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Diego Costa, salope de profession

Nouveau chouchou du Vicente Calderón, Diego Costa est également le joueur le plus détesté des pelouses espagnoles. Une réputation de mauvais bougre qui lui vaut également les louanges de ses adversaires. Un paradoxe ? Pas vraiment.

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La légende voudrait que tout commence le 1er décembre 2012. Au soir d’un bouillant derby madrileño, Diego Costa se lie d’un amour sincère et franc pour Sergio Ramos. Caresses, mots doux, tout l’attirail du parfait amant y passe. Clou du spectacle, ces scènes de ménage répétitives – il s’amusera également avec le poète Pepe et la barbe rousse de Xabi Alonso – se terminent même sans le moindre reproche arbitral. Pourtant, cette panoplie de petite salope lui a joué des tours une semaine plus tard. Après un match dégueu sur la pelouse du Viktoria Plzeň, Diego Costa caresse d’un peu trop près le crâne de Limbersky. Résultat des courses, une expulsion justifiée qui a le don d’agacer Diego Simeone. El Cholo tente bien de le défendre publiquement – «  C’est un joueur dont nous avons besoin, nous croyons en lui. Ce qu’en disent les autres ne m’intéresse pas » – il n’en reste pas moins exaspéré. En coulisses, il lui impose donc de passer des paroles aux actes. Depuis, Diego Costa est le joueur le plus admiré et détesté de Liga. Une statistique suffit à garantir cette réputation : depuis son expulsion tchèque, le Brésilien a provoqué 15 cartons jaunes et quatre expulsions. Costaud.

Montanier : « Avec plutôt que contre soi »

Diego Costa est un vicelard, car il n’a pas eu d’autre choix. Des favelas de Lagarto – ville située au Nord-Est du Brésil – à la Seleção – il vient d’être appelé pour la première fois en équipe nationale par Scolari – il a connu un parcours des plus sinueux. Avant de traverser l’Atlantique en direction du Portugal, il fait passer des fringues de contrebande entre les frontières paraguayenne et brésilienne. En 2006, après avoir été repéré lors d’un match qu’il ne devait pas jouer car suspendu, il file à Braga. Comme il l’admettait de son propre chef, « je ne pouvais pas me contrôler, je ne respectais pas mes collègues. Une éducation m’aurait appris ces choses-là.  » Ce comportement lui offre une instabilité chronique. Entre 2006 et 2010, de Braga au Real Valladolid, il connaît ainsi six clubs ibères. Et récolte au passage 64 cartons jaunes pour quatre rouges. Diego Costa est un cas, un fouteur de merde. Normal, «  en grandissant, on m’a fait comprendre qu’un coup de coude était normal. La rue a été mon école. » Aujourd’hui, son professeur a changé : il s’appelle Diego Simeone et a fait de lui une arme de destruction massive.

Auteur de six mois de prêt au Rayo Vallecano de bonne facture, El Cholo décide de le rappeler à l’Atlético de Madrid – club auquel il appartenait déjà. De second couteau, il devient un joueur titulaire quasi-inamovible. Aligné aux côtés de Radamel Falcao, il permet au Tigre de profiter des espaces créés pendant qu’il se charge d’attirer et d’exciter l’adversaire. Juste après la victoire de ses poulains face à l’Atlético de Madrid (1-0, première défaite de la saison des Colchoneros au Vicente Calderón), Philippe Montanier loue pourtant les qualités du bonhomme : « J’adore ce joueur. Je trouve qu’il a un potentiel énorme : il va vite, il est puissant, il est bon de la tête, il est technique. Après, c’est un caractère bien trempé, ce qui est normal pour un compétiteur. J’ai beaucoup d’admiration pour ce joueur-là, même s’il peut agacer. Pour son équipe, c’est un joueur très utile. Il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi. » Et oui, désormais, Diego Costa est également devenu un joueur de football reconnu par ses pairs. « Athlétique mais très fort techniquement malgré son gabarit » , dixit Damien Perquis, il se découvre presque une passion pour le but. Actuellement, il est même le meilleur buteur de la Copa del Rey avec sept unités.

Le côté obscur de la force


Justement, lors de sa dernière sortie en Coupe du Roi sur la pelouse du Sanchez-Pizjuán, Diego Costa a encore fait parler de lui. Après avoir fait sortir de ses gonds le bouillant Gary Medel, il se fait cisailler par Geoffrey Kondogbia. Quelques minutes après son expulsion, l’international français se fend d’un message en 140 signes explicite : « Bref, monsieur Costa, la prochaine fois, tes bruits de singe, tu les garderas…  » Provocateur, Diego Costa se la jouerait-il Luis Suárez ? Les accusations sont difficiles à prouver, mais n’en restent pas moins présentes. Cette facette trouble n’en demeure pas moins admirée de ses adversaires. Antoine Griezmann, croisé dans les arcanes du Vicente Calderón, admet que « dans une équipe, tu as toujours besoin d’un joueur comme ça  » .

Même constat pour Damien Perquis qui a déjà dû se coltiner le lascar : « Le personnage est provocateur. Il joue un rôle, et il doit réussir à faire sortir plus d’un joueur de son match. » Dimanche dernier, lors de la première défaite à domicile face aux joueurs de San Sebastián, c’est pourtant bien lui qui est sorti de son match après avoir écrasé la cuisse d’Agirretxe. Polémique oblige, son directeur sportif, Valverde, a même dû voler à son secours : « Il y a une campagne de dénigrement à son encontre (…). Sur ce genre d’action on ne peut ni sanctifier ni sacrifier le joueur. » On peut en tout cas affirmer que Diego Costa est bien la plus belle salope de Liga.

Par Robin Delorme, à Madrid
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