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Des Oranje, mais pour quoi faire ?

Première de son groupe de Ligue des nations, l’équipe de France peut assurer sa présence dans un Final Four en juin prochain si elle ne s’incline pas à Rotterdam vendredi soir. Pour elle, c’est également l’occasion de maintenir l’exigence dans la quête d’un nouveau trophée avant d’ouvrir une parenthèse de qualifications et de matchs amicaux qui devraient laisser progressivement de la place à de nouvelles têtes.

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Hugo Lloris souffle, jette un œil au loin et met un coup dans les corps qu’on lui présente. « Ils sont toujours en vie, lâche le capitaine des Bleus, avant de renfiler ses gants. Bon, aujourd’hui, la donne est simple. Tout reste à faire, on sait ce qui nous attend. On vient ici pour gagner tout en ayant en tête qu’un nul nous suffirait pour passer. » Au fond, voilà bien longtemps que les doutes sur la Ligue des nations ont été écrasés, roulés en boule et balancés au loin : qu’on se le dise, cette compétition est peut-être la meilleure chose qui soit arrivée au football de sélections depuis longtemps et est, sans contestation possible, ce qu’il fallait à ces gars-là. Pourquoi ? Pour ça, justement : quatre mois après la prise du Loujniki, à Moscou, impossible de percevoir le signe d’un rassasiement. L’équipe de France a encore les crocs, la bave qui coule et semble accrochée à l’idée de retourner le moindre buffet proposé. Envoyé en conférence de presse mercredi, Blaise Matuidi a confirmé l’impression et a étalé la chose à sa manière : « Quand tu joues un trophée, ça change tout, tu le vois sur les visages. On a envie de tout rafler sur notre passage. » Voilà le prochain obstacle : vendredi soir, la bande à Deschamps est à Rotterdam, au stade de Feyenoord, là-même où le sélectionneur des Bleus souleva le 2 juillet 2000 le trophée Henri Delaunay et où il annonça dans la foulée de la finale d’un championnat d’Europe gagné sa décision de refermer sa carrière internationale. Cette nuit-là, Deschamps avait avoué à Roger Lemerre en « avoir marre, vraiment marre... » Dix-huit ans plus tard, le ton n’a plus rien à voir : « On avait un objectif, qui était de terminer en tête de ce groupe. On y est et maintenant, ça ne dépend plus que de nous. »

« C'est toujours bon à prendre »


Derrière ce Pays-Bas-France, il y a du Sergio Leone : on parle ici d’un duel qui va se décider à la sueur, entre deux chasseurs de primes, deux sélections du genre à vouloir toucher le butin final, peu importe la manière, quitte à finir avec le short taché de sauce et de sang. Quoi, en plein novembre ? Oui, car l’idée de la compétition est là, le niveau de jeu et l’intensité aussi, et il faut s’en réjouir : avant d’ouvrir une parenthèse à partir de mars, date du début de la campagne de qualifications à l’Euro 2020, les Bleus ont vendredi soir un ticket pour un Final Four, qui se jouera en juin prochain, à confirmer. Si on arrêtait les comptes ce matin, on y retrouverait la France, la Belgique, le Portugal et l’Espagne : qui souhaite cracher là-dessus ? Personne. Personne, parce qu’un trophée est « toujours bon à prendre » comme l’a rappelé cette semaine Matuidi. Personne, car la Ligue des nations aura évité aux Bleus de tomber dans la routine, de se retrouver en plein hiver pour préparer des matchs en Lituanie ou en Géorgie juste après avoir gagné une Coupe du monde et restera, aux yeux des joueurs, ce qui aura été la meilleure solution pour « replonger » directement dans la marmite. Ainsi, pour aller au prochain niveau, il n’y a pas cinquante solutions : l’équipe de France, traversée par quelques forfaits en début de semaine, ne doit pas glisser sur le chantier hollandais en cours.



Vu de près, cette « reconstruction » locale a même plutôt fière allure. Victorieux de l’Allemagne (3-0) début octobre et encourageants en Belgique (1-1) trois jours plus tard, les Koeman kids ont la tronche du test idéal et de la bête menaçante. Scotché sur un siège du stade de France au match aller (2-1), Hugo Lloris confirme : « On s’apprête à retrouver un adversaire de très grande qualité. L’équipe est jeune, mais la reconstruction des Pays-Bas est en bonne voie, ce qui nous obligera à élever notre niveau parce qu’ils viennent aussi pour se qualifier. Battre l’Allemagne 3-0, ce n’est pas donné à tout le monde et seul un grand match nous permettra de nous en sortir. » De son côté, Didier Deschamps a tiré dans le même sens, tout en pointant notamment son laser sur le jeune Frenkie de Jong, excellent à Saint-Denis en septembre et sobrement comparé à Andrea Pirlo ici, aux Pays-Bas. « Il a une grosse qualité de sortie de balle, il donne de la verticalité au jeu de son équipe, c’est un joueur très intelligent, il a déjà tout » , a ainsi résumé jeudi soir le sélectionneur français, qui sait également que le jeune milieu de l’Ajax doit encore progresser sur le plan de la puissance. Un détail quand on a vingt piges.

Le style qui ne se met pas en mots


Le cœur de jeu est bien ce qui intéresse tout le monde avant la bataille car, pour la première fois depuis la Coupe du monde, Deschamps doit cuisiner vendredi sans Paul Pogba, touché à la cuisse gauche, et qui devrait être remplacé par Steven Nzonzi, rarement hors sujet, mais qui apporte une autre carte tactique. On en revient à la question du visage de cette équipe de France, ce qui est difficile à travailler en cinq jours. C’est pourtant le charme de ce groupe : il n’a pas de style, mais des styles, chaque style existant contre tel adversaire, tel jour, avant de disparaître. Comme s’il était condamné à imploser dès le coup de sifflet final. Contre l’Allemagne, en octobre, Didier Deschamps a d’ailleurs prouvé sa capacité à retourner une partie d’échecs mal embarquée. Dans la bulle bleue, l’identité ne se met pas en mots – personne ne semble y parvenir, que ce soient les joueurs ou le coach –, mais elle se fabrique le jour J en fonction de l’adversaire. Alors, on écrit sur une page et on la déchire, avant d’en noircir une nouvelle. Ce déplacement à Rotterdam devrait ainsi accoucher d’une nouvelle version tricolore avec un onze sans surprise, tenue par une défense qu’on dit bercée de doutes en ce début d’année et qui sera assurée côté gauche par Lucas Digne. Lloris, lui, tire un trait sur cette affirmation : « L’équipe de France, c’est une parenthèse, une bouffée d’oxygène et ça ne peut faire que du bien. Moi-même, ça m’a fait du bien. » Autant en profiter pour s’offrir un nouveau mois de juin entre potes, non ?



Par Maxime Brigand, à Rotterdam
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