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  1. // CDM 2018
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  3. // Corée du Sud-Allemagne (2-0)

Deutsch down

Un rectangle dessiné en l'air par M. Geiger, un coup de sifflet, une main tendue vers le rond central. Voilà l'image sur laquelle, en trois gestes et moins de dix secondes, l'Allemagne a donc quitté le Mondial, battu au jeu de l'audace par une Corée du Sud qui a terminé morte de fatigue. Tremblement de terre, le tenant du titre est mort.

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Et puis l’attente. C’est interminable, diablement interminable. Les gouttes de sueur perlent à son front, la poitrine se gonfle frénétiquement, et Kim Young-gwon a de furieux airs de ressemblance avec le légendaire sauteur en longueur cubain Ivan Pedroso un soir de juillet 1995. Les mêmes mains sur les hanches, la même position d’écoute. Le même regard interrogatif, aussi. Inquiet, diront certains.


Le corps tout entier est dirigé vers ce type au sifflet qui fait la loi sur un terrain de foot. Ou sur un bac à sable en d’autres circonstances, c’est au choix. Et puisque le football est devenu un sport où l’on peut fêter ses buts en deux fois, comme un athlète attendrait confirmation des juges pour savoir s’il n’a pas mordu sur son fantastique dernier essai, la sentence a fini par tomber, offrant l’une des scènes de liesse les plus folles de ce Mondial : but pour la Corée du Sud. L’Allemagne est éliminée de la Coupe du monde.

Une fracture entre jeunes et historiques


Le paradoxe se pose là, avec ce qu’il recèle d’ironie. Après avoir offert le but allemand victorieux face à la Suède au bout du temps additionnel, sur un coup franc dont il avait décidé de prendre seul la charge, le paria de l’après-midi est bien le pied droit de Toni Kroos. Une passe en retrait involontaire pour le défenseur sud-coréen planté devant Manuel Neuer, et ce but, donc, refusé en premier lieu pour une position de hors-jeu infirmée par la VAR. Comme lors de trois des quatre dernières éditions du Mondial, le tenant du titre est éliminé dès le premier tour. France 2002, Italie 2010, Espagne 2014... et donc Allemagne 2018.


Le petit tableau statistique survolait les réseaux sociaux depuis le début de la compétition comme un nuage de mouches qui revient dès qu’on le chasse du bras, et les esprits cartésiens se disaient d’ailleurs que non, c’était impossible. Pas cette Allemagne-là, qui n’a rien d’un pays en crise footballistique. Pas maintenant, alors que sa dernière sortie de route prématurée remontait au deuxième tour de poule en Argentine, année 1978. Depuis sa prise de pouvoir à la tête de la sélection il y a maintenant douze ans, Joachim Löw n’avait jamais fait moins bien qu’une demi-finale en compétition internationale, se permettant même de devenir le premier entraîneur de l’histoire à remporter cent matchs avec la même sélection pour sa 150e sur le banc de la Mannschaft lors d’une Coupe des confédérations 2017 qu’il a du reste remportée.



C’était il y a un an, et tout a changé. Enfin presque. Car sur le papier, l’équipe d’Allemagne emmenée en Russie devait être celle qui opérait la transition entre la vieille garde historique (Gómez, Özil, Hummels, Müller pour ne citer qu’eux) et la nouvelle génération portée par Timo Werner, Niklas Süle ou Leon Goretzka. Face à une Corée du Sud qui avait décidé de disputer ses chances, les solutions ne sont en réalité jamais venues ni des uns ni des autres. En interne, il paraît même que les deux clans s’évitent à table. De plus, les leçons du passé, et notamment l’inoffensivité chronique de Werner au poste de buteur, avaient visiblement été mises de côté pour une rencontre qui aurait dû être une formalité.


On se disait que l’Allemagne allait forcément marquer, c’était évident. Mais on ne savait simplement pas quand. Et encore une fois, les coupables sont nombreux : Özil transparent ou presque, Müller inutile dès son entrée, Reus qui a disparu après une demi-heure, Kimmich incapable de réussir un centre, Hummels écœuré par un incroyable Cho Hyun-woo, ou même Goretzka dont le seul fait d’armes aura été de perdre le duel de la lumière face au très remuant Moon Seon-min...

Prolongé avant le Mondial


Ceux qui disposent d’un abonnement payant à une chaîne de football violette et quelques sous de côté le savent : Jean-Charles Sabattier a rarement eu l’occasion, ces douze dernières années, de crier de douleur quand l’équipe d’Allemagne se présentait sur un terrain. Pour autant, lorsque Son Heung-min courait à la 95e minute vers le but de la Mannschaft déserté par Manuel Neuer – parti à raison tenter d’apporter le surnombre en attaque –, on aurait juré entendre son timbre se dérober de quelques décibels.


L’Allemagne prendra l’avion demain matin pour atterrir à Francfort sans jamais avoir été capable de hausser son niveau de jeu ou d’apprendre de ses erreurs. Un constat qui serait par ailleurs applicable à Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande de football qui déclarait ce matin au quotidien de Francfort FAZ que le contrat de son sélectionneur (prolongé en début d’année jusqu’en 2022) ne serait pas remis en question en cas d’élimination au premier tour. Douze ans dans la même boîte, c’est long. Et même les dictons ne survivent pas éternellement.



Par Théo Denmat
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