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Abdou Diallo au PSG, le juste choix

Cinquième recrue estivale du Paris Saint-Germain, Abdou Diallo semble incarner à merveille la volonté du club et de son directeur sportif Leonardo de se montrer plus raisonnables et réfléchis sur le marché des transferts, et de parier sur des joueurs aux noms moins ronflants, mais non moins fiables. Sportivement, sa signature a tout d’un joli coup, tant pour l’ancien Monégasque que pour le PSG et Thomas Tuchel.

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« De Ligt ne viendra pas au PSG. Une possibilité existait. C'est un joueur formidable, mais ce n'était pas le bon moment de faire un gros investissement. On doit se calmer un peu. Nous n'avons pas d'enveloppe de 200 millions d'euros à dépenser, comme ça. » Sitôt ré-installé dans son fauteuil de patron du sportif et du recrutement au Paris Saint-Germain, Leonardo a, dans une interview donnée au quotidien Le Parisien le 8 juillet, déballé les lignes directrices de son second mandat dans la capitale. De cet entretien en forme de manifeste pour un PSG nouveau, deux informations ont éclipsé à peu près toutes les autres : 1. Quiconque - en particulier Neymar - n’est pas à 100% dans le projet peut faire ses valises. 2. Fini les folies sur le marché des transferts. Une grosse semaine après, les paroles se sont muées en actes. Plutôt que sur Matthijs de Ligt, sur le point d’être transféré à la Juve, ou sur Kalidou Koulibaly, jugé « très cher » par le Brésilien, c’est sur Abdou Diallo que Paris, Leo et Thomas Tuchel ont décidé de miser pour compléter et renforcer leur défense centrale.

Le profil de l'emploi


Conclue hier pour un montant estimé à 32 millions d’euros (plus 2 de bonus), là où la Juve s’apprête à claquer 75 plaques pour s’offrir De Ligt, l’arrivée de Diallo en provenance du Borussia Dortmund semble s’inscrire dans la lignée de celles de Pablo Sarabia et Ander Herrera, les deux premières recrues parisiennes de l’été. L’ancien Monégasque répond en tout cas au profil ciblé en priorité par les dirigeants parisiens en ce début de mercato estival. À savoir, des garçons fiables et sérieux plutôt que des têtes de gondole aux exigences folles. Pas forcément les noms qui feront péter les ventes de maillots ou que le PSG posera sur la table en premier lorsqu'il s’agira de négocier les cachets des tournées asiatiques ou nord-américaines, mais des mecs expérimentés, rompus aux joutes européennes, suffisamment talentueux et polyvalents pour trouver leur place au sein de l’effectif parisien et y apporter une plus-value. Mais aussi, et surtout, accessibles financièrement (Sarabia a coûté 18 millions d’euros, Herrera est arrivé libre), potentiellement transférables - ce qui était devenu le cas de Diallo, fragilisé à Dortmund par le retour récent de Mats Hummels - et totalement séduits par la perspective de rallier la capitale.


C’est sur ce dernier point, notamment, que l’éventuelle venue de De Ligt aurait coincé, le Néerlandais souhaitant, selon RMC Sport, inscrire deux clauses de départ à son contrat, l’une à hauteur de 150 millions d’euros, l’autre au cas où il ne se plairait pas en Ligue 1. Abdou Diallo n’a de son côté pas trop dû se faire prier, lui qui avait fait du pied au club début juillet dans L’Équipe, alors que commençaient à bruisser les premières rumeurs le liant au PSG. « Un intérêt de Thomas Tuchel et du PSG pour moi ? C'est une forme de reconnaissance de mon travail d'entendre ça, avait-il ainsi lâché. Mais sans vouloir sortir les phrases bateau des footballeurs, je suis sous contrat jusqu'en 2023. Si l'offre arrivait vraiment ? Un jeune joueur en Europe qui vous dit que le projet du PSG n'est pas intéressant, il n'est pas crédible. C'est un beau projet. » Ce projet, le capitaine de l’équipe de France espoirs (16 sélections à ce niveau) l’intègre officiellement pour les cinq prochaines saisons, soit jusqu’en 2024. Mais a priori sans la moindre garantie, le Parisien assurant hier qu’ « aucune promesse ne lui a été faite quant à la hiérarchie » .

À Paris pour passer un nouveau cap


Le signe que les temps sont bien en train de changer du côté du PSG ? Sans doute. En deux ans, Abdou Diallo semble avoir passé un cap outre-Rhin, au sortir d’un exercice 2016-2017 conclu sur le premier trophée de sa carrière - le titre de champion de France - mais frustrant (dix apparitions toutes compétitions confondues) avec l’AS Monaco, son club formateur. Déjà auteur d’une expatriation réussie en Belgique, le temps d’un prêt à Zulte-Waregem (D1 belge) en 2015-2016, le natif de Tours a alors définitivement mis les voiles, direction Mayence. Un pari payant pour le joueur et le club rhénan : 27 matchs (plus 3 en coupe d’Allemagne) de Bundesliga plus tard (3 buts), le Bleuet (61 capes avec les équipes de France de jeunes depuis les U16) snobait l’Olympique lyonnais au profit du Borussia Dortmund, qui cassait son PEL et lâchait 28 bâtons pour en faire le partenaire du Suisse Manuel Akanji dans l’axe.



Un changement de dimension largement assumé par l’ex-Monégasque : dans la Ruhr, au sein du deuxième plus grand club allemand, Diallo s’est de nouveau imposé, disputant 28 matchs de championnat (38 toutes compétitions confondues), dont 27 comme titulaire. Il a également enchaîné les matchs en Ligue des champions, compétition où le BvB a notamment croisé le fer avec l’Atlético de Madrid et Tottenham cette saison. Autre donnée non négligeable pour le PSG : il a par ailleurs régulièrement évolué à gauche de la défense des Schwarz-Gelben. Cette polyvalence devrait permettre à Thomas Tuchel de ménager un peu les ego, notamment celui de Presnel Kimpembe, axial gaucher tout comme lui, mais auteur d’une saison post-titre mondial plus que poussive.


Elle va aussi offrir au technicien allemand, qui disposera avec lui d’un cinquième défenseur central (si l’on excepte N’Soki, sur le départ, et le jeune Mbe Soh, dont l’avenir n’a pas encore été tranché), une rotation supplémentaire et la possibilité de mettre en place une défense à trois axiaux, un système qu’il affectionne ; mais aussi un recours de choix à gauche, où ni Kurzawa, en difficulté depuis son arrivée dans la capitale, ni les jeunes Bakker (piqué à l’Ajax cet été) et Zagre ne semblent prêts à concurrencer durablement Juan Bernat, lui-même un poil irrégulier l’an passé. Elle devrait, enfin, permettre au joueur de poursuivre son ascension, linéaire depuis son départ de l’ASM. Et, pourquoi pas, de frapper encore plus fort à la porte des Bleus, lui que Didier Deschamps suit avec attention depuis plusieurs mois.

Par Simon Butel
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