes, l’équipe de France 1982 a enfin fait oublier celle de 1958 en parvenant à une finale de Coupe du monde acquise en terrassant la RFA au terme d’un nouveau « match du siècle » . Dommage que Michel Hidalgo n’ait pu aligner son Carré magique à Madrid, une trouvaille tactique qui fait naître de grands espoirs pour l’Euro 1984 organisé en France... L’Élysée annonce que Bleus défileront le lendemain, mardi après-midi, sur les Champs-Élysées avant d’être reçus par François Mitterrand.

Par Chérif Ghemmour
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