Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Slavia Prague-Bordeaux

Deli : « Tout le monde pense que Bordeaux et le Zénith sont les deux favoris »

C’est à Prague, face au Slavia, que les Girondins de Bordeaux vont disputer jeudi soir leur premier match de la phase de groupes de la Ligue Europa. Les Tchèques, soutenus par un public réputé chaud, ont des ambitions dans cette compétition. Simon Deli (26 ans), son défenseur international ivoirien, donne quelques indications sur ce qui attend les Bordelais.

Modififié

Le Slavia Prague avait démarré sa saison européenne en Ligue des champions, qu’il a quittée au troisième tour qualificatif (1-1, 0-2 face au Dynamo Kiev). Quel est l’objectif du club en Ligue Europa ?
Sortir de ce groupe. Tout le monde pense que Bordeaux et le Zénith sont les deux favoris. C’est sans doute vrai, car ce sont les deux équipes qui ont les plus gros budgets et les plus gros effectifs. Mais le Slavia, comme le FC Copenhague, auront leur mot à dire. Pour moi, c’est un groupe assez serré, où tout peut arriver. Si on veut se qualifier, il faudra prendre le maximum de points à domicile. Cela commence par le match contre Bordeaux.

Bordeaux, d’ailleurs, qui ne marche pas très fort en Ligue 1. Le club vient aussi de traverser une période difficile, avec un changement d’entraîneur...
« Bordeaux, c’est un grand club français, avec un bel effectif, des internationaux. Son début de saison ne reflète pas la valeur de l’équipe. »
Oui, mais ce n’est pas parce que les Bordelais ont des difficultés en championnat de France qu’il faut imaginer que ce sera facile. J’ai vu une partie de leur match contre Nîmes dimanche (3-3). C’est une équipe qui a des qualités. Elle traverse des moments un peu difficiles en L1, mais en Ligue Europa, elle a eu de très bons résultats lors des trois tours précédents. Bordeaux, c’est un grand club français, avec un bel effectif, des internationaux. Son début de saison ne reflète pas la valeur de l’équipe. Et puis, la Coupe d’Europe et le championnat sont deux compétitions différentes.

Quelle image a Bordeaux en Tchéquie ?
Celle d’un club qui fait partie des meilleurs de France, derrière le Paris-SG, Monaco, Marseille et Lyon. Les Tchèques savent que Bordeaux n’a pas les mêmes moyens, mais que presque tous les ans, il se qualifie pour une Coupe d’Europe. On se souvient aussi ici que les Bordelais avaient éliminé le Slavia en demi-finale de la Coupe de l’UEFA il y a plus de vingt ans (1-0, 1-0 en 1996). Et puis, il y a Jaroslav Plašil, qui est très connu ici.



Où se situe le Slavia dans la hiérarchie actuelle du football tchèque ?
« L’objectif, tous les ans, c’est de gagner un titre et donc de se qualifier pour une compétition européenne. Ici, c’est presque une obligation. »
Comme dans beaucoup de championnats européens, il y a quatre ou cinq clubs plus riches, plus structurés, et qui dominent donc le championnat. Avec le Sparta Prague, Viktoria Plzeň, le Slovan Liberec ou Sigma Olomouc, le Slavia fait partie de ceux-ci. L’objectif, tous les ans, c’est de gagner un titre et donc de se qualifier pour une compétition européenne. Ici, c’est presque une obligation. Le Slavia dispose de moyens conséquents. Il y a un stade moderne, des sponsors puissants, dont un investisseur chinois qui est arrivé (Beijing Sinobo Guoanfor, N.D.L.R.). Le club est bien structuré, il est capable d’offrir de très bons salaires.

Quel est le style de jeu prôné par Jindrich Trpisovsky, votre entraîneur ?
C’est un entraîneur jeune (42 ans), qui est arrivé en 2017. Il veut que nous pratiquions un football ouvert. Il aime que son équipe ait la possession du ballon. Mais il sait aussi s’adapter. On sait faire le dos rond, évoluer en contre. Ici, nous avons des supporters qui veulent que leur équipe pratique un jeu offensif, qu’elle marque des buts. On l’a d’ailleurs prouvé lors des trois dernières rencontres de championnat face à Teplice (3-0), Plzeň (4-0) et Slovacko (3-1). On est en tête avec sept victoires en huit matchs, avec vingt et un buts inscrits. La force du Slavia, c’est son collectif. C’est un groupe vraiment soudé, qui vit bien. On a quelques joueurs qui sont considérés comme des stars, comme le Slovaque Miroslav Stoch, Jozef Husbauer ou Jan Sykora, tous internationaux. Mais l’équipe ne repose pas que sur eux. C’est ce qui fait notre force.



Quel est le niveau du championnat, dont les Français ignorent presque tout ?
« Moi, cela fait six ans que je joue en Tchéquie, et je peux vous assurer que ce n’est pas facile. »
Franchement, le niveau est bon. C’est physique. Mais il y a des équipes qui jouent bien au ballon. D’ailleurs, les résultats des clubs tchèques au niveau européen sont plutôt bons. C’est un championnat où il n’est pas facile de s’imposer pour les étrangers. Ceux qui croient que c’est facile se trompent. Moi, cela fait six ans que je joue en Tchéquie, et je peux vous assurer que ce n’est pas facile.

Il paraît que le public de l’Eden Arena est assez chaud ?
Il peut même être très chaud. Le stade n’est pas très grand (19 000 places), mais avec des tribunes très proches de la pelouse, je peux vous dire que ça fait du bruit. Surtout quand il est plein, ce qui sera le cas contre Bordeaux. Nos supporters chantent du début à la fin, ils sont vraiment derrière nous, même quand on perd.

Cela fait donc six ans que vous jouez en Tchéquie. Envisagez-vous un départ ?
J’ai quitté l’Africa Sports d’Abidjan pour le Sparta Prague en 2012. Comme l’entraîneur ne comptait pas sur moi, j’avais été prêté à Ceske Budejovive, en Ligue 2 (2013-2014), puis à Pribram. J’ai signé au Slavia en 2015. J’ai encore deux ans de contrat, Prague est une super ville, très belle, mais j’aimerais relever d’autres défis. J’avais eu un contact avec Lille, mais les dirigeants du Slavia n’avaient pas voulu que je parte...

Propos recueillis par Alexis Billebault
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


À lire ensuite
Hazard-Giroud, c'est fou