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Dix Scousers racontent le titre de Liverpool

Ils attendaient ce moment depuis 1990. Les Reds de Liverpool ont enfin accroché à leur palmarès un nouveau titre de champion. Le dix-neuvième de leur histoire. Entre apaisement, joie, bonheur, mais également colère, le spectre de sentiments était large sur les bords de la Mersey. Entretien avec dix supporters du Liverpool Football Club.

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Victoria Neary, dite Vicky, 37 ans, scouser de naissance, travaille dans un pub irlandais de Liverpool




« Quand Klopp est arrivé, il n’a pas promis la lune ! Il n’a pas dit qu’on gagnerait tout, tout de suite, comme certains managers le font. Mais petit à petit, il a tout mis en forme. Ce mec-là, il a la même place que ma mère et mon père dans mon cœur. Alors que je ne le connais même pas ! Ce mec-là, on a envie de l’aimer. T’as vu son sourire ? C’est un truc de dingue ! »
« Je suis née Red ! Je suis Red depuis le berceau, je crois ! Mon grand-père allait au stade, mon père allait au stade, à Anfield ! Mon père était ce que l’on appelle ici un boys pen, les gamins qui rentraient dans le stade sans ticket. À l’époque, il escaladait les grilles pour aller voir les matchs, les gens le soulevaient. Une fois passé le portail, il se glissait dans la foule. Tout le monde faisait ça. Moi, j’avais 10 ans pour mon premier match. Un match contre Wimbledon, à domicile, 1-1. Mon père m’a dit qu’il ne m’emmènerait plus jamais. (Rires.) Je suis tout de suite tombée amoureuse. De l’ambiance. Des couleurs. Des chansons. C’est juste fabuleux. J’aimerais rencontrer quelqu’un que ça n’enchante pas. J’essaye d’y aller le plus souvent possible, mais ce n’est pas évident avec mon travail. On va dire que je vais au stade quatre-cinq fois par an. L’an dernier, pour le corner de Trent face à Barcelone, j’en ai mouillé mon tee-shirt. J’étais à la maison et je me suis renversée toute ma bière dessus. Tellement j’étais excitée, j’ai tout enlevé ! Cette saison, on retrouve notre place, au top. Quand Klopp est arrivé, il n’a pas promis la lune ! Il n’a pas dit qu’on gagnerait tout, tout de suite, comme certains managers le font. Mais petit à petit, il a tout mis en forme. Ce mec-là, il a la même place que ma mère et mon père dans mon cœur. Alors que je ne le connais même pas ! Ce mec-là, on a envie de l’aimer. T’as vu son sourire ? C’est un truc de dingue ! Je l’aime, ce mec-là ! On a changé de dimension au moment où on a eu un grand gardien, Allison. Mais aussi Van Dijk en défense centrale, ces deux-là ont changé l’équipe. C’était ce dont nous avions besoin. Pour le match de City face à Chelsea, c’était très intense. Je suis restée chez moi, à cent mètres du stade. Je savais qu’on allait être champion, mais les deux dernières minutes étaient horribles, intenses, les plus longues de ma vie. J’étais en stress ! Quand l’arbitre a sifflé, c’était la libération. Enfin, on est champions ! »


David Jackson, dit Jack O, 37 ans, scouser de naissance, chef cuisinier d’un pub du centre de Liverpool





« Cette fête devait être la meilleure des trente dernières années. On aurait reçu des touristes, des fans, des gens qui viennent à Liverpool pour le LFC. Ici pour les grands matchs, les grandes victoires, c’est juste phénoménal. On attend ça avec impatience. »
« Fêter le titre comme ça, c’était assez difficile, à cause du confinement. J’étais avec mes enfants, on a célébré comme on pouvait. Ils étaient vraiment heureux. Mais ça aurait été tellement différent en temps normal ! On va se rattraper. Maintenant que les gens peuvent sortir, ça va être un gros gros truc, un évènement. Même ceux qui ne sont pas à fond pour Liverpool vont faire la fête ! Les enfants, les vieux, tout le monde va faire la teuf. Le foot ici a une place particulière. La ville pense foot, voit foot, vit foot. C’est un héritage, de père en fils sur plusieurs générations. Mon père était Red, mon grand-père était Red, mes enfants sont Reds. Tu n’as pas le choix. Tu sais, on a toujours eu une rivalité avec Everton, avec United, mais où que tu ailles dans le monde, tu retrouves des Reds. Cette fête devait être la meilleure des trente dernières années. On aurait reçu des touristes, des fans, des gens qui viennent à Liverpool pour le LFC. Ici pour les grands matchs, les grandes victoires, c’est juste phénoménal. On attend ça avec impatience. »


Rathceo Agbele, 20 ans, vit à Liverpool depuis un an, supporter des Reds depuis 13 ans





« Mon meilleur souvenir ? Évidemment c’est le come-back face au Barça. J’étais ici et j’avais parié que s’ils réussissaient à remonter le score, je sortirais torse nu dans la rue. J’ai couru partout, le tee-shirt à la main. »
« Depuis tout petit, je suis fan de Liverpool. Quand j’avais sept ans, j’étais encore au Nigeria et je les supportais déjà. C’est une des raisons pour lesquelles je suis venu étudier ici. Avant d’habiter à Liverpool, j’étais à Cambridge et j’ai eu la possibilité de venir vivre et étudier ici, je n’ai pas hésité ! Depuis, j’ai eu la chance d’aller à Anfield. Un match face à Tottenham, 2-0, doublé de Mané. C’était fou. C’était incroyable. La passion est différente ici. C’est une famille. Ça n’a rien à voir avec United. Je les déteste eux. Que du fric ! Liverpool, c’est comme une religion, si je puis dire. Mon meilleur souvenir ? Évidemment, c’est le come-back face au Barça. J’étais ici et j’avais parié que s’ils réussissaient à remonter le score, je sortirais torse nu dans la rue. J’ai couru partout, le tee-shirt à la main. La pause à cause de la pandémie ne m’a même pas inquiété, j’étais confiant. Le titre ne pouvait pas nous échapper. Par aucun moyen. J’étais devant le match Chelsea-City, et quand j’ai compris qu’on allait être champions, je suis allé sur les marches de Out Church pour être avec les supporters. On a fait la fête toute la nuit ! »


Billy O’Connor, 68 ans, scouser de naissance, abonné depuis 60 ans





« Je suis au stade tous les dimanches depuis 1968, à Anfield et parfois à l’extérieur. À l’époque, c’était Bill Shankly le manager. Le premier match que je suis allé voir à l’extérieur, c’était à Wolverhampton, ils avaient gagné 6-0 ! »
« Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est : soulagement ! J’étais vraiment heureux. Mais... je n’étais pas au stade. Ça me désole. Il y a eu le Covid-19, je l’accepte. J’ai vraiment eu peur de l’annulation. Après tant d’attente, j’étais quand même heureux, même si ça n’a pas la même saveur que d’être au stade pour soulever le trophée. Je suis au stade tous les dimanches depuis 1968, à Anfield et parfois à l’extérieur. À l’époque, c’était Bill Shankly le manager. Le premier match que je suis allé voir à l’extérieur c’était à Wolverhampton, ils avaient gagné 6-0 ! On commence à retrouver une équipe dominante, comme à l’époque. Merci à Klopp. C’est un grand manager. Je pense et j’espère que c’est le début d’une longue série ! »


Aoife Murray, 25 ans, vit à Liverpool depuis un an, supportrice des Reds depuis sa tendre enfance





« J’étais terrifiée au moment de la pause. Si on n’avait pas gagné, on ne se serait jamais relevé. J’aurais arrêté de regarder les matchs. Ça aurait été trop. »
« Mon premier souvenir du LFC ; c’était en 2004-2005. Je voulais un maillot de Liverpool, comme mon père. Ma mère m’a conseillé de prendre celui de Steven Gerrard. J’ai préféré Milan Baroš. (Rires.) J’ai toujours été une Red ! Je suis souvent venue à Liverpool en voyage et l’an passé, j’ai eu une opportunité de travail. Je pouvais lier l’utile à l’agréable ! J’ai eu la chance d’aller voir neuf matchs au stade cette année. C’était incroyable ! Je suis arrivée la bonne saison. On a le meilleur manager du monde. La meilleure équipe du monde. La ville entière est derrière eux. Tu peux le voir, le sentir. Tu as toujours quelque chose qui te ramène aux Reds. Je ne voudrais être nulle part ailleurs sur cette terre en ce moment. J’étais terrifiée au moment de la pause. Si on n’avait pas gagné, on ne se serait jamais relevé. J’aurais arrêté de regarder les matchs. Ça aurait été trop. Quand j’ai compris que Chelsea allait gagner son match face à Manchester City, une ou deux larmes ont coulé. J’étais soulagée, heureuse. Et je pense que ce sera encore plus fort quand je verrai les joueurs, dans le bus, sillonner la ville avec le trophée dans les mains. Ce sera incroyable ! »


James Connolly, scouser de naissance, 33 ans, supporte depuis toujours les Reds





« La dernière teuf qu’on a faite pour la Champions, c'était dingue. Je devais aller faire la fête, mais j'étais avec mon dernier bébé, le neuvième, à un arrêt de bus et, avec sa mère, on a pris peur à cause du nombre de personnes qui venaient vers nous. On doit faire attention à ce lads. Sa mère est rentrée avec lui, et j'ai pu continuer à faire la fête. Toute la nuit. »
« On a été volé. On n’a même pas eu le droit de fêter ça. C’est dégueulasse. Bien sûr, certains sont allés à Anfield, mais ce n’est rien à côté de ce que ça aurait dû être. On a tout gagné, la Ligue des champions, la Coupe du monde (sic), on a bouffé les restes de City pendant des années, ils ont acheté la Premier League avec leur fric, et là, on joue de mieux en mieux, année après année, et quand enfin on gagne, on ne peut pas fêter ça ? On a joué contre eux la semaine dernière. Est-ce que ça aurait été le même résultat si on avait célébré ça normalement ? S’ils avaient eu leur parade ? Évidemment, on fera la fête plus tard, à cause du corona, mais en vrai, ce n’est pas une belle victoire. Je vais faire la fête, mais le goût ne sera pas le même. La dernière teuf qu’on a faite pour la Champions, c'était dingue. Je devais aller faire la fête, mais j'étais avec mon dernier bébé, le neuvième, à un arrêt de bus et, avec sa mère, on a pris peur à cause du nombre de personnes qui venaient vers nous. On doit faire attention à ce lads. Sa mère est rentrée avec lui et j'ai pu continuer à faire la fête. Toute la nuit. Alors là, avec le Covid, on n’a pas fait les malins. Faut faire gaffe, tu vois ce que je veux dire ? Je n’ai même pas pu fêter ça. Si j’avais pu, je serais sorti tout seul cette fois. Mais on en gagnera d’autres, c’est le seul truc qui me rend heureux si tu vois ce que je veux dire. Parce qu’avec Klopp, on a retrouvé la passion. Avant ça, on avait une équipe de dingue. Gerrard et Carragher, eux, ils auraient mérité. On avait une grande équipe, mais ils n’ont jamais gagné, alors qu’on n’était pas loin. Mais on n’y arrivait pas. On n’arrivait pas à lever ce putain de trophée. Et depuis, Klopp a changé l’équipe. On est devenu meilleurs, meilleurs, meilleurs. Lui, il est passionné. Il a réussi à redonner de la vie à ce club, à cette ville ! »


(Nom manquant), la trentaine, scouser de naissance, membre de l’équipe du LFC Foundation





« Avec le Covid on a eu peur. Mais désormais, c’est bon, on est champions. »
« J’ai attendu, attendu, attendu. Avec le Covid, on a eu peur. Mais désormais c’est bon, on est champions. On a fêté ça avec mes colocs. C’était une grosse fête ! Tout le monde supporte les Reds ici. On veut tout gagner ! N’importe quel match, n’importe quelle coupe. Je suis toujours content quand on gagne un trophée. Normalement j’aurais même dû jouer, et faire la fête sur le terrain avec mes copains de l’équipe. Mais ce n’est pas possible. On fera ça quand tout redeviendra normal. »


Hasan Hasan, londonien, 40 ans, supporter des Reds depuis l’âge de neuf ans





« Depuis la reprise et comme à chaque match de Liverpool, je descends mes escaliers et touche le même cadre que celui qui est à la sortie des vestiaires d’Anfield. J’allais enfin revivre ce sentiment de jeunesse qui me ramène trois décennies en arrière. Champion ! Enfin ! »
« Chez les Turcs, on est généralement pour United, mon père est supporter de United. Je l’ai en quelque sorte trahi. (Rires.) Je ne vais pas mentir, quand j’étais petit, Liverpool était la meilleure équipe. J’ai commencé à les supporter pour ça. Et depuis ça fait trente ans que je les suis, trente ans que j’attends qu’ils remportent à nouveau le championnat. À plusieurs reprises, on était vraiment proches et enfin, on a gagné. Pendant le confinement, je refusais de parler de foot, du championnat. J’étais vraiment inquiet. Depuis la reprise et comme à chaque match de Liverpool, je descends mes escaliers et touche le même cadre que celui qui est à la sortie des vestiaires d’Anfield. J’allais enfin revivre ce sentiment de jeunesse qui me ramène trois décennies en arrière. Champion ! Enfin ! Quand, officiellement on a été champion et vu qu’on ne peut pas voyager en dehors du Royaume-Uni, j’ai dit à ma femme : « On va à Liverpool. » J’avais besoin de venir ici, de venir au stade. Ressentir cette atmosphère. C’est un sentiment incroyable. »


Laurence Buoey, scouser de naissance, 51 ans, abonné depuis l’âge de 43 ans





« Depuis les trente dernières années, j’étais de tous les déplacements. J’étais à Istanbul, j’étais à Athènes, j’étais à Kiev et même à Madrid. Du coup, je n’étais jamais à Liverpool pour célébrer ces deux victoires en Champions. Je garde des souvenirs mémorables de ces voyages. »
« Quand j’ai vu la main de Fernandinho, c’était dingue. Extatique. Fantastique. On a fait une grande fête, à la maison. J’ai tellement bu de vin ! On était à un point l’an dernier. On a si souvent été à deux doigts de le gagner, ce fichu championnat. C’est fait ! Je suis juste un peu déçu de ne pas pouvoir être au stade pour le dernier match à domicile face à Chelsea. Je voulais voir le trophée. J’attends ça depuis tellement longtemps. Je suis abonné depuis l’âge de huit ans. À l’époque, en 1979, j’avais fait la queue toute la nuit pour avoir l’abonnement pour mon père et moi. Les gens se disaient : « Mais que fait un gamin à une heure pareille ? » Depuis je suis à tous les matchs. Je n’aurais jamais pensé attendre trente ans pour regagner le championnat. Depuis les trente dernières années, j’étais de tous les déplacements. J’étais à Istanbul, j’étais à Athènes, j’étais à Kiev et même à Madrid. Du coup je n’étais jamais à Liverpool pour célébrer ces deux victoires en Champions. Je garde des souvenirs mémorables de ces voyages. À Istanbul, il n’y avait plus de place dans les avions. On est resté toute la nuit dans l’aéroport à chanter « We are the Champions » , un de mes meilleurs souvenirs. Mais je n’étais pas à Liverpool. Mon meilleur souvenir ? Certainement quand j’ai été interviewé par SkySport, à Stamford Bridge pour la demi-finale aller de Ligue des champions. J’ai répondu à leurs questions et je leur ai dit qu’on allait se qualifier ! Et José Mourinho est passé juste derrière. Il a dit : « On a besoin que d’un but pour se qualifier. » Il était content du résultat, confiant. Au retour, Luis García a marqué ce but qui est resté dans les annales. J’aurais aimé lui reparler au retour, à José, même si je pense que cette fois, il ne m’aurait pas répondu. (Rires.) Cette année, je m’étais promis de rester ici, de faire la fête dans la ville. Ce devait être différent cette fois-ci. J’attends la parade avec impatience. Ils vont passer en bus devant la maison. Ce sera magique. »


Keith Baldwin, 57 ans, scouser de naissance, abonné au stade depuis 30 ans





« L’an dernier, on était la meilleure équipe, et avec 97 points, on n'a pas été champion. On avait besoin d’être champion. Coronavirus ou pas, la seule chose qui m’importait, c’était d’être champion ! »
« C’est dingue, trente ans d’attente. C’est génial pour cette ville. Pas seulement pour les fans. C’est toute la ville qui prend la lumière. On en avait besoin. Pendant longtemps, c’était l’agonie. On a eu des équipes de champions. Mais on n’y arrivait pas ! L’an dernier, on était la meilleure équipe et avec 97 points, on n'a pas été champion. On avait besoin d’être champion. Coronavirus ou pas, la seule chose qui m’importait, c’était d’être champion ! Je suis un Red au plus profond de moi, tu sais ? J’étais au Heysel en 1985. J’ai appris le drame seulement en arrivant à Liverpool. Des gens sont morts dans les tribunes ? Pour un match de foot ? Ce n’est pas possible ! J’ai arrêté de regarder du foot pendant un an. Je devais faire le deuil. C’était l’occasion rêvée pour l’UEFA de taper contre les Anglais, ils ne s’en sont pas privés. Dès qu’il y a un problème, c’est forcément de notre faute ! Ça a tout ruiné. Mais il faut voir comment on a été traités. Bien sûr, il y avait des problèmes, mais personne n’a été tué par un fan. Un mur s’est effondré. La tribune en question n’aurait pas dû être disponible, tout simplement. C’était la parfaite excuse pour nous dégager. Ça n’a pas été facile de se relever. Mais aujourd’hui, la ville est de retour où elle doit être. Au sommet du championnat ! » Propos recueillis par Robin Roynard, à Liverpool