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Est-ce normal de ne plus s'enflammer devant un Milan-Juve ?

Dix victoires sur les onze derniers matchs de Serie A côté bianconero face aux Lombards, un gouffre qualitatif qui sépare les deux effectifs, une stabilité économique et une vision à long terme pour l'un, une gestion en eaux troubles pour l'autre... Voilà des années que la Juve et le Milan ne boxent plus dans la même catégorie. Et si l'un des plus grand classiques de la Serie A n'était pas, quelque part, devenu un match comme un autre ?

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Aussi grandiose fut-il, ce match-là ne s'est jamais vraiment vu affubler d'un surnom. Face à l'Inter, la Vieille Dame dispute bien le derby d'Italie, un duel toujours gratiné d'une haine entre deux clubs qui ne peuvent plus se piffrer depuis le Calciopoli. Mais les matchs entre Rossoneri et Juventini ont quant à eux surtout et longtemps été une glorieuse histoire sportive entre la Juventus, monarque souverain dans la Botte – comme en attestent ses Scudetti en pagaille – et le Milan, empereur italien du football continental avec sept C1 en poche. Mais ça, c'était avant. Avant que la Juve ne grossisse sportivement et économiquement année après année et ne prenne une avance considérable sur ses rivaux historiques. Tout particulièrement sur Milan, qui, lui, a rétréci depuis le début de la décennie en cours.

Choc miniaturisé


Alors, est ce qu'un Milan-Juve, comme celui qui nous attend ce dimanche soir, vaut vraiment le détour ? Nostalgie et souvenirs mis à part, la question est légitime sur le plan sportif. Depuis le premier titre juventino du début de l'ère Conte en 2011-2012, le bilan est catastrophique pour les Lombards lorsqu'ils croisent la route de la Juventus : deux victoires pour onze défaites et un petit match nul en Serie A. Seul petit rayon de soleil : cette victoire en Supercoupe d'Italie en 2016-2017 aux tirs au but face aux Bianconeri. Une maigre consolation pour les Lombards, alors que depuis plus de sept ans les oppositions entre les deux clubs ne font pas franchement la part belle au suspense. Et la dynamique ne semble pas près de s'inverser. Chaque année, la Vieille Dame semble gagner en dimension sur le pré – en attestent les recrutements de Cristiano Ronaldo, Cancelo et même le retour de Bonucci – comme côté finances, comme l'illustre son chiffre d'affaires en hausse constante depuis plusieurs saisons.



En face, Milan fait au mieux du yo-yo. Si Gattuso a redressé la barre d'un vaisseau rouge et noir que Vincenzo Montella avait dû abandonner en cours de saison dernière, le Diavolo navigue toujours à vue. La faute en incombe évidemment à une direction incapable de déceler les insuffisances financières que dissimulaient les ex-nouveaux repreneurs chinois, qui avaient mis la patte sur Milan en 2017. De quoi placer le club dans une situation délicate, qui a même failli le forcer à dire bye bye à la C3 l'été dernier. Dans un tel contexte, la reprise en main du Milan par le fonds Elliott a permis au club de sortir la tête de l'eau et de réaffirmer quelques ambitions sur le plan sportif, en recrutant successivement Higuaín, Diego Laxalt ou Caldara. Le futur de la formation lombarde reste cependant incertain, Elliott ayant probablement en tête de vendre le club à moyen terme en réalisant une plus-value. Une situation qui contraste aussi avec celle de l'ennemi interista, propriété du très puissant groupe chinois Suning. Une entreprise dont la capacité d'investissement comme l'engagement à plus long terme au sein du club nerazzurro semblent ne plus trop faire de doute, ce qui pourrait bien permettre à l'Inter de se réaffirmer comme le grand rival de la Vieille Dame dans les années à venir.

Déséquilibres massifs


Si l'avenir milanais est relativement flou, le présent n'est par ailleurs pas forcément beaucoup plus clair. Stylistiquement, le Milan de Gattuso se cherche, notamment tactiquement : aucune formation (que ce soit le 4-4-2, le 3-5-2 ou le 4-3-3) n'a encore donné pleinement satisfaction à l'heure où les Lombards, neuvième défense de Serie A, souffrent d'un manque évident de solidité derrière. L'attaque, portée par les exploits individuels de Suso et l'efficacité d'Higuaín, affiche meilleure mine. Reste que les Milanais, quatrièmes, savent qu'ils se prendront en plein dans la tronche ce dimanche une Juventus forte de certitudes aux quatre coins du pré et désireuse de se racheter de sa défaite face à Manchester United en C1 (qui ressemble plus à un accident de parcours qu'à une vraie contre-performance).


Les Bianconeri pourront par ailleurs profiter du probable retour de Mario Mandžukić dans le onze type, lequel pourra apporter le soupçon de finition qui a pu manquer aux Piémontais face aux Red Devils mercredi dernier. Gattuso, qui n'a pas la même profondeur de banc qu'Allegri, devra lui entre autres faire face aux blessures de Biglia, Bonaventura et Musacchio. Pas de quoi inciter à l'optimisme les tifosi milanais, qui pourront toujours se dire qu'une défaite face à l'ogre turinois n’empêchera pas le Diavolo de tenter d'accrocher l'objectif énoncé par le club cette saison : retrouver la Ligue des champions. Une compétition que la Juve ambitionne, elle, de remporter. Un ultime signe, qu'aussi mythique soit-il, ce duel Milan-Juve voit s'affronter deux clubs qui n'évoluent définitivement plus sur les même longueurs d'onde.

Par Adrien Candau
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