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Enrique Sivori : « Maradona avant Maradona »

Ballon d'Or 1961, Omar Sivori s'est éteint il y a exactement huit ans et deux jours, le 17 février 2005. Retour sur la carrière fulgurante de l'attaquant argentino-italien, idole de River et de la Juventus.

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Un exil tragique pour River Plate et l'Argentine. En mai 1957, Enrique Omar Sivori, attaquant des Millonarios et de l'Albiceleste s'engage avec la Juventus Turin. Ses coéquipiers, Antonio Angelillo et Humberto « Bocha » Maschio, gagnent également l'Italie. L'Inter recrute le premier, Bologne le second. Orphelins de ses insaisissables attaquants, River ne gagnera plus un titre pendant 18 ans. Dominatrice en Amérique du Sud, la sélection argentine se fera, elle, humilier lors de la Coupe du Monde 1958, pour son grand retour, vingt-quatre ans après sa dernière apparition. L'Albiceleste s'était tirée une balle dans le pied en excluant les joueurs émigrés de ses rangs. Finalement, Sivori participera bien à la Coupe du Monde, mais en 1962, et sous les couleurs italiennes.

Pendant que River et l'Argentine souffrent, Omar Sivori va conquérir l'Europe. En 1961, une fois naturalisé italien, il est élu Ballon d'or. En compagnie du Gallois John Charles et de Giampiero Boniperti, l'Argentin va former un trio historique. 282 buts inscrits en trois saisons, et trois scudetti, assortis de deux Coupes d'Italie pour la Vieille Dame, à nouveau en fleurs. Buteur, dribbleur et provocateur, Sivori a rendu fous les défenseurs de Serie A. Son fort tempérament lui a aussi valu nombre d'accrochages avec des adversaires. Avec des coéquipiers aussi, qu'il ne ménageait pas quand il n'était pas servi comme il se devait, malgré son petit mètre soixante-trois surmonté d'une tête disproportionnée.

« C'est l'un des cinq meilleurs joueurs que j'aie vus dans ma vie »



Sivori, ce sont les autres qui en parlent le mieux. « C'est un génie, a dit de lui Alfredo Di Stefano, son seul défaut est que son goût pour l'exploit individuel l'égare parfois. » Autre membre de la fameuse Maquina, Alfredo Perdenera ne faisait pas dans l'euphémisme au moment de donner son verdict sur les qualités d'"El Cabezon" : « C'est l'un des cinq meilleurs joueurs que j'aie vus dans ma vie. » En 1959, Sivori va retrouver à Turin Renato Cesarini, son ex-entraîneur chez les Millonarios. Cesarini, qui avait conseillé le prodige à la Juventus, est aux anges. « Moi, je demande juste une équipe avec dix inconnus, puis j'aligne Sivori et on est prêts pour être champions. » Sivori a fait profiter de ses plus belles années aux supporters bianconeri. Il n'a que 21 ans quand il débarque à Turin, et 28 quand il quitte la Vieille Dame, la faute à une relation conflictuelle avec l'entraîneur paraguayen Heriberto Herrera.

Après 171 buts en 257 matches, le "grand gaucher", l'un de ses nombreux surnoms, rejoint Naples, fringant promu, en 1965. D'une certaine manière, son temps en Campanie va préfigurer l'ère maradonienne. De par les résultats obtenus par le club parthénopéen et sa relation avec les tifosi. Sivori forme avec l'Italo-Brésilien Altafini un duo intenable, sorte de Maradona-Careca avant l'heure. Pour son retour au sein de l'élite, Naples accroche une troisième place. Une quatrième l'année suivante et un rang de vice-champion en 1968. Mais alors que son corps commence à donner des premiers signes d'essoufflement, le caractère de Sivori ne s'apaise pas avec l'âge, bien au contraire.

33 cartons rouges dans sa carrière


En 1968, il écope de six matches de suspension pour avoir réagi sans mesure au traitement spécial réservé à ses ex coéquipiers de la Juventus. Au total, Sivori a accumulé 33 cartons rouges lors de ses années italiennes. « Sivori était Maradona avant Maradona » considèrent rétrospectivement les supporters napolitains. Il mit fin à sa carrière en 1969, à 34 ans, un genou vacillant ne lui permettant plus de multiplier les arabesques. Légende argentino-italienne, Sivori s'est éteint le 17 février 2005, défait par un cancer du pancréas. Une tribune du stade Monumental, construite grâce à l'argent rapporté par son transfert à la Juventus, porte son nom.

Par Marcelo Assaf, avec Thomas Goubin
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