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Bouanga : « J’ai besoin de m’amuser dans mon métier »

Laissé au repos ce jeudi pour le déplacement de Saint-Étienne, déjà éliminé de Ligue Europa, à Wolfsburg (21h), Denis Bouanga peut enfin souffler après des dernières semaines riches en but et en sensations positives. L'occasion pour l'international gabonais de 25 ans de rappeler les règles d'un bon chambrage, de dérouler un parcours bosselé et de se projeter sur le prochain challenge : le PSG dimanche soir à Geoffroy-Guichard.

Depuis l’arrivée de Claude Puel, tu es impliqué sur 8 des 14 derniers buts stéphanois en Ligue 1, avec 2 passes décisives et 6 buts. On peut parler de déclic ?
J’ai toujours été porté vers l’avant et attiré par le but adverse, que ça soit pour marquer ou faire la passe. Mais depuis que je suis ici, je sens la confiance qui est placée en moi. Passer de Nîmes à Saint-Étienne, c’était l’occasion de voir si j’avais le niveau pour passer un cap. Il fallait que je me lâche un peu plus. C’est ce que me répétait Ghislain Printant, puis Claude Puel. Aujourd’hui, je ne me pose plus de questions, si ce n’est celle de me donner le maximum sur le terrain. Pour l’instant, ça tourne bien pour moi et ça tourne bien pour Saint-Étienne.


Tu avais des doutes sur ta capacité à passer ce cap ?
Non, mais je devais me mesurer dans un club plus huppé que les précédents. L’intérêt des Verts m’a fait beaucoup de bien : ça m’a fait prendre conscience que j’avais les capacités pour évoluer dans un club du haut de tableau.

Sur le premier match, contre l’OL, Claude Puel t’a fait débuter dans un rôle de piston. Comment ça s’est décidé ?
Contre Lyon, le coach a eu les mots qu’il fallait. Il m’a dit : « À chaque fois qu’on a la balle, tu joueras comme un ailier ; et quand on ne l’aura pas, tu défendras comme tu le faisais à Nîmes. » C’est pour ça que ça a marché. Quand je suis arrivé ici, c’était pour jouer en tant qu’ailier, mais les coachs m’ont dit que j’avais les moyens d’élargir ma panoplie. Le premier à avoir dit ça, c’était Ghislain Printant, et Claude Puel m’utilise aujourd’hui à différents postes, que ça soit sur un côté ou plus axial. Pour l’instant, ça me va très bien.



Tu as l’air d’être quelqu’un qui fonctionne à l’affectif avec tes entraîneurs...
C’est parce que j’ai souvent croisé dans ma carrière des entraîneurs qui me mettaient en avant et qui croyaient en moi. Je sais que si le coach me fait entièrement confiance, je ferai toujours en sorte de la lui rendre sur le terrain. C’est comme ça que j’arrive à m’épanouir dans un club, surtout si j’ai autour de moi des joueurs qui sont dans le même délire que moi.


« Je me sens bien si je suis entouré de coéquipiers qui arrivent chaque matin à l’entraînement avec leur enthousiasme, leur joie de vivre. »
C’est-à-dire ?
Moi, je me sens bien si je suis entouré de coéquipiers qui arrivent chaque matin à l’entraînement avec leur enthousiasme, leur joie de vivre, si je peux parler football et vivre football avec eux, si on peut rigoler sur des vidéos ou des blagues... C’est important d’avoir cette ambiance dans les vestiaires. Ça prouve qu’on est sur la même longueur d’onde.

À Saint-Étienne, avec qui en particulier partages-tu ça ?
Je m’entends bien avec tout le monde, mais j’ai de vraies affinités avec Ryad Boudebouz et Zaydou Youssouf. Dans chaque vestiaire, il y a toujours des mecs comme ça. J’ai besoin de m’amuser dans mon métier. Il y a beaucoup de personnes dans le foot qui considèrent qu’il faut être énervé et se remettre en question après chaque défaite. C’est vrai, je le fais aussi, même après une victoire. Mais ce n’est pas pour autant que je vais en perdre le sourire ou ne pas être joyeux le soir même ou le lendemain.


On te décrit aussi comme un grand chambreur. Ça vient d’où ?
Je ne sais pas trop. Au départ, je l’étais vraiment plus et ça m’a causé quelques soucis, parce que je me pensais déjà arrivé. En sport-études, j’étais très bon sur le terrain et un jour, j’ai lancé une bataille d’eau. Derrière, j’ai assumé, mais j’en ai payé les pots cassés : j’ai été écarté et j’ai dû cravacher pour revenir. Sans ça, ma carrière aurait peut-être commencé un peu plus tôt. Mais je suis toujours chambreur. Je fais plus attention à ce que je fais et à rester dans les limites du raisonnable. Quand ça prend trop d’ampleur, je m’arrête tout simplement.



Ce qui nous a frappé, c’est lors d’une de tes premières interviews d’après-match, tu avais dit « on a fini cinquième la saison dernière, on a des choses à prouver » , alors que tu venais de rejoindre le club. Tu t’es rapidement fondu dans le collectif de Saint-Étienne ?
Oui, on m’a bien intégré dans ce groupe et j’ai rapidement été mis à l’aise. Mais quand on me pose une question à la fin d’un match, je m’exprime en mon nom, mais surtout au nom du club. C’est pour ça que je me suis mis directement dedans. Cette saison est aussi la continuité de la précédente, et même si je n’étais pas avec eux, je voulais tout de suite faire partie du projet.


« Il y a beaucoup de personnes dans le foot qui considèrent qu’il faut être énervé et se remettre en question après chaque défaite. C’est vrai, je le fais aussi, même après une victoire. Mais ce n’est pas pour autant que je vais en perdre le sourire. »
Petit, tu étais supporter de l’OM, mais que représentait l’ASSE pour toi ?
Un club mythique. Mon père aimait beaucoup Saint-Étienne et on se retrouvait souvent à regarder leurs matchs à la maison. Et quand j’ai eu l’opportunité de signer ici, il m’a tout de suite fait part de son sentiment, forcément positif. Après, j’ai écouté différents avis, dont les conseils de Pierre(-Emerick Ambameyang, son coéquipier en sélection gabonaise, N.D.L.R.), et j’ai rapidement pris ma décision de rejoindre les Verts. Tous mes proches et toute ma famille étaient sur la même longueur d’onde.

Qu’est-ce qui te plaît dans ce club ?
Quand j’étais à Nîmes, j’ai connu une vraie ferveur chez les supporters. Le fait de jouer devant beaucoup de personnes quel que soient les résultats, ça a beaucoup compté dans mon choix. J’aime bien cette notion de 12e homme qui pousse ses joueurs et je le retrouve à Saint-Étienne. La preuve, il est difficile de gagner chez nous. (L’ASSE n’a concédé qu’une défaite à domicile cette saison, contre Metz le 25 septembre, N.D.L.R.)


Depuis tes débuts à Lorient, tu as eu du mal à te fixer dans un club, entre les prêts (Strasbourg en 2015-2016, Tours en 2016-2017) et les transferts (à Nîmes en 2018). Ces choix ont souvent été payants, mais est-ce que ce n’est pas lourd de se relancer à chaque fois dans un nouvel environnement ?
Non, pas spécialement. On m’a souvent reproché de changer beaucoup de club, mais si on y regarde de plus près, c’est souvent lié à une logique de progression. Mais en arrivant à Saint-Étienne, j’ai envie de m’inscrire dans la durée. Il va me falloir plus d’un an et peut-être plus que les quatre ans prévus dans mon contrat pour montrer tout mon potentiel.



Le fait d’avoir évolué une saison en DH (2013-2014), à l’AS Mulsanne-Teloché, te donne-t-il la sensation d’aborder le foot autrement que certains de tes coéquipiers ?
Je n’ai pas été conservé par le Mans FC et j’ai rejoint le club où mon petit frère jouait. Je n’avais pas de règles, je n’avais pas de limites. Le fait de jouer en amateur, sachant qu’on ne m’avait pas fait confiance au Mans, ça m’a laissé beaucoup de liberté et une revanche à prendre. C’est ce que j’ai fait.

Quelles armes en as-tu gardées ?
L’agressivité. En DH, je me retrouvais face à des hommes. (Il insiste.) De vrais hommes qui étaient dans le combat. À l’époque, j’étais fragile dans les duels et on m’a appris à muscler mon jeu, à être plus agressif. Je travaillais pour moi, je travaillais pour l’équipe. Finalement, j’ai réussi à retrouver le monde professionnel au bout d'un an.


C’est grâce, indirectement, à ton frère que Franck Haise, coach de la réserve du FC Lorient, t’a repéré. Tu peux nous raconter comment ça s’est passé ?
Il était venu initialement pour observer mon frère Didier (d’un an son cadet, N.D.L.R.).
« Mon parcours, je le dois à mon petit frère. Sans lui, je ne serais pas là et peut-être que personne ne m’aurait vu. »
Je crois que je lui ai aussi tapé dans l’œil et il a donc décidé de nous prendre tous les deux pour faire des tests. Ceux-ci se sont révélés concluants. Mon parcours, je le dois à mon petit frère. On a toujours joué ensemble, sauf quand j’ai intégré Le Mans FC. Sans lui, je ne serais pas là et peut-être que personne ne m’aurait vu. Aujourd’hui, il joue à La Flèche, en National 3. Mais j’ai toujours ce moment-là dans ma tête et, à chaque fois que je peux lui renvoyer l’ascenseur, je le fais.

Tu as des regrets envers Le Mans de ne pas t’avoir laissé plus de temps ?
Aujourd’hui, c’est du passé. Mais sur le coup, j’avais la haine de ne pas jouer et de ne pas avoir eu cette confiance. Certains joueurs passaient devant moi parce que le club avait misé sur eux, et je n’ai pas eu cette possibilité de montrer toutes mes capacités. Peut-être que je n’avais pas le niveau non plus. Mais voilà, je ne regrette rien, ça m’a fait avancer, je me suis forgé un mental et je me sers de cet échec pour rebondir à chaque fois.



Tu as gardé des amis ou des contacts avec des personnes du Mans ?
Oui, bien sûr. Par exemple, je parle souvent avec Morgan Sanson que j’ai côtoyé là-bas. Je n’en veux à personne. Aujourd’hui, je suis content de revoir Le Mans en Ligue 2. C’est ma ville, avec un beau stade, je sais qu’elle revit grâce au football et tout le monde aimerait les revoir en Ligue 1.

Cette année, tu as goûté à l’Europe. Malgré l’élimination, qu’est-ce que tu en retiens ?
Je trouve que tout se joue sur des détails en Coupe d’Europe. Je suis dégoûté de ne pas avoir passé cette phase de poules, parce que je pense qu’on avait les moyens pour battre ces équipes (Wolfsburg, La Gantoise et Oleksandria, N.D.L.R.) et que se mesurer à des grosses écuries, découvrir de beaux stades, nous aurait été bénéfique. C’est dommage, mais j’espère pouvoir renouveler l’expérience la saison prochaine.


Dimanche, Sainté reçoit le PSG et tu devrais recroiser Marquinhos, un joueur qui t’avait particulièrement marqué l’an dernier. As-tu des appréhensions ?
Franchement, pas du tout. Je n’ai peur de personne. L’an dernier, il m’avait impressionné par son intelligence de jeu et sa pointe de vitesse. Mais je pense aussi avoir progressé depuis. Donc j’espère pouvoir faire un bon match et voir où j’en suis par rapport à lui.

Le PSG est un club spécial pour toi : ta première apparition avec les pros était un Lorient-Paris en novembre 2014 (défaite 1-2 de Merlus). Tu en gardes quoi comme souvenir ?
C’était exceptionnel. Débuter face à ce club, ce n’est pas donné à tout le monde. À cette époque, je ne m’attendais pas du tout à rentrer dans ce match. Il y avait toute ma famille qui me regardait. J’en ai gardé des images très précises : celle où j’ai failli lober Salvatore Sirigu, celles où j’ai récupéré des ballons dans les pieds de Digne, celle où j’ai échangé mon maillot avec Edinson Cavani et Verratti. Quand je suis rentré chez moi, tout le monde m’appelait, mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. À partir du moment où j’avais goûté à ça, je ne voulais plus quitter le monde professionnel. D’autant plus que confirmer, c’est le plus dur.

Vidéo

Qu’y a-t-il de différent entre le Denis de novembre 2014 et celui de 2019 ?
Ce n’est plus vraiment le même. Je suis devenu un vrai compétiteur, qui cherche toujours à progresser et à jouer les plus grandes compétitions. Je ne me contente plus de rester sur mes acquis et je cherche à accomplir mes rêves prochainement. Mais en dehors du terrain, j’ai aussi évolué. J’ai eu un fils, ça a changé ma vie, c’est la plus belle chose que j’ai eue. J’essaye aussi de profiter plus de la vie en dehors. Ça peut être simplement regarder mon fils jouer, aller au cinéma, sortir entre potes... J’essaye d’être joyeux au quotidien.

Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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