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Enfin le grand réveil du Dragon chinois ?

Sochaux qui passe sous le giron chinois, c'est une nouvelle preuve que le géant d'Asie semble enfin vraiment s'intéresser à la chose footballistique. Le projet global est vaste et émane directement du gouvernement local : devenir une nation qui compte sur la planète football, que ce soit au niveau des résultats sportifs ou du business. Un objectif pas si inatteignable qu'il en a l'air de prime abord…

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C'était presque une anomalie de ne pas voir les hommes d'affaire chinois s'intéresser plus que ça au football. Si les voisins asiatiques ont depuis longtemps déjà lorgné notamment sur quelques institutions de la Premier League anglaise, eux préféraient s'intéresser à d'autres pans de l'économie du Vieux Continent. Les vignobles français par exemple. Et c'est aussi dans l'Hexagone qu'enfin un club pro européen est passé en totalité sous le giron chinois : le FC Sochaux-Montbéliard, mis en vente depuis longtemps déjà par les proprios historiques, PSA, et qui a trouvé preneur contre sept petits millions d'euros, réglés par une entreprise nommée Tech Pro Technology, basée à Hong Kong et spécialisée dans la fabrication de composants électriques via sa marque Ledus. Un sacré symbole que ce rachat du FCSM, exemple type du club à l'ancienne, très lié au tissu économique local, et qui désormais est devenue une sorte de pionnier en matière de football mondialisé. Faut-il que les supporters locaux s'inquiètent de cette nouvelle donne ou au contraire s'en réjouissent, avec des perspectives de rentrée d'argent frais dans les caisses ? « Ledus définit le FCSM comme un projet marketing, répondait le président du club Denis Worbe, interrogé il y a quelques semaines par France Bleu Belfort-Montbéliard. Ledus veut se faire connaître en Europe et en France à travers le FCSM. Ledus ne se paye pas une danseuse, c'est extrêmement rassurant, car une danseuse on peut s'en lasser assez vite. Là, il y a une légitimité économique derrière ce projet. » Traduction : les Chinois sont à Sochaux clairement plus pour du business que par amour du ballon rond, mais ils devraient a priori la jouer réglo et miser sur du long terme.

Le contre-exemple Birmingham City


Des propos qui incitent pas mal à l'optimisme, même si l'exemple le plus proche de ce qui se trame à Sochaux ces temps-ci a de quoi faire flipper un brin. En 2007, le club de Birmingham City voyait débarquer dans le capital, à hauteur de 30%, un homme d'affaires hongkongais lui aussi nommé Carson Yeung, qui lui aussi était censé redorer le blason de son nouveau jouet. Résultat : un échec, avec une équipe qui a plutôt tendance à régresser et un Yeung forcé de quitter la présidence en 2014, se trouvant coffré par la justice de son pays pour un vaste scandale de blanchiment d'argent… En tout cas la machine semble bel et bien se mettre en branle et si Sochaux est aujourd'hui le seul club européen à être détenu à 100 % par des Chinois, d'autres bénéficient aussi de cette nouvelle manne. C'est le cas bien sûr de l'Atlético Madrid, dont 20% du capital a été acheté récemment par Wang Jianlin, un fameux businessman de Dalian, classé 42e fortune mondiale. C'est le cas aussi du club néerlandais d'ADO Den Haag, détenu pour partie depuis l'an dernier par le groupe pékinois United Vansen Sports Corporation, un géant de l'événementiel qui est notamment responsable de la cérémonie de clôture des JO de 2008. Il a aussi été question un temps de rumeurs d'investissement venus de Chine pour le Milan AC, ainsi que pour Aston Villa.

Le championnat chinois en pleine hype


Et comme l'ingérence du politique dans la sphère économique est de coutume en Chine, cette vague d'investissements dans le monde du football serait en réalité pilotée – ou a minima encouragée – par le gouvernement et son président Xi Jinping, un fan de foot notoire. D'ici 2017, un programme national ambitieux aurait aussi été mis en place au pays pour créer 20 000 nouvelles écoles de foot et former 100 000 nouveaux joueurs. La prise en main de Sochaux, l'un des meilleurs clubs français en matière de formation, n'est certainement pas un hasard… On observe aussi en Chine actuellement un intérêt sans précédent pour le championnat local, naguère boudé, voire moqué, car gangrené par la corruption, et qui aujourd'hui n'a jamais été aussi populaire et passionnant. Quatre équipes se tiennent en 2 points, avec une bagarre suivie en moyenne cette saison par plus de 22 000 spectateurs par match. C'est bien plus que les précédentes saisons, où les affluences plafonnaient autour de 18 000 personnes. Désormais, le championnat chinois est le plus suivi d'Asie, loin devant le sud-coréen, à la popularité en chute libre, et devant aussi le japonais. Guangzhou Evergrande, le fleuron local, champion d'Asie 2013, pourrait devenir le premier club chinois à être coté en bourse. Et même le traditionnel gros point noir du football chinois, son équipe nationale, a retrouvé un peu de couleurs avec un quart de finale disputé à la dernière Coupe d'Asie des nations. C'était son meilleur résultat depuis une décennie. Prochain objectif : se qualifier pour la Coupe du monde 2018 avant, pourquoi pas, d'organiser la compétition dans un avenir plus ou moins lointain. Comme disait l'autre, « quand la Chine s'éveillera… »

Par Régis Delanoë
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