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Des bleus dans les yeux

Le parcours des Bleues s'est arrêté brusquement face aux États-Unis, sans qu'elles ne puissent briser le plafond de verre que beaucoup avaient fixé au-dessus de leur tête. Les regrets de ne pas avoir montré davantage seront nombreux et les leçons à tirer restent encore à définir, tout comme les perspectives d'avenir, puisque les JO de 2020 ne seront pas à leur calendrier.

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« Échec » . Un mot qui fouette les visages en pleine ascension d’un col dont elles s’imaginaient toucher le sommet. Échec, parce que nouvelle chute. Échec, parce que certaines de ces filles commencent à connaître par cœur le goût d’une élimination au pied des rêves. Il y avait eu 2009, 2011, 2012, 2013, 2015, 2016 et 2017. Mondiaux, JO et Euros confondus. Depuis hier soir, il y aura désormais 2019, l'année de la Coupe du monde à la maison. Voilà des mois entiers que les Bleues ne parlaient que de Lyon, de son Groupama Stadium et du 7 juillet. Cette semaine, l’adjoint de Corinne Diacre, Philippe Joly, était même venu fendre l’armure et admettait sans faire de détour que « tout le monde était obnubilé par ce quart de finale éventuel » face à l’ogre américain. Oui, ce rendez-vous était dans les têtes de tout le monde et non, l’équipe de France n’est pas complètement passée à côté de celui-ci, même si cette soirée parisienne aura été un parfait résumé de l’aventure des Bleues : une première mi-temps à souffrir, à vivre avec la peur de tout perdre, à afficher ses limites ; une seconde faite de vie, d’audace, d’une rébellion courageuse pour retarder la chute du plafond de verre sur le nez des joueuses d’une Corinne Diacre aux yeux de qui ce quart de finale aura surtout basculé sur « un détail. »


Ce détail, selon elle, est le premier but encaissé par les Bleues, et impossible de lui donner tort : il n’y a rien de pire que de commencer une telle nuit avec une balle reçue en plein cœur après seulement cinq minutes de jeu. Ce détail, cela aurait pu aussi être cette main de O’Hara sur un centre d’Amel Majri, non sifflée alors que le ballon a nettement touché le bras de la défenseuse américaine et qu’il s’agissait là d’une balle d’égalisation dorée. L’équipe de France venait alors de s’éviter le naufrage grâce à un coup de casque de Wendie Renard, on se disait que tout pouvait exploser, mais l’arbitre de la rencontre, Kateryna Monzul, n’a même pas été interpellée par la VAR. Et alors ? Alors, c’est injuste, terrible, probablement un peu scandaleux, mais la VAR aura assez aidé l’équipe de France durant ce Mondial pour que Diacre ne vienne se plaindre après la rencontre. Mieux : la boss tricolore a refusé de souffler sur les braises. « Est-ce qu’on doit s’arrêter là-dessus ? Je ne pense pas. » Circulez, y a autre chose à voir.

« Certains diront qu’on n’a pas la culture de la gagne... »


Et surtout autre chose à retenir, car si les Bleues sont tombées vendredi soir, c’est avant tout en s’empalant dans le fossé qu’on avait dessiné pour elles. Alors que la bande de Diacre avait réussi à se faufiler jusqu’en quarts de finale grâce à une première mi-temps canon contre la Corée du Sud et sept autres traversées sans lumière – mais avec pas mal d’à peu-près dans les chaussettes –, cela n’a cette fois pas suffi. Parce que ces États-Unis ont trop de marges, n’ont pas vraiment eu besoin de forcer pour écarter l’équipe de France et ont été portés par des individualités (ce qui n’aura jamais vraiment été le cas des Bleues dans ce Mondial) lorsque le collectif tanguait. Diacre n’a pas dit autre chose, mais les joueuses, elles ? Wendie Renard a d’abord affirmé qu’il n’avait « pas manqué grand-chose » , avant de préciser sa pensée : « Leur jeu est assez simple, basé sur la puissance qu’elles mettent sur les côtés. Ça met des centres, ça vient couper, c’est efficace (vingt frappes, cinq cadrées pour la France contre huit frappes cadrées pour les États-Unis sur dix tentatives, N.D.L.R)... C’est rageant. On n’a rien lâché, on est revenues avec de meilleures intentions en seconde période... Je respecte énormément cet adversaire, mais je pense que ce soir, on méritait que le match se termine autrement. »


Que retenir comme leçon, alors ? « On n'a rien gagné et tant qu’on continue de ne rien gagner, certains diront qu’on n’a pas la culture de la gagne, poursuit Renard. Maintenant, il faut récupérer et passer à autre chose car avec des si, on peut refaire le monde. Mais il reste du travail pour développer le football chez nous, on l’a vu ce soir : l’équipe américaine, leur banc... ça parle pour elles. Il n’y a pas de complexe à avoir, mais avec nos moyens, on a fait une belle performance. J’espère que cette Coupe du monde aura servi à faire changer quelques mentalités et qu’on pourra avancer maintenant. » Nous y voilà : place déjà au lendemain, à l’après, au fait que ces filles ne seront plus jamais regardées pareil et qu’elles ont rempli un Parc à elles seules vendredi soir. C’était beau, c’était bien, aussi intense que la déception est grande, ce matin. Mais la Coupe du monde, cette parenthèse enchantée, se referme pour les Bleues, et ce, sans éteindre des interrogations qui s’étireront demain. Car une fois le rideau tombé sur cette scène qui pouvait consacrer cette bande de filles devant son public, il y a le noir : celui dans lequel va désormais être plongé cette équipe dans un an, alors que tous les feux seront braqués sur Tokyo. Les JO de 2012 et 2016 avaient été des strapontins magnifiques à la progression de l’équipe de France, elles ne seront pas de la partie en 2020. C’est un coup d’arrêt, un autre échec sportif que refusait de nier Diacre vendredi soir, elle qui ne jette pas l’éponge, tout en admettant avoir encore « du travail à faire » .

Assurer la continuité


Ce coup d’arrêt est aussi l’occasion d’enclencher un nouveau cycle à deux entrées. La première, pour l’équipe de France elle-même, dont le onze de départ contre les États-Unis comptait six trentenaires qui ont déjà croqué dans le top huit, voire top quatre, mondial. Difficile de toutes les voir repartir pour une pige qui les conduirait jusqu’en 2023, même si l’équipe de France aura besoin de cadres comme Renard ou Amandine Henry pour assurer la continuité. Elle aura besoin d’une ossature forte pour donner les clés à une nouvelle génération, aujourd’hui incarnée par Griedge Mbock et Kadidiatou Diani. La deuxième entrée est plus globale, et peut-être plus importante : entretenir la flamme populaire née durant ce mois de juin, Diacre tentant de rappeler à ses joueuses vendredi soir qu’elles avaient gagné « le cœur de millions de Français » . Pour ça, il faudra utiliser ce terreau et ce Mondial qui ne sera une réussite que s’il sert d’impulsion sportive et sociale au foot féminin, histoire que cette élimination ne soit pas celle des espoirs. Dans les couloirs du Parc, Eugénie Le Sommer ne disait pas autre chose : « Maintenant, il faut se donner les moyens de se professionnaliser, c’est la seule façon d’être au haut niveau. On a un bon championnat, mais toutes les équipes ne sont malheureusement pas encore professionnelles, et on nous dit encore souvent qu’il est à deux vitesses. Il faut maintenant se poser les bonnes questions pour revenir plus fortes. » Relance d’Henry : « On se dit que ce n’est que le début. Maintenant, c’est aux futures générations d’aller gagner des trophées. Nous, on a donné le maximum, mais on n’a pas réussi. » Le futur, c’est maintenant.



Par Maxime Brigand, Julien Duez et Mathieu Rollinger, au Parc des Princes Tous propos recueillis par MB et JD.
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