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Islande in the dark

Toutes les belles histoires ont une fin. En pleine déconfiture sportive, ébranlée par plusieurs scandales impliquant des héros nationaux, l’Islande vit un retour sur terre plombant après des années de gloire. Un rebond est-il possible ? Une chose est sûre. On ne devrait plus subir cette saloperie de clapping pendant quelques années.

Novembre 2017. L’Islande et ses 370 000 habitants perdus sur un caillou au milieu de l’Atlantique-Nord célèbrent la qualification de leur sélection à la Coupe du monde en Russie. Un peuple clappe à l’unisson de ses onze joueurs pour fêter l’exploit. Un an et demi après avoir étonné l’Europe et éliminé l’Angleterre lors de l’Euro, l’état nordique devient le plus petit pays à accéder à la grand-messe mondiale. L’équipe est alors la coqueluche de ceux qui aiment les contes de fée. À leur crédit, l’épopée islandaise contient tous les ingrédients qui font ce qu'on appelle une « belle histoire » . Il y est question pêle-mêle de football vrai, de Vikings au grand cœur, de supporters exemplaires et d’un sélectionneur dentiste.



L’adage veut que les choses aillent vite dans le football. Quatre ans plus tard, c’est donc une sélection en déperdition qui s’apprête à accueillir l’Arménie ce vendredi soir à Reykjavik. Une victoire, un nul et neuf défaites lors de ses onze derniers matchs officiels, 25 buts encaissés pour 9 marqués. C’est le bilan affligeant présenté par l’Islande. Mais comment a-t-elle pu passer en trois ans à peine du clapping et du frisson des grands exploits à la cinquième place du groupe J ?

Un seul dentiste vous manque et tout est dépeuplé


Pour Daði Rafnsson, ancien responsable de la formation du FC Breidablik, l’un des meilleurs clubs dans ce domaine en Islande, et qui a également œuvré pour la fédération, la réponse est avant tout sportive. L’Islande aurait été victime de son propre succès. Tentatives d’explication : « Après la Coupe du monde 2018, c’était le moment de commencer à remplacer la génération dorée par de jeunes joueurs. Or nous avons disputé la Ligue des nations en affrontant des équipes comme l’Angleterre ou la Belgique. Ce qui n’est pas idéal pour lancer des jeunes de 18-19 ans sans expérience dans le grand bain. Ce que nous pouvions faire quand nos adversaires étaient Malte ou Chypre. Résultat, le changement de génération a été décalé. » Et les résultats ont été catastrophiques. Dans le groupe A de la Ligue des nations avec tous les cadors, l’Islande a fini deux années de suite dernière de sa poule sans prendre un seul point. Le changement générationnel est toujours un moment complexe. Confronté à une fin de cycle, l’Islande a dû user jusqu’à la corde ses leaders sans pouvoir les remplacer.



Autre souci selon Rafnsson, la population islandaise étant composée de seulement 370 000 habitants, le vivier est bien plus restreint que pour d’autres pays. Difficile donc de constituer un groupe de 25 joueurs capables de disputer 3 matchs en quelques jours contre les ogres continentaux. D’autant que l’Islande n’a pas su trouver de guide à la hauteur de l’immense Lars Lagerbäck et de son successeur Heimir Hallgrímsson. Résultat, alors que le sélectionneur actuel, Viðarsson, victime de son manque d’expérience et de sa médiocrité (dixit les observateurs islandais) patauge, de nombreuses voix réclament le retour du Suédois et du dentiste. En vain.

Une belle histoire qui part en couille


L’autre facteur de ce brutal atterrissage est lui nettement extrasportif. Trois des piliers de la sélection ont récemment été impliqués dans des affaires de mœurs. Le capitaine Aron Gunnarsson est accusé de viol, le meilleur buteur de la sélection Kolbeinn Sigþórsson est au centre d’un scandale de violence et de harcèlement sexuel. Quant à Gylfi Sigurðsson, le meilleur joueur de l’équipe, il est sous le coup d'une enquête pour abus de mineur(e)s en Angleterre. En Islande, le scandale est énorme, le traumatisme national. Le pays pionnier en matière d’égalité hommes-femmes, qui a construit son modèle de société sur l’égalitarisme et l’exemplarité est sous le choc. Résultat, tout le board de la fédération, dont certains membres étaient au courant des affaires avant qu’elles ne soient rendues publiques, a dû démissionner. Les répercussions sont énormes aussi bien pour les gens qui avaient érigé les joueurs en question au rang de héros nationaux qu’au point de vue sportif. La belle histoire n’est plus. Reste à savoir si l’Islande s’en relèvera.



La plupart des médias européens ont vite fait de présenter le succès récent de l’Islande avec une dose parfois agaçante de condescendance et d’exotisme comme l’épopée pleine de bravoure d’une bande de Vikings conquérants, mais limités. Or les résultats incroyables du pays nordique relèvent avant tout d’une vraie politique de formation et ne doivent rien au hasard : « C’était avant tout une excellente équipe de football. L’une des mieux organisées et des meilleures défensivement pendant quatre ou cinq ans. Il ne faut pas sous-estimer le travail qui a été effectué » , défend Rafnsson. Les résultats actuels de l’Islande, déjà quasiment éliminée de la course au Qatar, soulèvent d’ailleurs une autre question. L’Islande est-elle de retour à son vrai niveau ou le coup de bambou est-il passager ? Rafnsson veut croire en la seconde hypothèse. Selon lui, l’Islande dispose d’une génération de jeunes joueurs encore plus talentueuse qu’il y a une dizaine d’années. Parmi eux, Andri Guðjohnsen, fils d’Eidur qui évolue avec la réserve du Real, Kristian Hlynsson de l’Ajax ou encore Ísak Bergmann Jóhannesson du FC Copenhague. Tous ont moins de 20 ans et incarnent la relève d’une sélection qui pourrait bien refaire parler d’elle. À condition d’être patients.

Par Arthur Jeanne
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