Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Lyon-Marseille

Diop, éloge de la patience

Recrue lyonnaise la plus chère de l’été 2017 apparue seulement deux fois sous le maillot des Gones la saison dernière, Pape Cheick Diop était jusqu’à cet été une énigme. Couvé par le club, le milieu de terrain s’affirme depuis juillet comme une alternative crédible dans l’entrejeu de l'OL. Au point de pousser Lucas Tousart sur le banc mardi à City. Avec le succès que l’on sait. La story semble enfin lancée.

Modififié

72 minutes réparties en deux matchs. Dont une piteuse élimination (4-1) à Montpellier en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue un jour où Bruno Génésio avait aligné un onze de coiffeurs. C’est à ces malheureuses statistiques que se résume la saison 2017-2018 de Pape Cheick Diop. Sa première à l’Olympique lyonnais. Bien trop peu pour se faire une idée du niveau du garçon, qui affichait pourtant de jolies références à son arrivée à tout juste vingt piges : un titre de champion d’Europe des moins de 19 ans en 2015 avec l’Espagne et seize apparitions en Liga en 2016-2017 (un but) avec le Celta de Vigo.


Bien trop peu, surtout, par rapport à son statut de recrue estivale la plus chère de l’OL, qui a ferraillé une bonne partie de l’été 2017 et claqué dix briques – hors bonus – pour l’arracher à son club formateur et à la concurrence (celle de Tottenham, notamment). C’est deux de plus que Tanguy Ndombele, arrivé d’Amiens deux jours après lui et qui, dans un registre similaire, s’est immédiatement imposé comme l’un des tauliers de l’entrejeu rhodanien.

Les leçons Darder et Mammana


Difficile, à ce prix, d’échapper aux interrogations. Au même titre que l’individualisme du duo Depay-Mariano ou la légitimité de Bruno Génésio par exemple, la situation du milieu a été de ces débats qui ont rythmé la dernière saison lyonnaise. La question de l’utilisation de Diop, blessé il est vrai à la cheville peu de temps après son arrivée, est ainsi régulièrement revenue en conférence de presse. Jusqu’à cette réponse de son entraîneur, en février : «  Il faut rappeler qu'il est jeune, et qu'il a signé cinq ans. Lorsque Sergi Darder et Emanuel Mammana sont arrivés, on n'a pas fait ce qu'il fallait et on ne leur a pas rendu service pour la suite. Si on avait pris plus de temps au départ avec eux, ils seraient certainement encore chez nous, et contents de l’être. »



En d’autres termes, là où l’OL avait vite balancé Darder (arrivé de Málaga en 2015 et parti à l’Espanyol Barcelone en 2017) et Mammana (arrivé en 2016 de River Plate et parti au Zénith Saint-Pétersbourg l’été suivant) dans l’arène, le club a pris le parti de couver Diop et de lui laisser le temps de l’adaptation. Le temps, aussi, de terminer son processus de formation, lui qui n’avait commencé à être confronté aux exigences du très haut niveau qu’à son arrivée au Celta de Vigo, à seize ans. Pourquoi pas ? Mais dans un secteur où un néophyte comme Ndombele (trois matchs de L1 à son arrivée) et un gamin comme Aouar (19 ans à l’époque) ont eu suffisamment d’occasions de s’exprimer pour gagner leurs galons de titulaires, difficile de ne pas penser que le natif de Dakar aurait pu avoir un peu plus de temps de jeu. Si bien qu’en fin de saison, la question du niveau du milieu s’est posée, en même temps que celle de son avenir.

City, le révélateur


Florian Maurice, le responsable de la cellule de recrutement lyonnaise, y a répondu de la manière suivante dans les pages du Progrès : «  On ne peut effectivement pas dire que c’est une réussite puisqu'il n’a pas joué. C’est une décision de l’entraîneur. On verra plus tard. Mais je pense qu’il a du potentiel. » Un avis globalement partagé par Génésio qui, durant la préparation où Diop s’est montré convaincant, a vu en lui une possible « bonne surprise cette année. On a investi sur lui sur la durée. Je pense qu’il peut entrer dans la rotation » . Et la prophétie s’est rapidement confirmée : déjà trois apparitions en cinq journées de Ligue 1 (94 minutes disputées) dont une titularisation porteuse de promesses le 24 août contre Strasbourg (2-0, troisième journée). Ce qui fait de lui la première alternative à l’un des trois titulaires (Tousart, Ndombele, Aouar), Jordan Ferri n’ayant pas encore disputé la moindre minute cette saison.


La surprise, elle, a eu lieu un mercredi de Ligue des champions à l’Etihad Stadium : devant la défense, en lieu et place de l’indéboulonnable Lucas Tousart, le technicien rhodanien a couché son numéro 24. À ses côtés dans le 4-2-3-1 déployé par les Gones, le seul Tanguy Ndombele. Une paire un peu hybride, donc, sans véritable six de métier. Mais une paire joueuse, Diop présentant un profil plus offensif que Tousart. Résultat ? Le duo a tenu bon, l’OL a signé l’exploit que l’on sait et, s’il a moins pris la lumière que son binôme, le statut de Diop a, en l’espace de 90 minutes, forcément évolué. De premier remplaçant, l’Hispano-Sénégalais, capable d’évoluer en sentinelle, s’est hissé au rang de prétendant durable au onze de départ. Forcément une bonne nouvelle pour Lyon, parti pour jouer deux matchs par semaine jusque décembre. Et pas que des matchs de coiffeurs.

Simon Butel
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Un OL-OM encore plus chaud que le dernier ?




Dans cet article


il y a 55 minutes Papus Camara : « S'attendre à ce qu'ils montrent un autre visage » 6 il y a 2 heures Un quintuple sauvetage fou en FA Trophy 4 il y a 3 heures La gendarmerie saisit 500g de résine de cannabis à l'effigie de CR7 22
Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi
À lire ensuite
La vie sans Rami