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Covid-19 : les joueurs du PSG ont-ils eu tort d'aller à Ibiza ?

Perturbé par l’apparition de plusieurs cas de Covid-19 au sein de son effectif, le Paris Saint-Germain a laissé ses principaux cadres prendre des vacances collectives du côté de l’île connue pour être la plus festive au monde. Mais est-ce bien une réalité en période de pandémie ?

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« Icardi, Navas et la croisière du Covid » . En page d'accueil de son site internet, le quotidien Olé n’y est pas allé de main morte au moment d’évoquer les vacances estivales collectives d’une partie des joueurs du Paris Saint-Germain. La destination de ce voyage sous le signe de la détente et du partage ? Ibiza, île des Baléares où se réunit chaque année une bonne partie des plus grands noceurs de la planète. « Mauro Icardi et Keylor Navas ont partagé la semaine dernière plusieurs jours dans un luxueux yacht, poursuit Olé. Mais ce n’est pas tout. Sur les photos prises à Ibiza, Neymar, Di María et Paredes sont aussi présents. » À leur retour, la sanction tombe : les joueurs du PSG présents sur l’île espagnole ont contracté le virus. Alors, Ibiza est-elle vraiment une île-cluster ?

Les vacances c’est bien, les distances c’est mieux


Au moment de jeter un œil sur les chiffres de la pandémie aux Baléares, aucune alerte n’est à signaler. Ce mercredi, le site du ministère de la Santé espagnole recensait 9809 contagions au virus dans tout l’archipel dont 249 décès. Les îles de Majorque, Minorque et Ibiza sont considérées comme les plus touchées de la région, mais cette dernière ne comptabilise que 252 cas locaux au total, dont 34 sont considérés comme asymptomatiques. Dès lors, le taux de contagion est évalué à 170,4 personnes pour 100 000 habitants. Comment expliquer, alors, que Neymar et consorts soient désormais placés en quarantaine ? Si les insulaires respectent les règles, c’est a priori beaucoup moins le cas des vacanciers. « Le problème, c’est dans le cas où le footballeur vient à Ibiza pour faire la fête en bateau privé et invitent du monde qu’ils connaissent sur place dans leur yacht, explique Johan Tur, journaliste pour la Cadena SER à Ibiza. À partir de là, si tu ne portes pas de masque et que tu ne respectes pas les distances de sécurité, le risque de contagion augmente. Si tu limites les contacts et que tu prends en considération les gestes barrière, il n’y aura pas de problème. »


Ces voyageurs sont-ils tous à mettre dans le même sac pour autant ? Non. « Personnellement, j’ai vu des footballeurs passer leurs vacances à Ibiza sans attraper le virus, poursuit Tur. Ils étaient isolés avec leur femme, et il ne se mélangeaient pas avec le reste de la population. Quand j’ai vu les photos des joueurs du Paris Saint-Germain sur les réseaux sociaux, ils étaient dans des groupes assez nombreux de personnes avec parfois des pièces rajoutées. » De son côté, l’autorité locale n’a souhaité prendre aucun risque d’augmentation significative des cas, la vie nocturne étant prohibée dans les discothèques et les bars. Depuis le mois de septembre, l’affluence touristique baisse et devrait permettre au virus de moins circuler pour entamer une nouvelle saison de football dans des conditions abordables. « Nous avons démarré la préparation le mardi 25 août et nous sommes en train de boucler la troisième semaine de travail, explique Raúl Casañ, entraîneur de la Peña Deportiva Santa Eularia pensionnaire de troisième division nationale, le plus haut niveau régional. Lors du premier jour, nous avons passés des tests individuels pour savoir si notre effectif était touché par le virus. Mis à part un joueur mis en quarantaine dès que son contrôle s’est avéré positif, aucun autre membre de notre équipe n’est affecté par le virus jusqu’ici. »

« Au moment de te rendre à l’aéroport pour prendre l’avion, tu prends un risque »


Comment procède la SCR Peña Deportiva pour garder un groupe globalement sain ? Elle respecte les règles, tout simplement. « Nous avons l’obligation du port du masque et l’utilisation du gel hydroalcoolique avant d’entrer dans les installations du club, énumère Casañ. Au quotidien, nous devons procéder à des mesures particulières de protection. Avant chaque entraînement, les joueurs et le staff technique sont soumis à une prise de température, les joueurs doivent respecter les distances de sécurité pour se changer dans le vestiaire, puis nous enlevons le masque uniquement une fois sur le terrain. Dans les tribunes, une distance de deux mètres est prévue entre chaque personne. Dès qu’il faut ressortir du centre d’entraînement, nous remettons les masques et nous reprenons notre activité quotidienne avec l’objectif de respecter les gestes barrière. » Malgré toute cette préparation sous le signe de la précaution, le retour à la compétition prévu à partir du 18 octobre en Segunda B va multiplier les déplacements des équipes, à la fois sur l’île et le continent.


« Nous espérons que la saison pourra reprendre à un rythme normal sans connaître d’arrêt lié à une reprise de la pandémie, cogite Casañ. Cela va dépendre du comportement de chacun. Honnêtement, les derniers chiffres sont plutôt encourageants pour les Baléares. Après, il est clair qu’au moment de te rendre à l’aéroport pour prendre l’avion par exemple, tu prends un risque de contaminer ou d’être contaminé par le virus. » Une donnée non négligeable qui devrait obliger les clubs semi-professionnels à souffrir davantage de la situation. « Malgré nos efforts collectifs, nous avons eu un cas de Covid la semaine passée, explique Nacho Andrés, président du SD Portmany en quatrième division nationale. Depuis, aucun joueur n’a été contaminé et j’aimerais que l’on puisse poursuivre dans cette voie. Nous limitons l’accès aux douches, et même s’il s’agit d’une propriété municipale, les infrastructures ne sont utilisées que par les joueurs et membres du staff. Mais on sait que la saison va être longue et dure, car nous allons devoir cohabiter avec ce virus, il va y avoir des reports et des négociations en pagaille. »

« En période de pandémie, le football modeste est mis de côté »


En comparaison avec les problématiques actuelles du Paris Saint-Germain, le quotidien des clubs d’Ibiza est soumis aux conséquences économiques de la crise sanitaire. « Nous sommes un club de village issu d’une île très touristique, mais cet été, nous avons souffert de cette situation, concède Andrés. Les aides financières extérieures, et les sponsors deviennent de plus en plus compliqués à trouver. Nous n’imaginons pas un nouvel arrêt durant la prochaine saison, car cela serait une catastrophe. En période de pandémie, le football modeste n’est pas oublié, mais il est mis de côté. Par exemple, je sais que certaines équipes voisines ne vont pas avoir la possibilité de reprendre, car les finances ne suivent pas. Pour l’instant, les nôtres sont toujours viables, mais il ne faut pas que cela dure. » Aussi, il ne faudrait pas que Portmany se retrouve un jour dans la situation sanitaire du PSG. « S’il devait nous arriver une contagion aussi importante dans notre effectif, nous serions obligés de reporter les matchs pendant une durée indéterminée, ou bien de jouer avec nos U18 ou U15, car nous n’avons pas un effectif aussi fourni que celui de Paris, conclut Andrés. Ceci n'est clairement pas souhaitable. » À Ibiza comme ailleurs, la fête attendra.

Par Antoine Donnarieix Propos de Tur, Casañ et Andrés recueillis par AD.
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