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  1. // TdC
  2. // OM/PSG (0-0, 5-4 tab)

Et de trois pour l'OM...

Au terme d'un match franchement peu emballant, l'Olympique de Marseille, diminué en attaque, s'est adjugé son troisième titre de l'année, le Trophée des Champions.

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On ne va pas se mentir. Jouer ce match à Radès ne servait à rien, la rencontre n'avait que peu d'enjeu et pour seul but de préparer les équipes pour le début de saison. Souvenons-nous d'Antoine Kombouaré qui avait déclaré avant la rencontre que son équipe n'était pas prête.

Reste que l'occasion de voir l'OM et le PSG à Radès risque de ne pas se représenter avant longtemps. Voilà pourquoi ils étaient plus de 56 000 au stade du 7 novembre. Sur le terrain, on note l'absence de Mbia, Niang, Heinze et Brandao côté marseillais. Ben Arfa et Cheyrou sont eux sur le banc. Faut-il y voir un signe pour la saison à venir ? Sans doute quand on sait que Didier Deschamps ne compte pas forcément sur eux. Côté parisien, seul Hoarau manque à l'appel. Les joueurs de la Capitale arborent pour le coup leur beau maillot rouge, confectionné pour les 40 ans du club. Soyons francs, on dirait le Stade Rennais. Les Marseillais évoluent en blanc - quand on voit leur maillot bleu, on comprend pourquoi.

Le début de match est légèrement à l'avantage des Parisiens. Sessegnon semble très affuté et a, semble-t-il, pris du plomb dans la cervelle au cours de l'inter-saison puisqu'il lâche rapidement son ballon de façon impeccable. Si au bout d'un quart d'heure de jeu aucune occasion franche n'est à dénombrer, les deux équipes font bien tourner le ballon en dépit d'un manque de condition physique évident. Bref, excepté quelques frappes sans aucun danger il n'y a rien à se mettre sous la dent. Ah si ! Lolo Blanc est présent pour racler les fonds de tiroir et Edel se dit que la saison va être longue sur le banc. Le fait marquant de cette première période restera le claquage de Souleymane Diawara à la 45ème alors qu'il était à la poursuite de Luyindula. C'est moche.

La deuxième mi-temps reprend donc avec Leyti N'Diaye à la place de « Souley » . Pendant ce temps, Christophe Lemaitre devient champion d'Europe du 100 mètres en 10''11. En Tunisie, Mamadou Sakho s'occupe d'un Lucho Gonzalez en jambes depuis le début de la rencontre en allant le démembrer au milieu de terrain d'un tacle glissé particulièrement virulent. A l'heure de jeu, Radès a l'occasion de s'embraser pour la première fois de la rencontre avec la rentrée de l'enfant du pays, Hatem Ben Arfa à la place de Mathieu Valbuena. À peine entré sur le pré, le franco-tunisien enflamme le stade et prouve à Didier Deschamps et Laurent Blanc que son talent est intact. Prends ça France 98. En revanche, les changements d'Antoine Kombouaré sont beaucoup moins judicieux, lui qui sort un bon Sessegnon et laisse Luyindula sur le terrain alors que ce dernier semble trainer une mononucléose. Sinon ? Bah on attendait les tirs au but et on les a eu malgré une fin de rencontre plus animée.



Luyindula et Giuly manquent leur tir côté parisien, signe que la fin est proche, tandis que seul Lucho rate le sien en faisant une passe à Greg Coupet. N'importe quoi ce tir, d'ailleurs. Au final, l'OM bat le PSG (0-0, 5 tab 4) et remporte son 3ème trophée en 2010 après le championnat et la Coupe de la Ligue. « On prend tout » lâche José Anigo à la fin de la rencontre. La question étant de savoir combien de supporters vont fêter ce sacre sur la Canebière cette nuit.




Sylvain Michel

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