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Dernières nouvelles du Cobos

Icône du Nice des années 2000, José Cobos a été élu dimanche dernier député suppléant dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes. Sans stress, mais sur la route.

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Imaginons une autre époque. Un temps où l'on jouait avec un short trop court, où l'on cavalait avec un sponsor Crit sur le maillot et où on allait au stade du Ray avec un seul objectif : étouffer. On vient aussi prendre des tartes dans la tronche et, à cette période, les baffes sont luxembourgeoises. Elles sont violentes, mais agréables et portent un nom : Robby Langers. S'il ne fallait retenir qu'une nuit, ce serait peut-être, pour beaucoup, celle-ci. Un 29 mai, en 1990. Quatre jours plus tôt, l'OGC Nice de Carlos Bianchi a été mordu par le Snake. Deux buts en première mi-temps de Djorkaeff suffisent à installer Strasbourg sur un lit de confiance au moment de venir au Ray jouer son barrage retour de D1.


Il y a bien ce but de Langers inscrit après l'heure de jeu, mais Léonard Specht, deuxième de D2 avec le Racing, veut croire à la belle histoire. Puis, la gifle. Au retour, Nice défonce Strasbourg (6-0) grâce notamment à un quadruplé de Robby Langers. José Cobos, alors au Racing, sourit : « Mon histoire avec Nice a commencé comme ça. J'étais suspendu, donc un peu frustré et il y a eu ce match. Forcément, ça marque. » Vingt-sept ans plus tard, le camp a changé, le costume avec. Si les cheveux longs mythiques sont restés, Cobos a été élu dimanche dernier député suppléant de Marine Brenier (Les Républicains-Union des démocrates et indépendants) dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes. Soit trois ans après sa première incursion politique dans la peau du dix-neuvième adjoint de Christian Estrosi au conseil municipal de Nice.

La DNCG, les valeurs et le crush


D'entrée, l'ancien capitaine de l'OGC Nice découpe : « Ceux qui ont envie de faire de la politique, qu'ils en fassent, moi ce n'est pas ça. C'est différent. » Né à Strasbourg à la fin des années 1960, Cobos souhaite se raconter à travers cette différence et évoque cette vie qui lui a filé « un pécule que peu de citoyens possèdent. Je peux me mettre au niveau de tout le monde parce que j'ai été sur tous les terrains. » Il y a d'abord eu ceux « du quartier » où il joue au foot alors qu'il fréquente en même temps une école de bonnes sœurs, puis file ensuite dans un collège épiscopal. La suite, elle, est connue : le Racing, le PSG, un tour en Espagne, Toulouse et donc Nice où, pour la première fois, il avoue « s'épanouir dans son métier. Je n'ai jamais raté un entraînement ou un décrassage. Je faisais tout ça avec le sourire. » Un crush complet. Il reprend : « En tant que capitaine, j'avais aussi du plaisir à défendre l'intérêt des autres, l'intérêt du club avant le mien. Aujourd'hui, c'est pareil, mes intérêts passent après ceux de la ville de Nice. »


Si Cobos est un prince à Nice, au-delà de ses quelque 200 matchs avec les Aiglons, c'est aussi pour un épisode fort. En 2002, après avoir obtenu sa montée en Ligue 1 en terminant troisième de deuxième division, l'OGC Nice se voit bloqué dans son accession par la DNCG. Que reste-t-il à cet instant ? Un coach – Gernot Rohr – et un directeur administratif – Jean-Luc Bailet –, alors José Cobos s'avance à la barre. Le capitaine négocie avec les joueurs et obtient le renoncement collectif aux primes de montée. « J'ai toujours eu ça en moi et, à travers cette histoire avec la DNCG, j'ai retrouvé les vraies valeurs du sport. C'était fort. Après, pour moi, c'était avant tout un devoir en tant que capitaine, comme lorsque j'allais répondre aux questions des journalistes après les matchs, explique-t-il. Je préfère la discrétion dans mon travail. »

Le calme et le texto


C'est peut-être aussi à cet instant que José Cobos a trouvé le calme, là où il a longtemps baladé son image de sanguin jusqu'à ses trente ans. Une fois sa carrière terminée, il bosse un temps dans le foot, suit Gernot Rohr dans quelques aventures en Afrique, puis change de trajectoire. « Je ne le cache pas, j'ai appelé un ou deux clubs, concède l'homme. La logique voudrait que je sois dans un club aujourd'hui, mais ça ne s'est pas fait, c'est comme ça. Moi, je préfère quand les choses se font naturellement. » Alors, il s'occupe d'une plage privée à Théoule-sur-Mer et se retrouve « dans la réalité du peuple » . L'Euro 2016 arrive, Nice accueille le tirage au sort des éliminatoires en février 2014. Cobos veut en être : « J'ai envoyé un texto à une connaissance. Je savais que cette personne avait un rôle, mais je ne savais pas trop lequel. Ce que je savais, c'est qu'elle aimait le foot vu qu'on en parlait souvent ensemble, mais je ne savais pas qu'elle était chef de cabinet du maire. Je voulais simplement assister au tirage au sort et j'avais envie de m'occuper. Mon intérêt était d'être actif. Pour moi, ça s'arrêtait là. »



Le lendemain matin, son téléphone sonne. C'est Christian Estrosi, maire de la ville depuis mars 2008. Ils discutent, Estrosi évoque l'élection municipale qui arrive deux mois plus tard, tout s'enchaîne. « J'ai à peine un profil Facebook, pas de Twitter, j'aime le terrain, donc c'était dans ma nature, lâche l'ancien vainqueur de la C2 avec le PSG en 1996. Je n'ai jamais eu l'impression d'être dans la peau d'un politicien. Pendant ma carrière, j'étais déjà intéressé par la politique, mais de là à me retrouver conseiller municipal et aujourd'hui député suppléant... Le peuple attend qu'on l'écoute, moi, je voulais le faire, mais c'est des choses que j'ai faites toute ma vie sans vraiment en parler. »

« Mon passé rend la discussion sympathique »


S'il ne souhaite pas être ramené en permanence au parti pour lequel il s'est engagé, José Cobos ne s'attendait pas à une telle promotion. « Faut se rendre compte, c'est un honneur. Il y a trois semaines encore, c'était assez impensable pour moi. Jusqu'ici, je m'occupais des événements sportifs de la mairie, je ne voulais pas me positionner. » Puis, il est parti « à l'aventure » , sur les routes avec la jeune Marine Brenier, trente ans, élue députée en mai 2016 après la démission de Christian Estrosi : « Ce n'est pas une circonscription simple, on va du littoral jusqu'au pays, il y a la terre et les montagnes. Ce n'est pas que du porte-à-porte, c'est aussi des réunions, des échanges, des apéros... C'est des échanges avant tout. J'ai découvert plusieurs communes que je ne connaissais que de nom, des maires qui me connaissaient avant tout par mon passé de footballeur. Forcément, ça aide et rend la discussion sympathique parce que les gens connaissent les valeurs que j'ai véhiculées pendant ma carrière. On est presque les seuls à avoir été dans les 28 communes. C'était essentiel. » Aujourd'hui, José Cobos ne sait pas vraiment comment vont s'organiser les prochaines semaines, ni les prochains mois, mais revendique « un choix assumé pour la durée » derrière une victoire modeste. « Dimanche soir, c'était une belle joie ouais, mais surtout le sentiment d'un travail bien fait pendant la campagne. J'ai un chemin, je veux le suivre et voilà. » Solide sur ses appuis.

Par Maxime Brigand Propos de José Cobos recueillis par MB.
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