Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 29 Résultats Classements Options
  1. // Coupe du monde 2014
  2. // 1/4 de finale
  3. // France/Allemagne (0-1)

En fait, l'expérience, ça compte vraiment

C'est un mot que l'on utilise un peu partout, un peu tout le temps : l'expérience. Comme dans « gagner à l'expérience » . Un truc qui veut tout et rien dire. Mais vendredi, cette expression s'est matérialisée lors du match des Bleus. Car s'il y a bien quelque chose qui a manqué aux joueurs français, c'est cette fameuse expérience.

Modififié
Ils y étaient presque. Un but. Une parade de Neuer. Un coup de pied arrêté. Un détail. Oui, les Bleus y étaient presque, mais c'est finalement l'Allemagne qui passe. À la fin de la rencontre, plusieurs joueurs de l'équipe de France, à commencer par Mamadou Sakho, ont affirmé qu'il avait manqué aux Bleus « un peu d'expérience » . Constat un peu généraliste, un peu fourre-tout, mais pourtant bien réaliste. Hier, les Allemands se sont imposés à l'expérience. D'accord, mais l'expérience de quoi ? L'expérience des très grands rendez-vous. Il suffit de regarder le onze de départ de l'Allemagne, hier, pour se faire une petite idée de ce que cela peut bien vouloir dire.

Sur le papier, pas vraiment beaucoup plus d'expérience du côté des hommes de Joachim Löw, qui facturent une moyenne d'âge de 27,1 ans, contre 26,1 pour ceux de Didier Deschamps. Non, la vraie différence d'expérience ne se situe pas au niveau des cartes d'identité, mais bien à celui du vécu. Sur les onze joueurs de la Mannschaft, huit ont disputé une finale de Ligue des champions lors des deux dernières saisons. Et sept d'entre eux l'ont remporté. Klose, lui, a carrément déjà disputé une finale de Coupe du monde, c'est dire. En face, seuls Évra, Benzema et Varane peuvent se vanter d'avoir déjà disputé une finale de C1. Les autres, à l'instar de Pogba, Cabaye, Matuidi, Sakho ou Griezmann, n'ont encore jamais goûté à des rendez-vous d'une telle importance. Et quand ils s'en sont approchés (quarts de finale de C1 du PSG, par exemple), ils se sont inclinés pas forcément face à plus forts, mais face à plus expérimentés qu'eux (Barça, Chelsea).

Le Bayern, d'une année à l'autre


Attention toutefois à ne pas faire de généralités. Ce n'est pas parce que vous avez déjà disputé une finale de C1, de C3 ou d'Euro au cours de votre carrière que vous allez forcément battre un adversaire dont les joueurs ont, au mieux, atteint une demi-finale de Coupe de France ou un quart d'Euro U21. Mais le fait est que l'expérience de ce genre de grands rendez-vous ne s'apprend pas. Elle se vit. Elle s'accumule. Elle s'ingère. Puis, en temps voulu, elle ressort, et sert la cause. La plupart des joueurs allemands sont bien placés pour le savoir. En 2012, le Bayern Munich joue une finale de Ligue des champions à la maison, et s'incline aux tirs au but face à Chelsea. Un match qui s'est joué à des détails. Un pénalty raté par Robben, un but à la dernière minute de Drogba. Des détails qui ont penché en faveur de Chelsea, qui avait appris de ses échecs passés (finale de 2008 et nombreuses demi-finales de C1 perdues). L'année suivante, pratiquement le même Bayern fait cette fois-ci pencher la balance en sa faveur, en s'imposant 2-1 en finale face au Borussia Dortmund. Là aussi, un match qui se joue sur des détails, mais des détails cette fois-ci favorables aux Bavarois. D'ailleurs, quelques jours après la rencontre, Jupp Heynckes admet sans vergogne : « Le fait d'avoir perdu la finale de 2012 nous a servi pour remporter celle de 2013.  »

Espagne 2010, France 2006


Mais concrètement, en quoi consiste véritablement cette « expérience » ? En des détails, justement. Des choses qui peuvent paraître superflues au premier abord, mais qui, au bout de 90 (ou 120) minutes, vont faire la différence. C'est une passe en retrait au bon moment. C'est profiter d'un coup de sifflet de l'arbitre pour perdre 30 secondes et briser une bonne dynamique adverse. C'est savoir gérer un temps mort. C'est avoir une occasion et la mettre au fond. Comme Sneijder, qui n'a rien fait pendant 4 matchs, mais qui, au moment voulu, n'a pas tremblé pour envoyer une sacoche au fond des filets du Mexique et remettre son équipe sur les bons rails. À l'expérience.


Alors, certes, quand Neuer détourne avec une main de cyborg une frappe de Benzema, on ne parle plus tout à fait d'expérience. On parle d'un fait de jeu qui tourne en la faveur des Allemands, tout comme la tête de Hummels, qui aurait pu heurter la barre, mais qui finit au fond. Mais quelque part, plusieurs faits de jeu qui font basculer un match, c'est aussi, quelque part, une forme d'expérience. Car lorsqu'un match est crispé, serré, et que l'on a l'impression que cela va se jouer à un rien, et bien ce rien, c'est l'expérience des grands rendez-vous. Et il suffit de se replonger dans l'histoire toute récente des Coupe du monde pour s'en rendre compte. En 2010, c'est clairement à l'expérience que l'Espagne est allée remporter son Mondial. Car elle comptait dans son effectif des joueurs qui venaient de remporter des Ligues des champions et dont le club (le Barça, en l'occurrence) était en train d'imposer son style de jeu dans toute l'Europe. Xabi Alonso, Xavi, Fàbregas, Fernando Torres, Puyol : tous ces mecs-là étaient déjà là en 2006, mais en 2006, ils étaient loin de vanter la même expérience. Et ils avaient été battus par qui ? Par une équipe de France qui comptait dans ses rangs Zidane, Vieira, Thuram et Barthez. Besoin de rappeler leur palmarès et leurs expériences respectives ?

Éric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 17:30 La Corse veut adhérer à la FIFA pour jouer la Coupe du monde 135
Partenaires
Podcast Football Recall Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Un autre t-shirt de foot est possible
À lire ensuite
Le Brésil bat la peur