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Deplagne : « Le moment était venu de partir de Montpellier »

L’été dernier, Mathieu Deplagne (26 ans) a quitté Montpellier, son club formateur, pour Troyes. Le fils de Dominique, un ancien gardien de but, a plutôt bien digéré ce changement de vie, facilité par la confiance que lui accorde Jean-Louis Garcia. Et entre les entraînements et les matchs, le défenseur s’interroge sur sa reconversion, qu’il n’envisage pas forcément dans le milieu du football.

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Vous avez quitté Montpellier, votre club formateur, en juin dernier, pour rejoindre Troyes. Laisser sa maison, ce n’est jamais facile...
C’est vrai, mais le moment était venu de partir. Je n’avais pas beaucoup joué lors de la seconde partie de la saison. Je me préparais à un départ, je sentais bien que c’était dans l’air du temps. Comme une fin de cycle. J’ai vécu de très grands moments à Montpellier. Le titre en 2012, même si je n’avais pas beaucoup joué. La découverte de la Ligue 1, avec toute une génération formée au club, la Ligue des champions...

Et Louis Nicollin, un président comme on n’en fait plus...
Il était très paternaliste. C’était la figure du club. Un vrai passionné, qui aimait ses joueurs. Régulièrement, ils les invitaient, avec leur famille, dans son mas, pour des repas. Il savait aussi pousser des coups de gueule, nous secouer quand il le fallait. Un jour, lors d’un match de jeunes, à Nîmes, il était venu nous voir dans le vestiaire pour nous rappeler qu’on ne pouvait pas se permettre de perdre... Il suivait vraiment tout ce qui se passait au club, même s’il avait pris un peu de recul. J’ai été très touché par sa disparition, en juin.


Vous n’avez pas craint que le club ait du mal à s’en remettre ?
Non, car les fondations sont solides. Le club est sain. Depuis quelques années, Loulou déléguait beaucoup à son fils Laurent. Lequel fait très bien son travail. Et il est bien entouré. Je ne me fais vraiment aucun souci pour l’avenir. Même si, bien sûr, Louis Nicollin nous manque.


À Montpellier, vous avez travaillé avec de nombreux entraîneurs : René Girard, Jean Fernandez, Rolland Courbis, Frédéric Hantz, Jean-Louis Gasset...
Girard est le premier à m’avoir donné ma chance en pro. Courbis, tactiquement, il est fort. Et ses causeries d’avant-match... Il a beaucoup d’humour, il a une façon de faire passer ses messages, mais quand il s’agissait de nous gueuler dessus, il savait très bien le faire.

Et les autres ?
Je n’ai pas spécialement envie d’en parler...

Vous avez affronté Montpellier le 16 septembre dernier, au stade de l’Aube (0-1). Appréhendiez-vous ce match ?
J’avais hâte de le jouer. C’était évidemment un peu spécial pour moi. Mais il fallait le disputer pour tourner la page, même si je continue à suivre les résultats et à avoir encore des contacts au club. Je sais ce que je dois à Montpellier, mais aujourd’hui, je pense à la suite. J’ai découvert le haut niveau grâce à ce club, je ne l’oublierai pas. Aujourd’hui, je suis à Troyes, dans une équipe qui pratique un football offensif, qui aime avoir le ballon. Pour moi, c’est intéressant, cela me permet d’apprendre dans mon rôle de défenseur.

Troyes a posé des problèmes au Paris-SG (0-2), à Monaco (2-3), à chaque fois en refusant de défendre à outrance...
On sait très bien que contre les gros, personne ne s’attend vraiment à ce qu’on prenne des points. Si on tire un nul à Paris, c’est un exploit. Et une victoire, c’est... gigantesque ! Le coach, Jean-Louis Garcia, estime que rester tout le temps derrière face à ces grosses équipes, ce n’est pas la solution. On fait attention, bien sûr, car en face, il y a de grands joueurs. Mais on essaie de ne pas toujours subir, d’utiliser intelligemment le ballon quand on l’a. À Paris, je trouve que nous avons fait bonne figure. On ne prend le premier but qu’au bout de soixante-dix minutes... Ce soir-là, j’ai vu Neymar de près...

Et ?
C’est un sacré client. Il est capable de faire des gestes d’une classe... Et au niveau de l’attitude, il est plutôt cool, pas arrogant. Tu sens que ce n’est pas le genre de mec qui va perdre ses nerfs parce que tu balances deux ou trois paroles. Il est encore jeune, mais très expérimenté.


Troyes compte dix-huit points à deux journées de la trêve. Par rapport à la saison 2015-2016, il y a de quoi être relativement optimiste pour le maintien...
Si on pouvait en prendre encore avant la trêve, ce serait idéal... Je pense que Troyes va s’en sortir, car on propose quelque chose. La saison 2015-2016, j’en ai entendu parler. Elle a été vécue comme un traumatisme, mais le club a su se relever en remontant directement en Ligue 1. C’est bien la preuve que l’ESTAC a des bases saines, car ce n’est pas évident de se remettre d’une saison aussi difficile. Prenez Nancy actuellement : l’ASNL est descendue en L2, après une année moins compliquée que Troyes à l’époque. Et pourtant, les Nancéiens ont des difficultés à rebondir...

Votre père, Dominique, est un ancien gardien de but. Vous n’avez jamais envisagé de faire comme lui ?
Non, la question ne s’est jamais posée ! Cela dit, il m’arrive parfois, après une séance d’entraînement, de me mettre dans le but. J’ai toujours bien aimé la mentalité des gardiens, j’ai d’ailleurs plusieurs amis qui le sont. En revanche, il a toujours été présent, sans pour autant être trop interventionniste. Il joue un rôle important dans ma carrière. Il regarde mes performances, et on en parle ensuite. Il a été pro, son avis compte.


Êtes-vous déjà préoccupé par votre reconversion ?
J’y pense, bien sûr. Même si je n’ai que 26 ans. J’ai encore plusieurs années devant moi au plus haut niveau. En revanche, je ne suis pas certain de vouloir absolument rester dans le monde du football.

Pourquoi ?
En tout cas, pas dans le football professionnel. Il y a beaucoup trop d’ego. Et je n’ai pas envie d’être entraîneur... J’aurai aussi besoin d’avoir mes week-ends. (Rires.) Les mises au vert, tout ça, au bout d’un moment, on s’en lasse. Si je devais me reconvertir dans ce milieu, ce serait plutôt dans le domaine de la formation, pour transmettre le savoir, ce que j’ai appris. Mais aujourd’hui, c’est encore un peu flou. Pourquoi ne pas reprendre mes études ? J’ai obtenu un bac ES. Envisager quelque chose dans la gestion d’entreprise, par exemple. À Troyes, mon coéquipier Jonathan Tinhan poursuit des études supérieures, pour préparer la suite. Il nous arrive d’en parler, son point de vue est intéressant.

Au fait, avez-vous retrouvé votre dent perdue en novembre 2016 contre Marseille, après un gros choc avec Anguissa ?
(Il se marre.) Non, on ne l’a jamais retrouvée. En fait, ce soir-là, j’avais perdu une dent et deux autres avaient été enfoncées. Ce n’est vraiment pas le meilleur souvenir de ma carrière. J’ai attendu plusieurs mois avant d’avoir de nouvelles dents définitives. Sur ce coup-là, Anguissa ne l’avait pas fait exprès...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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