Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 28 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. //
  2. //
  3. // Wolverhampton-Villa

Et si Grealish devait tout au foot gaélique ?

Décisif toutes les 81 minutes en Premier League et rayonnant lors de ses premières représentations sous le maillot anglais, Jack Grealish enchante. À 25 ans, le capitaine d’Aston Villa est en train de mettre tout le monde d’accord. L’occasion de se pencher sur son passé de footballeur gaélique, loin d’être étranger à sa réussite actuelle.

« Que ce match reste gravé dans vos mémoires comme celui où vous avez failli attraper le capitaine Jack Grealish. » Ainsi pourrait-on résumer la quasi-totalité des sorties des Villans, cette saison. Si le club de Birmingham est redescendu de son nuage ces dernières semaines, son skipper, lui, continue de tutoyer les sommets. Insaisissable, au moins autant que le capitaine du Black Pearl, l’héritier des Peaky Blinders affiche des stats à faire pâlir bon nombre de milieux offensifs - cinq buts et cinq passes décisives, en dix matchs de Premier League.


Des temps de passage largement supérieurs à ceux de l'exercice précédent, qu'il avait bouclé avec huit buts et cinq assists. Un rythme effréné, surtout, plus rapide encore que celui d'Eden Hazard lors de sa meilleure saison outre-Manche (seize buts et quinze passes décisives, en 2018-2019). Des stats, mais aussi un flow incomparable et une audace que tout le Royaume a pu admirer cet automne sous le maillot des Three Lions contre la Belgique. Tout ceci en partie grâce à un sport faisant fureur en Irlande, mais méconnu en Europe continentale : le football gaélique.

Harder, better, stronger


Le jeune Jack Grealish s’adonne à cette pratique dès ses huit ans, ce qui semble logique vu ses origines irlandaises. Au pays du trèfle comme chez son voisin du Nord, le football gaélique demeure en effet incontournable. Martin O'Neill, Pat Jennings, Seamus Coleman ou Shane Long peuvent en témoigner. Le capitaine de l’équipe de France Antoine Duros décrit la discipline, savant mélange football/rugby/handball, de la manière suivante : « C’est un sport très complet qui allie mains et pieds, toutes les passes doivent être frappées au pied ou à la main. On peut marquer entre les perches ou dans le but, et il y a beaucoup de déplacements. Ça réunit le côté mise en mouvement permanente du rugby et la maîtrise du ballon avec les mains et les pieds, des notions de hand et de foot. »


Le football gaélique est aussi, et surtout, synonyme d’intensité. « C’est hyper exigeant parce qu’on n’a pas de hors-jeu comme au foot, donc on utilise l’ensemble de l’espace de jeu, poursuit le Tricolore. Les terrains peuvent faire jusqu’à 145 mètres de long, avec quinze joueurs dans chaque équipe. Les espaces d’évolution sont hyper importants, il faut un gros volume de jeu. Pour moi qui ai pratiqué les deux sports, en matière de volume, on est sur deux fois plus d’effort. L’importance du cardio est énorme, parce qu’on a peu de temps morts. Généralement, ça joue et c’est priorité au jeu, donc on est tout le temps en mouvement. » Justement : si Jack Grealish brille aujourd’hui en Premier League, c’est en grande partie grâce à son activité. Au four et au moulin, le Villan parcourt plus de dix kilomètres par match en moyenne. Un gros volume de jeu, donc, au service de la créativité.

Jack et le solo magique


Parmi les meilleurs joueurs du Royaume en matière d'occasions créées ou dribbles réussis, le milieu offensif de 25 ans fait la pluie et le beau temps du côté de Birmingham. Étiqueté comme le danger numéro 1, Grealish est d’ailleurs le joueur du championnat anglais qui subit le plus de fautes. Près de cinq par rencontre, en moyenne. Une constante puisque c'était déjà le cas en Championship en 2018-2019, alors qu'il avait manqué un tiers de la saison pour cause de blessure. Tout sauf une surprise pour Niall Grace, qui l’a côtoyé à l’école et sur les terrains : « Il faisait beaucoup de différences, avec le ballon. Il était très bon dans le solo (jongler avec le pied pour poursuivre sa course et ne pas faire une faute de marcher, N.D.L.R.), gagnait beaucoup de duels et marquait beaucoup de points. Il adorait dribbler et éliminer, comme aujourd'hui avec Aston Villa. »


Président du John Mitchels Club, qui a accueilli l’ovni, Kevin McGinnity appuie : « Il était celui qui provoquait le plus de fautes parce qu’il était le meilleur, ses adversaires essayaient de l’arrêter comme ils pouvaient. Il était capable de contrôler le ballon, et de se sortir de beaucoup de situations compliquées. » Et Antoine Duros d’embrayer, au sujet de ces qualités : « Comme en basket, il y a beaucoup de un-contre-un. D’où le fait de provoquer nombre de fautes. En foot gaélique, on essaie beaucoup d’éliminer ou de passer son adversaire en individuel. Il y a aussi cette notion de toujours aller vers l’avant, de toujours provoquer. »

Costaud partout


Toujours provoquer puis encaisser, les contacts étant plus virils et le coup de sifflet de l’arbitre moins facile en foot gaélique. « Il y a des contacts dans les sports gaéliques qui ne sont pas supposés exister à un jeune âge, mais ça endurcit. Pour un garçon de sa taille, assez petit, Jack était très costaud et il s’en sortait bien. S’il était envoyé à terre, il se relevait et continuait, note Kevin McGinnity. Les duels à l’épaule ont une très grande place dans le foot gaélique, cela participe à en faire une excellente base pour de nombreux autres sports, dont le foot. »



De quoi s’étoffer physiquement, d’autant plus en croisant régulièrement des adversaires habitués au rugby, mais aussi mentalement. « Cela l'a vraiment aidé, parce qu'il recevait des coups ici et là, confirmait son père au Birmingham Mail, en 2019. C'est brutal, comparé au football. Gordan Cowans (ancien entraîneur d'Aston Villa, N.D.L.R.) m’a demandé une fois pourquoi Jack était si bon pour anticiper les tacles, et c'est le football gaélique. C'est probablement pour cela qu'il est si fort, aujourd'hui. »

De Croke Park à Wembley


Ce même sport qui lui a permis de découvrir la plus grande scène, et d’y briller. En ce jour d’août 2009, le teenager est présent sur la pelouse du mythique Croke Park à la mi-temps d’un match de championnat. Il marque un point pour l’équipe du comté du Warwickshire, devant quelque 80 000 spectateurs. Six années plus tard, c'est cette fois Wembley qu'il illuminera de sa classe à l'occasion d'une demi-finale de Cup contre Liverpool. « Il aurait pu faire carrière en foot gaélique, mais le football est dans ses gènes, estime Niall Grace. Et puis, si vous avez à choisir entre le foot gaélique ou la Premier League, tout le monde choisirait la Premier League. » Choisir, c’est renoncer. Mais pas oublier.


Les années ont passé, et Grealish n’a ainsi rien effacé. Victime d’une double fracture à la jambe fin septembre, Niall Grace a eu la bonne surprise de recevoir un message de son ancien coéquipier : « Il m’a contacté après mon opération, pour me souhaiter de me remettre vite. Je ne m’attendais pas à ça, c’était très sympa de sa part. » Kevin McGinnity ne s'en étonne pas : « Il est toujours impliqué auprès du club, il envoie des messages même s’il est très occupé et c’est un bel ambassadeur de ce sport fantastique » , sourit-il. Un sport qu’il a quitté à quatorze ans pour se concentrer sur le ballon rond, avec la réussite que l’on connaît. Loin des pieds, toujours près du cœur.



Par Quentin Ballue Tous propos recueillis par QB, sauf mentions
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.

Dans cet article


Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons