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Des fumis dans les jambes

En ouvrant la voie au craquage encadré de fumigènes à partir de la saison prochaine, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a montré qu’elle était à l’écoute des revendications des supporters français. On ne peut que s’en réjouir, car si l’expérience a bel et bien lieu, c’est le football dans son ensemble qui en ressortira vainqueur.

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En France, on n’a plus de foot, mais on a quand même des idées. Et si l’on peut regretter la tournure sketchuelle qu’est en train de prendre le débat sur la forme qu’auront les championnats professionnels la saison prochaine, force est de constater que dans les bureaux, ça bosse bien. Preuve en est ce lundi soir, lorsque la ministre des Sports Roxana Maracineanu a pris la parole au sortir de la sixième plénière de l’Instance nationale du supportérisme (INS) en entamant sa synthèse des débats par cette importante petite phrase : « Les supporters ont des devoirs, mais ils ont aussi des droits. » C’est tout à fait vrai et il est important de le souligner, à une heure où l’arrêt des compétitions a presque réussi à faire oublier que ces derniers temps, quand les ultras faisaient la Une, c’était presque uniquement en raison du bafouement des libertés fondamentales dont ils étaient victimes.

Feu vert pour flamme rouge

L’un des droits les plus importants, c’est celui d’être écouté. Et dans son discours, la ministre semble l’avoir compris en ouvrant la voie à la résolution de l’un des plus vieux serpents de mer des tribunes françaises : l’autorisation de craquer des fumigènes pendant un match. Comme le tambour, le mégaphone, les calicots et les satins, les feux de Bengale, les stroboscopes, les pots de fumée et les pétards font partie intégrante de la culture tribune. Ceux qui n’aiment pas ça vont s’asseoir ailleurs et sont sommés de laisser les acharnés prendre du plaisir là où ils ont envie de le prendre : dans un nuage de fumée. C’est ce qui fait l’équilibre d’un stade match après match. Problème, ce grand renfort à la fois visuel et sonore était purement et simplement illégal au regard du règlement des instances, et quiconque refusait de s’y conformer se voyait écoper d’une amende, parfois assortie d’une interdiction de stade. Un comble quand on sait que les diffuseurs se gavent de ces images hyper télégéniques pour faire la promotion d’un spectacle particulièrement coûteux. Et pourtant, il semblerait que l’hypocrisie soit sur le point de prendre fin. On ne peut que s’en réjouir, évidemment.



Et là où l'on peut doublement s’en réjouir, c’est que l’on parle de vrais fumigènes, les chauds, ceux qui illuminent n’importe quelle nuit de football et ont coûté à de nombreux pyrotechniciens amateurs les semelles de leurs Reebok Classic. Sans vouloir offenser les Danois créateurs des torches froides, force est de constater que leur invention n’a jamais vraiment su convaincre les principaux concernés. Mais au regard des recommandations de l’INS, cette décision s’accompagne de la volonté de responsabiliser les protagonistes fans de fortes chaleurs. En choisissant d’organiser les craquages « dans des zones dédiées avec du personnel qui encadrera les supporters » (Maracineanu dans le texte), on constate que l’étincelle allumée en toute légalité par les ultras angevins en décembre dernier à l’occasion du centenaire de leur club n’a pas terminé en feu de paille.

Pas un pays de foot ? Vraiment ?

Seul bémol : le mot de la fin reviendra aux dirigeants de chaque équipe. Aucune garantie que le projet soit accepté partout, donc. Néanmoins, on peut parier que ces derniers choisiront de jouer sagement la carte de la paix sociale avec celles et ceux qui donnent le plus de leur personne au sein du public des stades de football. Et ce serait tout à leur honneur, car cela reviendrait à prendre au sérieux les revendications des ultras, au même titre que le retour des tribunes debout, dont l’expérimentation s’est révélée un franc succès. Gageons que les kopistes sauront saisir cette main tendue en jouant le jeu, bien qu’il soit impossible de prédire si ces craquages encadrés mettront fin à toutes les dérives.



Quoi qu’il en soit, à une époque où la France est moquée en raison de son appartenance à un prétendu Big Five que personne, sinon elle-même, ne reconnaît, que l’Allemagne et l’Angleterre sont érigées en parangons des soi-disant « pays de foot » , force est de constater que l’Hexagone a évité de se couvrir de ridicule en forçant la reprise des compétitions sur fond de silhouettes de supporters en carton et de bandes-son grotesques pour assurer un semblant d’ambiance. Au lieu de cela, un long travail a été mené pour améliorer la condition de ces inévitables protagonistes des stades qui, après six mois d’éloignement de leur deuxième maison, reviendront d’exil avec la certitude que, même dans le monde d’après, on ne peut pas se passer d’eux. À raison.



Par Julien Duez
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