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Et Lucas mua

Très souvent critiqué pour son manque d’efficacité et sa bêtise tactique, Lucas Moura, 21 ans, est en train d’apprendre le football européen. Depuis janvier, l’ailier brésilien rend des copies intéressantes. Même si on est encore loin du crack annoncé, il se passe quelque chose avec l’ancien joueur de São Paulo.

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. » Assurément, l’ancien président de l’Assemblée nationale Edgar Faure aurait aimé voir jouer Lucas Moura. Mais le sénateur du Jura a cassé sa pipe quatre ans avant la naissance du jeune Brésilien. Parce que depuis le 1er janvier, il semblerait que le numéro 29 du PSG ait pris de bonnes résolutions. Un an après son arrivée en grande pompe dans la capitale - 45 millions d’euros, réputation YouTube flatteuse, international, etc – Lucas n’avait toujours pas convaincu. Un match énorme au Mestalla en février 2012 et puis plus rien. Pas de but. Des dribbles compliqués et superflus. Une aptitude à défendre proche du néant et un agacement permanent pour les suiveurs du club francilien. Bref, on commençait à s’impatienter devant les dribbles stéréotypés et inutiles d’un mec pourtant piqué au nez et à la barbe du grand Manchester United.

Et puis 2014 est arrivé. Miracle, Lucas a commencé à jouer avec son cerveau. Le déclic a eu lieu contre Bordeaux. Pendant une heure, le Brésilien a pourtant fait sa spéciale, c’est-à-dire n’importe quoi. Après un nombre incalculable de centres aussi forcés qu’imprécis, Lucas délivre enfin un caviar pour Ibrahimović. But. Ses coéquipiers ne s’y trompent pas et viennent le féliciter chaleureusement plutôt que le Suédois. Avant ce but, où pour la première fois il a levé les yeux avant de centrer, Lucas était une énigme, pour ne pas dire un flop. 100 % de mauvais choix. Tout le temps. Le mec dribblait quand il fallait décaler, décalait quand il fallait passer, bref, tactiquement, il jouait constamment à l’envers.

Alors, quand il délivre deux passes décisives contre Bordeaux, Laurent Blanc se dit qu’il s’est passé quelque chose : « Il marque des points, mais il pourrait en marquer beaucoup plus. Il est intéressant par sa vitesse d'exécution et ses dribbles. Contre Bordeaux, il fait marquer deux buts. C'est très bien, mais j'aurais aimé qu'il soit récompensé par un but pour lui. C'est un artiste, un jeune joueur. Il a progressé tactiquement même si c'est quelque chose dont il a seulement entendu parler depuis son arrivée en Europe. Il fait des choses incroyables avec le ballon, mais le foot c'est une équipe. Il fait des efforts. » Dans les propos du coach, il y a à boire et à manger, mais une chose est certaine, Lucas est sur la bonne voie.

Laure Boulleau et Google trad

Force est de constater que Lucas Moura découvre vraiment le football depuis un an. Il lui a fallu bosser sa formation et réapprendre les bases : placement défensif, pressing, coulisser avec le latéral, conserver la balle, perforer. Bref, bienvenue en Europe, mon petit père. Cette saison, même s’il n’est pas un titulaire indiscutable, il présente une feuille de stats tout à fait correcte pour un mec censé être à côté de son football : 3 buts, 7 passes en 21 matchs et seulement 11 titularisations. Pas mal, mine de rien. Finalement, le joueur a su se rendre utile en simplifiant son jeu. C’est la fin de la mascotte qui servait d’otarie avec un ballon, le joyeux drille qui gueulait avec son accent « Champions, mon frère » et qui envoyait du Google traduction avec des cœurs pour séduire Laure Boulleau, la joueuse des féminines du PSG, sur Internet.


Lucas est aujourd’hui un homme qui n’a plus le droit à l’erreur et qui, par la force des choses, a dû aller à l’essentiel, à savoir l’efficacité. Sa lente adaptation au football du Vieux Continent a également donné lieu à sa mise au placard de l’équipe du Brésil. Tricard, il n’a plus été rappelé depuis la Coupe des confédérations. À quatre mois du Mondial qui se déroule à la maison, Lucas a un challenge en vue. Pour y parvenir, il peut compter sur la colonie brésilienne du club. Proche de Marquinhos, c’est surtout auprès de Maxwell que le milieu de terrain progresse. Le latéral gauche prend plaisir dans son rôle de grand frère. « Au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de côtoyer des joueurs qui m’ont donné des conseils. J’essaie de faire la même chose. Lucas est une personne fantastique. C’est compliqué de s’adapter lorsqu’on débarque en Europe aussi jeune. Je ne me permettrais pas de me considérer comme un père ou un frère, mais j’essaie de lui transmettre un peu de mon expérience » , disait le Brésilien dans un point presse organisé par un sponsor mi-février.

En tout cas, la blessure d’Edinson Cavani a fait du bien au joueur. Le Matador sur le flanc, Lucas ne pouvait plus se planquer et s’est vu offrir du temps de jeu. Dans ce schéma à trois, il doit impérativement s’imposer à ce troisième poste offensif, celui du déstabilisateur-passeur. En un mois et demi, le joueur a déjà posé son empreinte sur le jeu parisien, notamment sur coup de pied arrêté où il a délivré de nombreux caviars à ses copains. Et il y a du mieux dans le jeu, aussi. À Leverkusen, mardi, c’est lui qui décale Cabaye sur le dernier but. Tout n’est pas parfait, bien entendu, puisque certains défauts sont encore tenaces. Son principal problème ? Il ne frappe pas assez, et, surtout, il ne cadre quasiment jamais. Mais avec le vent qui tourne, cela devrait rentrer.

Par Mathieu Faure
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