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Deschamps, giboulée à digérer

Séchée au Stade de France pour la première fois depuis un an, l'équipe de France s'est complètement disloquée au bout d'une demi-heure de jeu vendredi soir face à la Colombie. Une situation difficilement compréhensible et acceptable par les joueurs eux-mêmes et encore plus pour Didier Deschamps, qui a fait du caractère de ses équipes le levier de ses succès. Petite leçon à retenir.

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« Est-ce qu’on s’est vu trop beaux ? Je ne sais pas. » Un instant rare, précieux, qu’il faudra conserver à température ambiante jusqu’à l’heure de sortir en short sur le paillasson du stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, mardi soir. Vendredi, dans un couloir de Saint-Denis, Hugo Lloris n’a pas contredit le message d’ensemble. Il a simplement raconté autre chose : « Aujourd’hui, il y a tellement d’attente que l’on se doit déjà, dans nos têtes, d’être prêts à gagner tous les matchs. Le football, ce n’est pas que le talent et les jambes. C’est aussi le mental. On a du talent, une équipe jeune, on peut faire de très grandes choses, mais c’est en équipe qu’on réussira. Ce soir, c’est collectivement qu’on a failli. » Depuis que Didier Deschamps lui a enfilé le brassard au biceps, Lloris sait que sa mission est la suivante : garantir l’équilibre, veiller par la fenêtre du groupe sur le monde extérieur, et ce n’est pas pour rien que jeudi soir encore, c’est lui qui était venu verser de l’eau tiède sur une conférence de presse d’avant-match sans consistance. Parce qu’il a tout connu, qu’il a vu l’équipe de France glisser sur un signal sinusoïdal émis en permanence depuis une première sélection grattée il y a un peu moins de dix ans et qu’il a souvent dû, aussi, assumer les galères en solitaire. Alors, sur l’échelle Lloris, sa sortie après la défaite face à la Colombie (2-3), alors que les Bleus n’avaient plus encaissé trois buts dans une rencontre depuis le 7 juin 2015 – face à la Belgique (3-4) – et plus perdu à domicile depuis la leçon reçue face à l’Espagne (0-2) en mars 2017, a un poids.

Coup de la panne


Au même moment, dans l’auditorium du Stade de France, la tronche touchée comme rarement, Didier Deschamps a également décidé de ne pas se planquer : cette défaite n’était pas prévue et interroge, forcément. « Je ne vais pas dramatiser, mais ce qui me gêne le plus, ce soir, c’est les intentions et cela doit nous servir de leçon. » En cause : un scénario qui a vu l’équipe de France danser sans trébucher pendant la première demi-heure, inscrire deux buts en vingt-six minutes, dont un second collectivement somptueux finalement planté par Thomas Lemar, puis s’éteindre. Brutalement. Deschamps toujours : « Il faut prendre acte. Il y a beaucoup de qualités dans ce groupe, mais ça ne suffit pas. Le haut niveau, c’est autre chose, ça demande plus que du talent. On va se dire que ce n’est qu’une panne de courant, comme on dit. » Lloris, lui, a conseillé au sélectionneur de sortir la tête du sable. « Peut-être qu’on peut regarder aussi ce qu’a fait la Colombie parce qu’il y a peut-être moins de talent, mais c’est une vraie équipe. Même à 2-0, elle a su rester calme et renverser le match. » Elle, alors qu’on a progressivement vu l’ensemble imploser, Kylian Mbappé toujours plus s’enfermer dans ses quêtes solitaires et surtout le bloc se séparer totalement.

Approche et compréhension


Un arrêt sur image pour preuve : peu après l’heure de jeu, Hugo Lloris a relancé au pied vers un Raphaël Varane dont le costume de patron a été décroché le temps d’une soirée et qui a ensuite vu N’Golo Kanté – par ailleurs excellent tout le match – perdre le ballon face au manque de possibilités dans l’amorce d’une quelconque phase de sortie de balle. Sur la suite de l’action, Radamel Falcao a repositionné la Colombie à hauteur des Bleus. Après la rencontre, Deschamps a alors pointé un quatuor offensif soudain moins disponible une fois la première demi-heure de jeu passée, Lemar ne décrochant d’ailleurs quasiment plus et Griezmann devenant introuvable, et évoquant une « possession » identique au premier acte, mais inutile. Des tribunes, la bascule a semblé brutale car facilement perceptible, surtout lorsque la paire Varane-Umtiti prend la marée. Ainsi, bravo à la Colombie, venue en France avec l’envie de « tirer les leçons du passé et se projeter dans le futur » selon les mots de José Pékerman, homme venu en démonstration universitaire après la rencontre. Le professeur avait de quoi : vendredi, son équipe a été rapidement trempée, mais a su se redresser avec humilité et adaptation tactique. Pékerman : « Je pense que c’est un véritable apprentissage pour nous dans la recherche de la compréhension de l’adversaire. Les joueurs ont eu un comportement excellent et ont montré ce qu’est l’équipe de Colombie. Je ne sais pas si Didier Deschamps a été surpris ou simplement s’il n’a pas su trouver de parades au scénario. »

« On n'a pas été capables de rivaliser »


Réponse : le sélectionneur français a simplement perdu tous ses repères en l’espace d’un instant. Tant que le succès le tient, tout roule, mais une fois que la défaite s’invite, on découvre autre chose. Vendredi soir, on a retrouvé le Didier Deschamps embarrassé vu à Solna en juin 2017, où l’équipe de France s’était fait sécher sur le gong par la Suède (1-2). Dans la foulée, il avait expliqué que rien ne pouvait l’inquiéter. Cette fois, il a ouvert une porte : si le caractère lâche, tout s’effondre, et les Bleus avaient déjà été rattrapés à la dernière seconde en Allemagne (2-2) mi-novembre. Alors, il tente de convaincre : « Cette équipe est jeune et doit aussi passer par des moments difficiles. » Aux côtés de Lloris, Olivier Giroud, buteur pour la trentième fois de sa vie internationale contre les Colombiens, a tenté d’attraper le levier : « On n’a pas été capables de rivaliser sur l’agressivité, sur la détermination. Des valeurs chères à ce sport. Il faudra analyser pourquoi. Ce genre de claques peut nous permettre de mieux rebondir. » Et de mieux grandir, aussi. Là, le capitaine du navire a trouvé une réponse à ses nombreuses questions : « Maintenant, il ne faut pas se voir très beau. Historiquement, la France n’a jamais réussi à jouer avec le statut de favori hormis à l’Euro 2000. » Le brumisateur passé, cap sur Saint-Pétersbourg. Où ce sera déjà le retour des attentes.



Par Maxime Brigand, au Stade de France
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