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« L'Euro 2000 a mis fin au cliché de la Belgique défensive »

La Belgique restera à jamais la première nation hôte de l'histoire à avoir trépassé au premier tour d’un Euro. Pourtant, le défenseur Eric Deflandre se souvient d’un niveau de jeu pas si dégueulasse qu’on pourrait le penser.

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Quand la Belgique démarre la préparation de son Euro, elle sort d’un mondial 1998 raté et doit digérer le départ de piliers comme Enzo Scifo et Franky Van Der Elst. L’atmosphère est-elle saine à ce moment-là ?
C’est vrai que le tournoi français a été une déception : on n’a pas été battus, mais on s’est fait sortir du tournoi en partageant contre la Corée du Sud (qui avait encaissé huit buts en deux matchs, N.D.L.R.). Et puis il y a eu quelques tensions pendant ce mondial, notamment entre Scifo et le sélectionneur Georges Leekens. Mais on a dû avancer, et avancer sans gros matchs puisqu'on a enchaîné les amicaux. Il y a eu pas mal de contre-performances contre la Bulgarie, la Grèce ou l’Égypte. Ça n’a pas fait plaisir et ça nous a peut-être été préjudiciable avec le temps, parce que ce sont des rencontres où l’entraîneur fait beaucoup de changements, ce n’était donc pas évident de trouver un équilibre. L’atmosphère n’était pas très bonne pour démarrer la prépa de l'Euro, mais il y a eu une constante évolution jusqu’à la Coupe du monde 2002.

Après un bilan de 2 victoires, trois nuls et six défaites depuis le Mondial, le sélectionneur Georges Leekens est remplacé en août 1999. Quelle a été l’importance de son successeur Robert Waseige pour ressouder cette équipe ?
Il a surtout axé son discours sur le besoin de faire des résultats avant l’Euro. Derrière, c’était une forte personnalité avec de l’humour, mais aussi de la susceptibilité. J’aimais bien faire des petites blagues avec certains coéquipiers et dès qu’il entendait des rires, il croyait qu’on se moquait de lui. Quand il recevait un ballon sur la tête à l’entraînement, il se retournait automatiquement vers moi en pensant que je l’avais fait exprès... ce qui était parfois vrai. Mais tout se faisait dans un très bon état d’esprit, Robert était toujours à fond derrière son groupe de joueurs et on riait aussi souvent ensemble.

L’Euro 2000 a été une étape dans la quête d’une cohésion totale du groupe ?
Ouais voilà, c’était une étape : j’ai vraiment senti que les relations commençaient à être au beau fixe. Maintenant, on n’avait pas pour objectif de se préparer pour le Mondial 2002 : on voulait être prêt pour ce tournoi chez nous. Malgré tout, je n’en garde pas un sentiment super négatif parce qu’on a réussi deux matchs sur les trois disputés. On a un peu mis fin au cliché de la Belgique défensive : je me souviens que les deux arrières latéraux participaient beaucoup offensivement, notre ailier Bart Goor avait d’ailleurs réussi un très bon tournoi. Certains joueurs sont ressortis plus forts individuellement de cette compétition.

« On n’était quand même pas dans les meilleures nations à ce moment-là, il fallait qu’on se construise. »
Avec un œil extérieur, on se dit que l’Euro 2000 des Diables rouges est un fiasco vu l’élimination durant les poules, mais quand on creuse un peu, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le cas...
Chez nous, on n’a quand même pas été assez performants, mais je crois qu’on a disputé des matchs de qualité : un très bon contre la Suède, un assez bon contre une excellente équipe d’Italie, puis évidemment, face à la Turquie, ça a été plus compliqué. On ne s’attendait pas à être mis en difficulté par cette formation.

Pourquoi ?
On ne pouvait pas perdre. Le fait d’avoir besoin d’un match nul contre la Turquie pour se qualifier alors qu’on était à domicile et qu’on avait pas mal joué lors des deux premiers matchs a fait qu’on ne s’attendait pas du tout à passer à la trappe. On n’avait pas ressenti le stress contre la Suède parce qu’on a gagné en jouant bien, ni contre l’Italie parce qu’elle était plus forte, mais face à la Turquie, le stress a joué un rôle. Plus on avançait dans le match, plus en sentait que ça allait être compliqué.

La fin du match est complètement folle : alors que la Turquie mène 2-0, la Belgique joue avec cinq attaquants et vous vous retrouvez dans les buts...
Notre gardien Filip De Wilde a pris un carton rouge alors qu’on avait fait nos trois changements. Robert Waseige ne savait pas trop qui mettre à sa place, la discussion tournait un peu en rond et comme j’avais déjà joué quelques fois dans les buts à l’entraînement, j’ai levé le bras pour y aller. Le coach ne savait même pas si je me débrouillais bien ou pas... À ce moment-là, on devait marquer deux buts, on était à dix et les Turcs bétonnaient. Il ne restait que quelques minutes, donc j’ai surtout pensé à ne pas en prendre un ou deux en plus. Je n’ai pas spécialement eu d’arrêt à faire, mais plus tard dans les journaux, j’ai été élu « seul gardien de l’Euro à ne pas avoir encaissé » , ça m’a fait plaisir. (Rires.)



En revanche, on ne peut pas dire que le maillot vous cintrait bien...
Ça ne m’étonne pas. Le maillot de Filip était un peu plus grand, pourtant on disait que j’étais assez costaud. Le maillot, les gants... c’est sûr que je n’étais pas à l’aise.

Par la suite, Filip De Wilde a dit que ses erreurs contre la Suède, puis la Turquie avaient précipité votre élimination. Ce serait évidemment trop facile de lui remettre toute la responsabilité. Mais est-ce que sa première bourde sans conséquence face à la Suède n’a pas pesé sur le groupe ?
Non, je ne pense pas. Personne n’en a voulu à Filip, loin de là. On a réagi en tant qu’équipe et derrière, il a fait un très bon match contre l’Italie.

C’est le match le plus abouti des trois ?

Je pense, ouais. Le film du match n’a pas joué en notre faveur : on a encaissé un but après six minutes, puis l’Italie l’a jouée à l’italienne en défendant bien. On s’est tout de même créé pas mal d’occasions grâce à notre pressing, au point que les Italiens ont dit après le match qu’ils avaient eu de la réussite pour l’emporter. Maintenant, ils avaient des joueurs individuellement supérieurs à nous, il ne faut pas se le cacher, c’était donc logique que l’on s’incline.

Tout au long du premier tour, les Diables rouges étaient basés à Lichtaart, pas très loin d’Anvers. Comment c’était de vivre isolés à une heure de chez soi ?
On était logés dans une sorte de village de vacances dans les bois, c’était pas mal. Mais la famille est venue nous rejoindre, comme elle l’avait fait au mondial 1998 – on était allés à Euro Disney le lendemain de notre match contre les Pays-Bas. On a fait un barbecue, c’était sympa de revoir tout le monde.



Vous avez suivi le reste du tournoi après l’élimination ?
Pas tellement, j’étais dégoûté d’être éliminé. Je suis parti assez rapidement en vacances à Tenerife, donc je ne me suis pas pris trop la tête avec l’Euro. Je ne pense même pas avoir vu la finale, j’ai seulement regardé la demi-finale entre les Pays-Bas et l’Italie.

La génération belge actuelle est assez exceptionnelle. Avec le recul, est-ce que l’équipe et donc les prestations de l’Euro 2000 n'étaient pas finalement un peu logiques pour un pays comme la Belgique ?
Si, certainement ! On n’était quand même pas dans les meilleures nations à ce moment-là, il fallait qu’on se construise. C’est seulement après l’Euro qu’une majorité de joueurs sont partis à l’étranger. Il le fallait : le niveau du championnat de Belgique n’était plus extraordinaire, ça se voyait d’ailleurs en Coupe d’Europe où les clubs ne faisaient plus de résultat. Automatiquement, en étant entourés de meilleurs joueurs dans des clubs étrangers, notre niveau de jeu a augmenté. En 2002, on a encore franchi un palier. On n’était peut-être pas le groupe le plus qualitatif, mais on était très soudés, notamment parce que les joueurs étaient pratiquement les mêmes que ceux de l’Euro. Ça nous a permis de disputer un bon Mondial clôturé par un très bon match contre le Brésil en huitièmes de finale.

Propos recueillis par Émilien Hofman
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