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Débarrassés

Le manque de fantaisie des Bleus samedi soir n'est pas inquiétant, il est surtout la marque d'une équipe qui arrive au bout de la course au Mondial et qui n'avait aucun intérêt à prendre des risques. Surtout lors d'un match qui aurait pu se transformer en piège et dont ils sont désormais débarrassés. Et c'est tant mieux.

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Certaines lignes de notre to do list font plus plaisir que d'autres à rayer. Il y a les petites courses, les petits affairements de la vie quotidienne, qui n'offrent aucun frisson et que l'on enchaîne en pilotage automatique. Et il y a les grands accomplissements, ceux qui récompensent de la sueur et des larmes et dont on est franchement fiers. En tirant un gros trait bien épais sur la ligne « ramener trois points de Sofia » hier soir, Didier Deschamps avait sans doute un grand sourire satisfait. Comment lui en vouloir ? L'histoire retiendra qu'il a permis à la France de conserver la première place du groupe A, qu'il est le premier coach des Bleus à gagner à Sofia depuis 1932, et qu'il a couronné le tout en devenant le sélectionneur avec le plus grand nombre de victoires en EDF.


Mais, parce qu'il y a toujours un mais, Deschamps avait à peine rescotché cette fameuse to do list amputée d'une ligne sur son réfrigérateur que déjà les critiques l'attrapaient par la manche. Grief numéro un : le jeu atroce proposé contre la Bulgarie et ce collectif qui a proposé un spectacle abominable. Sauf qu'en l'écoutant lui et ses joueurs à la sortie du match, il ne fallait pas avoir fait l'ENA pour comprendre que les Bleus n'en avaient pas grand-chose à faire du spectacle et qu'ils abordaient la rencontre avec un pragmatisme aussi triste pour l'animation qu'efficace pour le classement. « C'était un vrai combat, et on y a répondu » , a synthétisé Deschamps une fois le calvaire terminé. Difficile de lui donner tort.

L'important, c'est les...


Le match a évidemment été une purge, mais il est à classer dans cette catégorie bien à part que sont les purges prévisibles. Celles que l'on voit venir à des kilomètres, ces matchs dont on se dit que rien ni personne ne peut les empêcher d'accoucher d'un pauvre scénario. Dans le panier se trouvaient une équipe de France dos au mur et obligée de chercher la victoire, des Bulgares réputés pour leur amour du coude dans les côtes à qui il restait un soupçon d'espoir, un stade laid comme un pou qui n'a pas changé depuis l'époque où Jivkov tyrannisait la Bulgarie, et une météo dégoûtante qui donnait envie de mettre fin à ses jours. Et on aurait voulu qu'un chef-d'œuvre footballistique sorte du chapeau ?


Ce match sans saveur a pris sa couleur définitive dès la troisième minute, quand Matuidi a marqué. Là encore, il s'agissait d'un excellent signe pour la course au Mondial, mais d'une triste nouvelle pour le spectacle puisque derrière, les Bleus pouvaient s'offrir le luxe de ne plus prendre de risques. Et c'est tout en réalisme, mais aussi avec austérité que Deschamps a ensuite commenté l'affaire : « Plus le match avançait, plus on a cherché à préserver le résultat, il y a une forme de logique. (...) Les quatre autres équipes se sont cassé les dents ici. On savait pourquoi on était là, pour chercher trois points. Dans ces contextes particuliers où il y a beaucoup d'agressivité et d'intensité, ça rend les matchs compliqués. » Au risque de révolutionner la planète football et d'ébahir l'assistance, le sélectionneur a donc froidement rappelé que l'important, c'est les trois points.

Le champagne pour mardi ?


Un raisonnement mathématiquement parlant implacable, même si espérer un peu de beau jeu n'est ni une demande absurde ni un réflexe de bourgeois. Car la volonté sèche de choper trois points coûte que coûte sur un déplacement compliqué n'est pas inconciliable avec une certaine fantaisie sur le terrain. Le sélectionneur vaincu Petar Hubchev estimait après le match avoir perdu contre « une des trois meilleures équipes du monde » . Le hic, c'est quand même que les joueurs de l' « une des trois meilleures équipes du monde » abandonnent totalement l'idée de bien jouer pour foncer le nez dans le guidon dans une course à l'efficacité et à la victoire sans panache. « Ce n'était pas le match le plus agréable à regarder ni à jouer, mais il fallait ramener un résultat et on l'a fait, analysait Mbappé en zone mixte. L'objectif commun prime sur tout. On est à la fin. Le plus important, c'est la Coupe du monde. La manière, ça passe après. »


Pas beaucoup plus romantique, Blaisou le buteur complétait : « Il a fallu sortir un peu les tripes, parce que niveau jeu, ce n'était pas forcément très beau à voir. Le plus important c'était de gagner, tout simplement. On ne va pas faire la fine bouche. On a remporté les trois points. » Le message de Deschamps et ses joueurs est donc limpide : comme un sauteur en hauteur qui passe en touchant la barre, les Bleus sont débarrassés de ce sale match contre la Bulgarie qui puait l'embuscade à plein nez et peuvent passer à la suite, c'est-à-dire au match de mardi contre la Biélorussie. À domicile, et pour terminer le boulot. Autant dire que cette fois-ci, l'équipe de France a plutôt intérêt à offrir le champagne à ses supporters.

Par Alexandre Doskov, à Sofia Tous propos recueillis par AD
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