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Édouard Daillet : « Le confinement à la ferme, c'est parfait »

Se farcir le confinement en plein cœur de la campagne creusoise ? Édouard Daillet, milieu de terrain de Boulogne-sur-Mer, n’y voit aucun inconvénient. À défaut de rester cloîtré dans son appartement sur la Côte d’Opale, il a rejoint la ferme familiale, à 650 bornes de là. Il y a un mois encore, le joueur de 27 ans bataillait pour monter en Ligue 2. Depuis, c’est verdure, coupage de bois et coup de main pour rassasier les 300 vaches limousines des parents. Mais il prévient, ici, ce n’est pas L'Amour est dans le pré.

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Édouard, est-ce que tu te souviens qu’il y a cinq semaines à peine, tu jouais encore la montée en Ligue 2 ?
Cinq semaines, c’est encore dans mes capacités de mémoire. (Rires.) Tout est allé très vite. J’ai encore en tête le dernier match qu’on a joué à Cholet je crois, on avait gagné 3-0 (le 6 mars, N.D.L.R.). On n’avait pas senti venir tout ça. On en parlait déjà, mais sans plus. Ça a été radical. En peu de temps, tout s’est arrêté.

À l’entraînement, ça déconnait un peu quand on parlait de l’épidémie ?
Sur un groupe de 25, il y a le staff qui essaye de te mettre en garde, mais quelques joueurs en rigolaient et faisaient semblant de tousser, c’est sûr. D’un coup, tout s’est enchaîné de manière brutale. Nous étions dans une super dynamique et tout s’est arrêté pour une durée indéterminée.

Toi, tu as eu le flair d’anticiper pour vivre le confinement entre vaches et verdure...
Notre match face à Lyon-Duchère (le 13 mars, N.D.L.R.) avait été reporté pour conditions climatiques et le jeudi 12, la Fédération stoppe tout. Le club nous donne dix jours de congés. Ça tombait au même moment que le premier anniversaire de mon petit. Avec ma femme, on a tranché : nous sommes assez famille, du coup direction la Creuse chez mes parents, à Soulat, à une dizaine de minutes de Guéret. Le mardi qui suit, le confinement est annoncé. Ça s’est bien goupillé.

« Au lieu de rester à Boulogne-sur-mer, d’essayer d’anticiper l’avenir proche en se posant 1000 questions, je préfère me vider l’esprit en famille. Tous les ans, je reviens durant l’intersaison, j’en ai besoin. Et franchement, ma petite vie en appartement, en ce moment, je n’en rêve pas. »
Vivre cette période au milieu de la diagonale du vide, il faut être costaud mentalement, non ?
C’est une période où on ne maîtrise pas grand-chose. Alors, au lieu de rester à Boulogne-sur-Mer, d’essayer d’anticiper l’avenir proche en se posant 1000 questions, je préfère me vider l’esprit en famille. Tous les ans, je reviens durant l’intersaison, j’en ai besoin. Et franchement, ma petite vie en appartement, en ce moment, je n’en rêve pas. Le confinement à la ferme, c’est parfait.

Ça ressemble à quoi les journées d’Édouard Daillet en ce moment ?
Un bon petit dej’ après le réveil, puis un tour au grand air pour voir les parents dans leur routine. Ils sont éleveurs de limousines, de la bonne race à viande. C’est divisé en deux avec une partie engraissement pour vendre à la boucherie et une autre pour la reproduction avec environ 300 animaux. Je passe à la ferme pour filer un coup de main, ça permet de soulager un peu mes parents. Au matin, on s’occupe des bêtes, on prépare les rations. Avec 300 bêtes, tu ne les nourris pas à la main avec un seau. (Rires.) C’est aussi la période de la mise à l’herbe, tout un bidouillage avant de sortir les bêtes.

Et tu coupes du bois aussi...
On se chauffe en partie au bois ici, et il y a toujours de quoi faire. Bon, je n’y vais pas à la hache non plus, ça c’est pour le cliché du bûcheron canadien. Ce n’est pas trop le genre ici. J’utilise un casse-bois hydraulique, tu mets le gros billot de bois en dessous, ça se casse en deux et puis tu affines avec une grosse scie qui tourne en permanence.

Tu retrouves ce qui faisait le charme de ton enfance ?

La ferme tourne très bien sans moi, et je suis footballeur avant tout, pas un ouvrier agricole. Mais c’est vrai que je connais les grandes ficelles de ce métier et je saurais tout faire. J’arriverais à m’en sortir au moins sur une journée, je pense ! Pour ce qui est du financier, c’est moins mon truc.

« Je passe à la ferme pour filer un coup de main, ça permet de soulager un peu mes parents. Au matin, on s’occupe des bêtes, on prépare les rations. Avec 300 bêtes, tu ne les nourris pas à la main avec un seau. C’est aussi la période de la mise à l’herbe, tout un bidouillage avant de sortir les bêtes... »
Et le football dans tout ça ?
Je suis un passionné, c’est très compliqué en ce moment. L’objectif, c’est toujours d’avoir en tête la compétition et d’aller en Ligue 2. Je suis dans un cadre totalement détaché du foot, mais je fais en sorte d’avoir un rythme de vie équilibré. On refait le plein des batteries pour être prêt, même si tout le monde traverse une période bien merdique. En espérant que le championnat reprenne, parce qu’on n’a pas envie de se retrouver à la place du con...

C’est vrai que vous êtes barragistes actuellement...
Ce serait moche de rester sur le carreau comme ça. J’espère que l’on considérera le barragiste comme une équipe qui a le droit à la Ligue 2 ou qui a au moins la possibilité de défendre sa place pour y aller. Je n’imagine pas que l’on soit sacrifiés.

Et avec les potes du vestiaire, ça charrie un peu sur ton retour à la ferme ?
On ne me chambre pas trop, les gars connaissent mon côté rustique, c’est accepté de tout le monde. (Rires.) C’est un truc que j’assume. Ce n’est pas non plus L'Amour est dans le pré. Des fils d’agriculteurs dans le foot, il n'y en a pas beaucoup. Mais je viens de là, je ne vais pas me refaire. Celui à qui ça ne plaît pas, tant pis.

Propos recueillis par Florent Caffery
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