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  1. // Euro 2020
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Didier Deschamps ? Non, Gareth FromTheFields !

Constamment remis en question pour ses choix et l’animation de son équipe, Gareth Soutghate va pourtant enchaîner une demi-finale de Coupe du monde et une finale d’Euro à la tête des Three Lions. Et si c’était lui, le fils spirituel de Didier Deschamps ?

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Ces derniers jours, l’Angleterre a vu se propager dans sa population un virus bien plus contagieux que la Covid-19 sous sa forme « variant delta » . Une incontrôlable maladie d’amour, qui a fait se retourner plus d’une veste et qui a fait de l’un des personnages les plus critiqués du pays le héros très sexy de toute une génération. Un virus qu’on appellera la « southgate-îte » , et qui s’annonce toujours par les mêmes symptômes : une attirance folle pour Gareth Southgate, sa cinquantaine rugissante et son combo costard-barbe bien taillée ; et une irrépressible envie de chanter « Football’s coming home » . Loin de faire l’unanimité depuis son arrivée à la tête des Three Lions, au sortir de l’Euro 2016, très souvent critiqué cet été pour ses choix tactiques ou son obstination à se passer de tel ou tel joueur, Gareth Southgate vient pourtant de qualifier son équipe d’Angleterre en finale de l’Euro 2020, trois ans après l’avoir hissée jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde en Russie. Et c’est tout un pays qui se met à adorer un type un peu gauche, héros malheureux de la demi-finale de l’Euro 1996, qui a un faux air de Sacha Baron Cohen et qui ne laisse personne lui dicter comment faire son équipe.

66,6 millions de sélectionneurs


En France, on connaît bien le dicton qui établit qu’il y aurait « 67 millions de sélectionneurs » . L’Angleterre et ses 66,6 millions d’âmes pourraient en dire de même : derrière Gareth Southgate, c’est tout un pays qui hurlait sa science du foot entre deux pintes, convaincu de savoir mieux que les autres comment cette grosse cylindrée que sont les Three Lions devait rouler. Et pourtant, le constat était là : depuis 1966 et une finale de Mondial disputée chez elle, jamais cette Angleterre qui avait enchaîné les générations dorées n’avait réussi à atteindre à nouveau une finale. C’est aujourd'hui de l’histoire ancienne, et c’est sans doute en grande partie grâce à un Gareth Southgate qui n’a pas écouté les millions de voix qui ont poussé derrière lui. Un peu comme un Didier Deschamps d’outre-Manche, il a construit et modelé son effectif selon ses envies et sa philosophie, ne cédant jamais à la pression d’une Angleterre qui s’est longtemps demandé pourquoi Grealish, Sancho ou Rashford avaient moins de temps de jeu que Saka, Foden et Sterling.

Adapter les hommes au schéma, et jamais le schéma aux hommes, car en sélection, la seule star ne peut être que l’écusson. Southgate a montré qu’il avait ses idées, ses soldats, et qu’il savait comment allier les deux. Quitte à parfois passer pour un entraîneur « frileux » , comme lorsqu'il fait justement sortir Grealish, entré à la 69e contre le Danemark, pour Trippier juste après que Kane avait marqué le but du 2-1 face à Schmeichel. Frileux, mais efficace : au moment d’aller se frotter à l’Italie en finale, dans son jardin, l’Angleterre a gagné cinq de ses six matchs et n’a encaissé qu’un but. Une solidité jamais vue, même dans les plus belles années anglaises, et globalement rarissime à ce niveau de compétition.

Le triomphe du mental et de la stabilité


Sous la houlette de son discret sélectionneur, l’Angleterre a montré depuis 2016 une évolution assez remarquable, autant sur le plan du jeu que du mental. On l’a vue monter en puissance dans la compétition, enchaînant d’abord les minutes ennuyeuses en phase de groupes avant de successivement avaler l’Allemagne lors d’un match maîtrisé de bout en bout (2-0), rouler sur l’Ukraine dans une démonstration offensive (4-0) et venir à bout de Danois courageux au bout d’un intense combat (2-1, ap), à chaque fois en montrant une flexibilité et une maîtrise tactique, tout en conservant une colonne vertébrale cohérente, digne des plus grandes équipes. Des performances sportives et mentales dont on n’aurait pas imaginé l’Angleterre capable, après l’avoir vue se faire tabasser par l’Islande en 2016 ou faillir en demies contre la Croatie en 2018.

Ce dernier match fut sans doute fondateur pour Southgate, qui a pu profiter d’un regain de crédit, et son groupe, dont les survivants de ces désillusions auront sans doute puisé dans leurs déceptions passées une dose de motivation supplémentaire. Un parcours, et une façon de faire et de penser, qui ne sont évidemment pas sans rappeler les Bleus de Didier Deschamps, qui se sont construits dans une cohérence propre à leur sélectionneur au fil des compétitions et d’une progression linéaire. Aux Three Lions de récolter les fruits de cette évolution. En finale, ils seront opposés à une Italie qui, elle aussi, revient de loin, mais n’a pas emprunté le même chemin : plus romantique, plus joueuse, plus passionnée peut-être qu’une Angleterre plus froide, rationnelle, calculatrice. À voir si Southgate saura faire triompher le modèle « FromTheFields » .

Par Alexandre Aflalo
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