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Delle : « On ouvre les portes avec nos empreintes ! »

Premier Français à évoluer au Feyenoord Rotterdam, Joris Delle est l’actuel deuxième gardien du club. Après des passages à Metz, Nice, Bruges, Lens et au NEC Nimègue, le portier de 28 ans a désormais repris le fil de sa carrière et pose un regard lucide sur sa situation. Et tout ça, même s’il n’y a pas de boulangerie crédible dans le coin où il habite...

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Comment tu t’es retrouvé au Feyenoord Rotterdam ?
J’étais en fin de contrat à Nimègue, et on m’a contacté fin juillet. L’entraîneur des gardiens de Feyenoord connaissait celui de NEC Nimègue, ils ont échangé, puis Feyenoord a pris contact avec moi et mon agent.
« Feyenoord est un club familial. Ça communique dans tous les services, pour que tout soit fait rapidement et bien. »
Puis, ça s’est fait. Au moment du coup de téléphone, j’étais content. C’était un peu inespéré. Ça me permettait de refaire un pas en avant dans ma carrière, après une saison en deuxième division que j'ai terminée en étant libre. C’était périlleux.

Tu as connu des grosses ambiances, que ce soit avec Nice ou Lens. Là, Feyenoord, c’est un autre monde ?
Il n’y a pas longtemps, on a affronté l’Ajax à domicile et c’était un truc de fou. De toute façon, tous les matchs, c’est quasiment sold out (guichets fermés, N.D.L.R.). Après, contre l’Ajax et le PSV, c’est toujours un cran au-dessus. Le 6-2, c’était quelque chose. Tu es imprégné de l’ambiance, tu te laisses porter, tu es transcendé. Bref, c’est un truc de dingue.

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Qu’est-ce qui t’a le plus marqué, depuis ton arrivée à Feyenoord ?
Le centre d’entraînement ! Il est tout neuf, inauguré en début de saison. Il est à la pointe de la technologie. Par exemple, c’est gadget, mais on ouvre les portes avec nos empreintes digitales. Le centre est réservé uniquement à l’équipe première. Ce qui m’a marqué aussi, c’est que Feyenoord est un club familial. Ça communique dans tous les services, pour que tout soit fait rapidement et bien. Quand je suis arrivé, en trois jours tout était réglé ! La voiture, les visites d’appartements, la mutuelle, la sécu... Administrativement, je n’ai rien eu à faire pour une fois. (Rires.)

Le Klassieker, c’est la folie paraît-il. Comment se déroule la semaine avant un choc face à l’Ajax, l’ennemi ? Quand tu vas chez le boulanger, les supporters te parlent du match ?
Ah... Déjà, je te mets au défi de me trouver une vraie baguette aux Pays-Bas. Mais franchement, les supporters, ça va. Ils sont exigeants, mais pas trop casse-bonbons.
« Je m’attendais à ne pas avoir énormément de temps de jeu. Du coup, j’ai demandé à jouer en réserve pour être prêt si je dois me retrouver dans l’arène. »
Pour chaque Klassieker de la saison, les supporters viennent quand même au centre d’entraînement tirer un feu d’artifice pendant vingt minutes. (Rires.) Il y a de l’attente au niveau des résultats, et c’est normal pour un club comme Feyenoord. Ils nous montrent leur soutien, et c’est vraiment notre douzième homme. D’ailleurs, leur surnom c’est Het Legion (La légion) et le numéro 12 leur est attribué. Il n’y a aucun joueur qui peut porter ce numéro au club.

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Pas trop frustrant de ne pas encore avoir disputé le moindre match officiel avec le club ?
Frustrant ? Non. Il y a deux bons gardiens avec moi (Kenneth Vermeer et Justin Bijlow, respectivement international néerlandais et international Espoirs, N.D.L.R.). Je sors d’une saison de D2, et il fallait que je me remette un peu au niveau. Je n’ai pas de complexe d’infériorité, mais il m’a fallu un temps d’adaptation.
« Humainement, Robin van Persie est quelqu’un de normal, de simple, de disponible. »
Je m’attendais à ne pas avoir énormément de temps de jeu. Du coup, j’ai demandé à jouer en réserve pour être prêt si je dois me retrouver dans l’arène. J’ai donc disputé quelques rencontres avec la réserve.

Tu ne joues pas trop. C’est donc toi qui t’y colles quand les attaquants veulent faire du rab après l’entraînement ?
Exactement. Je suis vachement dispo par rapport à ça. Les attaquants ne demandent pas 180 frappes, mais seulement une trentaine généralement, donc ça passe. Ça bosse dans la bonne humeur, il y a des sourires. On varie un peu les exercices : un tireur à gauche, un autre à droite, des centres, des pénos, des coups francs et ça envoie... Ça se challenge un peu, de temps en temps. Des gages ? En général, c’est le ramassage du matériel.


Le pied gauche de Robin van Persie, c’est quelque chose ?
Tout le monde connaît sa qualité, sa réputation n’est plus à faire. Sa première touche de balle est incroyable. Humainement, c’est quelqu’un de normal, de simple, de disponible. Il participe, dans son rôle, au quotidien de l’équipe, c’est notre capitaine. Il montre toujours l’exemple. C’est un bon coéquipier, un leader. On a un groupe assez jeune, dans lequel tout le monde communique.

D’ailleurs, tu leur parles comment à tes coéquipiers ?
Comme ils savent que je suis français, ils me parlent généralement directement en anglais. Mais je comprends bien le néerlandais, enfin ce qui est « scolaire » .
« En tant que coach, Giovanni van Bronckhorst est quelqu’un de concis et précis. Il va toujours droit au but, et ne fait jamais des causeries de trois heures. »
Pour ce qui concerne le foot, là en revanche, je n’ai aucun souci. Le néerlandais, c’est un mix d’allemand et d’anglais, mais je trouve ça plus facile que l’allemand. Il faut simplement faire attention au G et au R, car ça se prononce un peu pareil. C’était assez difficile au début, pour la compréhension orale.

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Et personne ne parle français, au club ?
Si, il y a un kiné ! Il est belge ! Après, il y a beaucoup de joueurs néerlandais qui ont appris un peu de français à l’école ou en vacances, alors j’ai le droit à quelques mots de temps en temps. Ça me fait marrer, et ils se marrent aussi à essayer de parler français.

« La ville de Rotterdam est top. C’est moins touristique qu’Amsterdam. »
Tout à l’heure, on parlait du pied gauche de Robin van Persie. Mais celui de ton coach, Giovanni van Bronckhorst, ne doit pas être mal non plus...
Il a raccroché les crampons, mais fait encore quelques toros avec nous. Et de temps en temps, quelques frappes sur des ballons qui traînent. En tant que coach, c’est quelqu’un de concis et précis. Il va toujours droit au but, et ne fait jamais des causeries de trois heures. Il y a de la clarté dans ce qu’il fait. C’est une personne très positive.


Y a-t-il des personnes, que ce soit dans le staff ou même chez tes coéquipiers, qui t’ont surpris depuis que tu es au club ?
Il y a vraiment des gens qui vivent pour nous. Je pense aux kitmen (les intendants, N.D.L.R.), le team manager, les deux secrétaires... Ils font tout pour qu’il n’y ait jamais un problème, qu’on soit bien. Ils se donnent à 100% et souvent, on ne les met pas assez en valeur. Mais ce qu’ils font a de l’importance dans le fonctionnement de l’équipe.

Et la ville de Rotterdam, c’est comment ?
C’est cool !
« Notre objectif est de se qualifier pour une Coupe d’Europe et le chemin le plus court est de remporter la Coupe. »
La ville est top. C’est moins touristique qu’Amsterdam. C’est agréable. J’y mène une petite vie tranquille, avec mon fils et ma femme. Après, à trente minutes, il y a Scheveningen où il y a la mer. C’est vers La Haye. Si on devait comparer à la France, ce serait un peu Le Touquet. Mais pour se baigner... Va plonger, je te rejoins... (Rires.)


Pour revenir au sportif, vous allez affronter le PSV Eindhoven puis l’Ajax Amsterdam en trois jours. Ça se présente comment ?
Notre avance sur le quatrième, l’AZ Alkmaar, s’est beaucoup réduite, et il faut qu’on se remette à gagner en faisant des séries de victoires ! Quant à la Coupe mercredi prochain, l’Ajax aura une revanche à prendre. Mais nous, notre objectif est de se qualifier pour une Coupe d’Europe, et le chemin le plus court est de remporter la Coupe. En plus de la qualification, un titre est toujours bon à prendre. Le club a d’ailleurs remporté deux des trois dernières éditions. Donc on sera là, avec la ferme envie de se qualifier pour la finale et d’aller au bout !

Aux Pays-Bas, on parle beaucoup de Frenkie de Jong. Toi, tu as pu repérer d’autres joueurs dans le championnat ?
Oui, il y a beaucoup de joueurs de qualité aux Pays-Bas et pas seulement dans les équipes les plus connues. Reims vient de faire signer Zeneli, qui était à un bon niveau depuis deux saisons déjà avec Heerenveen. C’est un exemple du type de joueur qu’il peut y avoir ici.


Tu es en fin de contrat en juin avec le Feyenoord Rotterdam. De quoi ton avenir sera fait ?
Je n’en sais rien. Je sais juste que je suis libre au mois de juin...

Propos recueillis par Tanguy Le Séviller
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