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Deneuve : « Jouer à Cannes, c'est moins traquenard pour Guingamp »

Mardi, Fréjus Saint-Raphaël (CFA) va disputer à Cannes le premier quart de finale de son histoire face à Guingamp. Le gardien Gaëtan Deneuve (31 ans), qui est un des rares joueurs varois à avoir joué au niveau professionnel, a hâte d’y être, même si l’environnement un peu trop feutré n’est selon lui pas à la hauteur de l’événement.

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Avez-vous l’impression que vous allez jouer un quart de finale de Coupe de France ?
Pas vraiment. C’est très calme. Il y a un peu plus de sollicitations médiatiques, mais en ville, il n’y a pas un gros engouement. Le club fait pourtant ce qu’il peut pour mobiliser les gens. Aux entraînements, il n’y a personne, ou en tout cas pas grand-monde. C’est comme ça : Fréjus et Saint-Raphaël ne sont pas vraiment des villes de foot. Il y a une partie de la population qui est assez âgée, et le foot ne fait pas partie des priorités. C’est comme ça. Au moins, nous sommes tranquilles pour préparer ce match. On est au vert à Mandelieu, à côté de Cannes où aura lieu le match.

Vous auriez sans doute préféré qu’il ait lieu chez vous, au stade Louis-Hon ?
Bien sûr. C’est normal. On le connaît bien, c’est ici que nous avons éliminé deux clubs pros de Ligue 2, Bourg-en-Bresse au septième tour (3-1) et Auxerre en huitièmes de finale (2-0). Mais on ne pouvait pas y accueillir Guingamp. Dommage... On va jouer à Cannes, un stade qui a connu la Ligue 1. Pour l’En Avant, ça fait moins traquenard : le stade est plus grand, la pelouse en meilleur état, les vestiaires plus confortables. Chez nous, le stade aurait été plein. À Cannes, si on fait 4500 spectateurs, ce sera le maximum à mon avis. Peut-être que si on se qualifie, ça bougera davantage autour de nous. Surtout si on tombe sur un gros, comme Monaco, le Paris-SG ou Bordeaux.


Le problème, c’est que Guingamp est une équipe qui se plante rarement en Coupe de France...
Ils l’ont gagnée deux fois ces dernières années (2009, 2014, ndlr). C’est une équipe qui respecte les petites formations. En plus, les Guingampais sont maintenus en Ligue 1. Ils vont faire de la Coupe de France un objectif. Disons que nous avons peut-être 10 ou 15% de chances de passer. Mais on a déjà fait un super parcours. Pour notre entrée en lice, à Toulon, le grand club de coin, on gagne 2-1. Puis à Grenoble, en 32es de finale, alors que trois de nos défenseurs sont blessés à la mi-temps et qu’on prend un carton rouge à la 50e, on marque le but de la victoire à deux minutes de la fin, alors que Grenoble nous mettait une pression d’enfer. Au niveau intensité, c’était très fort. Bon, entre nous, j’aurais préféré monter en National plutôt que de jouer un quart de finale de Coupe...

Affronter Guingamp va vous permettre de côtoyer une nouvelle fois le monde professionnel, que vous avez fréquenté à Châteauroux puis à Brest...

Oui, même si à Fréjus Saint-Raphaël, on vit comme des pros avec le statut d’amateurs (rires). Dans un cadre de vie exceptionnel. Le crachin normand ne me manque pas trop. Non, plus sérieusement, c’est toujours quelque chose d’un peu à part d’affronter des pros. J’ai eu l’occasion de jouer à ce niveau. À Châteauroux d’abord (2007-2010), quand le club était en Ligue 2. Au départ, je devais aller à Amiens. L’accord était trouvé, mais je me suis blessé au scaphoïde, et les Picards chipotaient en regardant mes radios, et finalement, je suis allé à La Berrichonne. J’y ai joué quarante matchs en trois ans. Le gardien numéro 1, c’était Vincent Fernandez. Je n’avais pas une bonne relation avec lui. On ne s’entendait pas vraiment, mais en revanche, travailler avec lui et l’observer m’a beaucoup aidé. Et puis, à l’époque, il y avait de jeunes joueurs qui ont fait une belle carrière depuis : Papiss Cissé, Henri Bedimo, Bakary Sako, Lamine Koné... C’était une époque plutôt enrichissante. Je venais de Cherbourg, en National, où Le Havre, mon club formateur, m’avait prêté, car il y avait une grosse concurrence avec Vencel, Mandanda, Kameni, Blondel... Autant dire que c’était bouché pour moi.

À Cherbourg, vous avez eu comme entraîneurs Hubert Velud et Hervé Renard. C’était formateur ?
Très ! Velud, un ex-gardien, me donnait beaucoup de conseils. Il était plutôt calme, mais on bossait beaucoup. Plus qu’Hervé Renard ! Un autre genre, plus volcanique. Lui, c’était la hargne, la grinta... Les entraînements étaient intenses. J’étais persuadé qu’il ferait lui aussi une belle carrière. Pendant ces années à Cherbourg, puis à Châteauroux, j’ai évolué à un niveau qui semble correspondre à mes qualités, le National ou la Ligue 2. Là, je suis en CFA, mais la saison dernière, Fréjus-Saint-Raphaël était en National. Avec les retombées de la Coupe de France, on aura sans doute un budget plus élevé l’année prochaine. Cela nous permettra peut-être de jouer la montée.


Vous êtes aussi passé par Brest. Pourquoi n’avez-vous jamais eu votre chance ?

Steeve Elana faisait des superbes saisons ! En plus d’être un très bon gardien, très pro, c’est un super mec. On s’entendait bien. Comme il était irréprochable, c’était difficile de lui prendre sa place. C’est comme ça... J’ai appris aussi à Brest. Mais j’ai résilié mon contrat – il me restait un an –, car je venais de me faire opérer d’une hernie discale, au Havre. Une fois guéri, je me suis entraîné avec l’équipe réserve et j’ai pris une licence à l’US Goderville, un club de Promotion d’Honneur de Seine-Maritime, pas loin de l’endroit où je suis né (Harfleur). Pendant six mois, de janvier à juin 2012. Cela m’a fait un bien fou.


Pourquoi ?
Des gens me disaient que j’étais dingue d’avoir signé dans un club de PH. Mais je m’en foutais. Le ballon est rond à Goderville, à Brest ou ailleurs. J’avais besoin de me remettre à niveau. Et puis, je n’en garde que des bons souvenirs. On jouait certes sérieusement, mais aussi pour le plaisir. Il y avait les bons moments de déconne, les apéros avec l’équipe. J’ai adoré. Je me suis éclaté.

Vous êtes à Fréjus Saint-Raphaël depuis 2012. C’était votre unique piste ?
Non, il y avait eu Rouen à l’époque. Didier Ollé-Nicolle m’avait contacté. Cela ne s’était pas fait. Tant mieux pour moi : un peu plus tard, le club déposait le bilan...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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