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Diego Lugano, libre dans sa tête

Absent de la liste initiale du Paris-SG en Ligue des Champions en août dernier, le capitaine de l'Uruguay s'apprête finalement à disputer un huitième de finale de C1 sous le maillot de Malaga qui rencontre le FC Porto. Six mois passés au placard sans jamais ouvrir sa gueule. Une espèce en voie de disparition.

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Diego Lugano est arrivé au Paris SG dans le costume d'un patron. Le genre de mec que l'on laisse partir d'Istanbul sous les ovations de tout un peuple et les yeux humides. Avec sa gueule de playboy, ses cheveux quasi parfaits et son corps d'éphèbe, le capitaine de l'Uruguay devait être la poutre défensive du système d'Antoine Kombouaré. Le premier vrai grand nom du football attiré dans les filets parisiens. Pas forcément une star mais un mec qui a su emmener son pays dans le dernier carré du Mondial 2010 le brassard autour du bras. Avec lui, on se disait que le nouveau PSG allait avoir, à défaut de talent, des couilles. Très vite, la Ligue 1 s'est rendue compte de la lourdeur du mec. L'histoire d'amour s'est arrêtée aux frottis. Bien avant les préliminaires et le coït.

Alors, après six mois de tribunes et de photos Instagram de toutes les soirées franciliennes, le beau gosse a rejoint l'Espagne et Malaga fin janvier. Depuis, il revit. Il vient d'enchaîner trois matchs – tous comme titulaire – et devrait encore débuter ce soir contre Porto, en huitième de finale de Ligue des Champions. Lugano revient de loin. De très loin. En août dernier, le PSG ne prend même pas le temps de l'inscrire sur la liste des 25 joueurs amenés à disputer l'Europe. Avec Siaka Tiéné, ils occupent la place des cons. Celle des pestiférés. Et là, l'homme-sourire tombe de haut. « Je n’aurais jamais pensé connaître une telle situation, expliquait-il dans les colonnes de L'Equipe à son arrivée à Malaga il y a quelques semaines. Je n’ai pas compris comment j’avais pu en arriver à ne pas jouer une seule minute… J’ai toujours beaucoup respecté les décisions de l’entraîneur car c’était aussi une façon de respecter mes coéquipiers qui étaient titulaires. Ce qui est dommage, c’est que le club ne m’ait pas dit l’été dernier qu’il ne comptait pas sur moi. Je l’ai compris fin août, au moment de mon absence sur la liste des joueurs inscrits en Ligue des Champions. Si j’avais su plus tôt, j’aurais demandé à partir. Là, il était trop tard. Mais je tiens à dire que je n’ai aucun problème, ni avec l’entraîneur, ni avec Leonardo. »

Professionnel jusqu'au bout

Même dans les pires moments, le mec a su rester digne. Pas une jérémiade. Pas un scandale. Professionnel jusqu'au bout. Premier arrivé au Camp des Loges. Dernier parti. Un modèle du genre. Même Carlo Ancelotti s'en est félicité. « Lugano est parti à Malaga, il a décidé de partir pour jouer plus. Il n’a jamais joué, mais il a été très professionnel, très sérieux. C’est une très bonne leçon pour toute l’équipe, il est toujours venu ici au Camp des Loges pour travailler. Je le remercie pour ça, car c’est facile d’être professionnel quand tu joues, beaucoup plus difficile quand tu ne joues pas » a-t-il expliqué. On est loin des revendications d'un Mamadou Sakho, Jérémy Ménez ou de l'agent d'un Clément Chantôme. Tout s'est passé dans le respect de la personne humaine. Pourtant, Malaga est un pari. Rien ne dit que le mec jouera beaucoup plus que dans la capitale. A près de 32 piges, Lugano reste irrémédiablement le même joueur : un peu lourd, un jeu uniquement basé sur le physique et tout en grinta. Un putain de guerrier. Il peut être utile. Surtout qu'à Malaga, la concurrence en défense centrale n'est pas exceptionnelle : Demichelis, Wellington et Onyewu. Même s'il n'a reçu aucune garantie de son nouvel entraîneur Manuel Pellegrini, Lugano sait qu'il a un coup à jouer au sein de la meilleure défense de Liga (21 buts encaissés en 24 matches).


Pas du genre lèche-cul, le capitaine de la Céleste n'a d'ailleurs aucune certitude sur son futur temps de jeu. « Des garanties ? Non, ce n’est pas quelque chose que l’entraîneur peut promettre. Mais la logique, quand vous recrutez un joueur au milieu de la saison, est plutôt de vous appuyer sur lui. Alors oui, je pense disputer un certain nombre de matchs tout en sachant que j’arrive dans une équipe forte, où la paire de défenseurs centraux (Demichelis-Weligton) a été très sollicitée. » Encore un signe de respect. Décidément, pour un pays qui n'a jamais été trop regardant sur l’origine de ses touristes longue durée, l'Uruguay a parfaitement éduqué les siens. On pourrait se dire qu'une fois au soleil, le joueur en profiterait pour cracher sa diatribe sur le Paris SG. Même pas. « Avec le coach, on a passé pratiquement huit mois sans se parler. Elle est là notre erreur, à lui comme à moi. Il n’a peut-être pas mesuré ma situation et moi, ce n’est pas mon genre d’aller demander des explications. Sportivement, c’est un échec parce que j’ai peu joué. Mais j’en pars aussi avec le sentiment de ne pas avoir pu montrer ce que je valais, non pas sur un match de temps en temps mais sur la durée (…) Malgré tout, ça restera un très beau souvenir. » Finalement, il y a une certaine logique à retrouver dans ses mots la classe qu'il n'a jamais eue sur le pré.

Par Mathieu Faure
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