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Dzyuba, la montagne russe

Buteur lors des deux premières rencontres de la Russie au Mondial, Artem Dzyuba a une nouvelle fois fracassé la fenêtre d'une sélection qui lui avait fermé la porte. Voilà le dernier retour de flammes d'un héros inattendu.

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Le poing sur la table, c’était lui. Là où son boss, Stanislas Cherchesov, avait choisi la carte du sourire, Artem Dzyuba avait préféré abattre celle du type avec qui il ne vaut mieux pas jouer au con. Avant d’entendre le premier coup de sifflet de ce Mondial, l’himalayesque avant-centre russe s’était alors avancé face aux médias et avait prévenu la petite troupe : « La compétition n’a même pas commencé que vous êtes déjà dans l’agressivité. Attendez le début du tournoi et ensuite, vous tirerez vos conclusions et pourrez décider de qui, quoi, comment. Pas avant. » Dzyuba n’a jamais parlé la langue de bois, le bonhomme étant plutôt du genre à se rouler dans le bordel. Pour les journalistes, c’est un régal. Dans son monde, c’est un casse-tête : un style de jeu difficile à caser dans un onze, un caractère complexe à glisser dans un groupe, mais finalement, on s’y fait. Toujours. Il est comme ça Artem Dzyuba : il ferme les bouches.


La dernière en date ? Celle de Cherchesov, en personne, il y a quelques jours à peine, qui a bien été obligé de s'incliner après la victoire de la Russie contre l’Égypte (3-1) : « Finalement, on a appris à jouer avec lui. » Parce que la Sbornaya n’avait pas le choix, son buteur en chef, l’attaquant du Zénith Aleksandr Kokorin, s’étant rompu les ligaments croisés lors d’un match de Ligue Europa mi-mars, et Fyodor Smolov, le titulaire de l’inauguration face à l’Arabie saoudite (5-0) n’arrivant toujours pas à se fondre correctement dans le moule maison. Et parce que Dzyuba est toujours là où il doit être : sur l’autel de la revanche, ce qui a déjà accouché de l’une des images fortes de ce début de Coupe du monde.

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Buteur du troisième type


Stanislas Cherchesov, tout sourire, dans sa zone technique du stade Loujniki de Moscou, main droite à hauteur de tempe, qui fait face au géant en extase : depuis le début du Mondial, Artem Dzyuba a déjà réussi l’exploit de se remettre l’opinion publique dans la poche, inscrivant un but bourré de sens face aux Saoudiens et claquant un enchaînement merveilleux face à l’Égypte, il y a une semaine, à Saint-Pétersbourg. « Si l’on regarde sa performance en détails, c’est du très bon boulot, a alors confié l’ancien sélectionneur Boris Ignatyev à l’agence de presse Sputnik après la rencontre. Il a donné une profondeur offensive à l’équipe, pressé les Égyptiens et les a forcés à perdre des ballons dans des zones importantes. Cette victoire est avant tout son mérite. »


Faut-il être surpris ? Pas vraiment, et face à l’Uruguay, ses coéquipiers devraient continuer à appuyer sur l’interrupteur pour voir la lumière s’allumer et confirmer le profil du mec : Dzyuba est un buteur du troisième type, un grand costaud à la mobilité indispensable pour la chorégraphie offensive d’une équipe. Il y a du Olivier Giroud là-dedans, la folie en plus. Parce que le foot, avec lui, ne raconte presque rien. C’est ce qu’il y a autour de sa tête de voyou qui fascine.


Porte au nez et fenêtre


Oui, voilà un personnage, un vrai, qui revient à la surface du foot mondial. On a fini par s’y habituer : le natif de Moscou, fils d’un père ukrainien flic et d’une mère vendeuse dans une épicerie de la ville, disparaît et revient toujours à grands coups de claques dans la tronche. La dernière fois, c’était il y a quelques mois à peine : en janvier, Roberto Mancini lui claque la porte de l’équipe première du Zénith au nez. Dzyuba file alors en prêt à l’Arsenal Toula, le club de Saint-Pétersbourg se protégeant en glissant une indemnité d’un peu moins de 350 000€ à régler si l’attaquant veut pouvoir être aligné lors de la confrontation prévue entre les deux équipes fin avril en championnat.


Pas de problème, l’international russe propose à ses nouveaux dirigeants de payer lui-même la moitié de la somme pour pouvoir jouer la rencontre, ce qu’il fera avant d’égaliser à la dernière seconde d’un match fou (3-3) et d’aller célébrer son but sous le nez du nouveau sélectionneur de l’Italie. Dans un pays aussi rigide que la Russie, forcément, Artem Dzyuba, souvent exagérément comparé à Zlatan Ibrahimović (les deux joueurs se respectent énormément), détonne. Parce qu’il ne cesse de passer par la fenêtre, qu’il refuse de se planquer devant un entraîneur qui le boude et qu’il n’aime rien tant que contredire les suiveurs qui l’enterrent.

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Une voiture, une moustache et un wagon


Personne dans le pays n’a par exemple oublié les mots que le joueur a pu un jour tenir à l’encontre d’Unai Emery, son coach au Spartak Moscou, où Dzyuba a été formé sans vraiment s’imposer, empilant les prêts entre Tomsk et Rostov. C’était à l’hiver 2012, après une défaite à domicile face à l’ennemi du Dynamo : « Expliquer cette défaite ? Demandez à notre trenerishka » À comprendre, notre « petit entraîneur » . Il aura ensuite des brouilles similaires avec Capello, puis Karpin : il s’en fiche, lui s’amuse à faire et défaire. Défaire, on a vu comment, mais faire, c’est marquer des buts, beaucoup, à la rage et pas toujours avec style : 117 pions au total depuis le début de sa carrière, dont six en dix matchs avec l’Arsenal Toula lors des derniers mois, ce qui lui a permis d’attraper in extremis le wagon pour le Mondial, et ce, alors que ses relations avec Cherchesov n’ont pas toujours été lisses.


Une preuve : lorsque la Russie a été éliminée dès la phase de poules de la Coupe des confédérations 2017, Artem Dzyuba, non sélectionné, avait posé en compagnie de son coéquipier Aleksandr Kokorin en mimant une moustache en l’honneur du sélectionneur. Une blague de plus pour un homme capable de coucher avec une présentatrice télé dans une voiture la veille d’un match international et de défendre les actions des hooligans russes lors de l’Euro en France. Un drôle de cocktail, définitivement. Sauf qu’aujourd’hui, après une grosse explication avec Stanislas Cherchesov, Dzyuba ne rit plus et les conclusions commencent à être tirées : cette Sbornaya ne peut déjà plus avancer sans lui.







Par Maxime Brigand, à Saint-Pétersbourg
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