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De Ligt-De Jong, pulpe royale

De retour au premier plan grâce à leurs récents succès face à l'Allemagne et la France, les Pays-Bas ont la main pour se qualifier pour le Final Four de la Ligue des nations. Une grosse récompense pour un pays de foot en pleine reconstruction et dont le renouveau est notamment porté par deux promesses made in Ajax : Matthijs de Ligt et Frenkie de Jong. Deux gosses qui devraient bientôt quitter le pays.

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Au fond d’une salle de Rotterdam, vendredi soir, après plusieurs minutes passées à avaler des Bitterballen brûlantes, un journaliste néerlandais a tenté sa chance : « Peut-on parler de match parfait ? » Immodeste de toujours, Ronald Koeman, venu sur scène avec une dépouille de champion du monde en titre dans la main, a alors répondu par un sourire, tentant d’abord de noyer sa fierté intime en invoquant une simple « grande satisfaction » . Puis, le boss n’a finalement pu se contenir : pourquoi le ferait-il ? « En arrivant, je ne m’attendais pas à un match parfait de notre part, mais ça a finalement été le cas. Nous avons été très très bons. Nos joueurs ont bien choisi quand attaquer et quand défendre. Nos attaquants ont gagné tous les duels. J’ai été surpris par le système de l’équipe de France, sa façon de jouer, mais notre match a été parfait. Les joueurs sentent que quelque chose est en train de se passer. Au fond, peut-être que nous avions sous-estimé cette équipe... »


Sorte de Napo de cette génération, Memphis Depay, alors en train de sortir du vestiaire hollandais et de redescendre d’une soirée merveilleuse conclue en s’enfonçant les doigts dans les oreilles (ce qui est toujours bon signe avec lui), a enfoncé le clou pour de bon : « Honnêtement, on revient de si loin qu’on ne peut plus faire marche arrière. Obtenir de tels résultats dans de telles affiches montre que nous sommes sur la bonne voie. Et si on continue comme ça, on peut aller très loin. » Personne ne sait encore la direction exacte que prendra le projet Koeman et on aurait presque envie de se garder la surprise, tant la prestation collective globale servie vendredi soir a éveillé les papilles : on parle là d’un processus avant de parler d’un résultat, d’une façon d’avancer ensemble, d’étouffer l’adversaire proposé (et complètement désorganisé sur ce coup), d’ouvrir les espaces à plusieurs et de s’y engouffrer. Un processus qui tient avant tout sur une colonne vertébrale et des vieux principes incarnés par deux hommes : Matthijs de Ligt, dix-neuf piges, et Frenkie de Jong, de deux ans son aîné.


De Ligt, successeur de Piqué ?


Deux gosses, donc, invités il y a quelques semaines par la presse hollandaise à révéler leur secret. « L’Ajax » , avaient-ils simplement affirmé, comme une évidence. Une école dont De Ligt et De Jong sont sortis récemment et d’où ils risquent bientôt de foutre le camp, le Barça et Manchester City ne cessant de tourner autour de la paire d’as, titularisée vendredi soir face aux Bleus. Pour Matthijs de Ligt, cela a donné une confirmation : durant l’ensemble de la rencontre, le colosse a marché sur le trio offensif tricolore (Griezmann-Giroud-Mbappé) aux côtés de Virgil van Dijk, s’offrant notamment une intervention plus que parfaite sur Kylian Mbbapé en première période. « J’ai simplement été plus intelligent que lui » , a soufflé l’intéressé après la bataille, re-glissant une pièce dans sa machine à punchlines, lui qui était rentré dans Paul Pogba avant la finale de la Ligue Europa 2017 en paraphrasant Johan Cruyff : « Je n’ai jamais vu un sac d’argent marquer un but. » Plus bluffante, c’est la qualité de relance du défenseur central qui marque les esprits, et si Marc Overmars a avoué dans le week-end aux supporters de l’Ajax qu’il fallait « profiter de ce groupe » , c’est parce qu’il sait que demain, celui qui a pris des cours de vitesse avec l’ancien sprinter Troy Douglas ne sera plus là. Il se dit que le Barça voit en lui le successeur idéal à Piqué, bon.

Génération Frenkie


Frenkie de Jong, lui, raconte une autre histoire : celle d’une merveille générationnelle, déjà brillante à l’aller au stade de France et dont la manche retour contre les Bleus aura été XXL. Des chiffres ? 112 ballons touchés, 93% de passes réussies, 63% de duels remportés, cinq ballons grattés (dont un retour fou sur N’Golo Kanté), un penalty obtenu après avoir croqué dans un contrôle raté de Moussa Sissoko... Mais surtout une impression que ne pourra jamais raconter une feuille de statistiques : balle au pied, le milieu hollandais ouvre des espaces, fabrique le décalage et semble habité par la recherche constante de la verticalité. Ce qui est une rareté et donne encore plus d’épaisseur à ses stats. Avant la rencontre, c’est ce nom que Didier Deschamps et Hugo Lloris avaient surligné : c’est cet homme qui aura porté les combinaisons dans les petits espaces de son équipe et aura bouché la relance française, consigne que lui avait donnée Koeman en lui ordonnant de se focaliser sur N’Golo Kanté, dont le déchet inhabituel du soir est ainsi explicable. Demain, il pourrait rejoindre Pep Guardiola à Manchester City et l’association touche à l’évidence. Pour le moment, il a surtout un lundi soir à gérer, en Allemagne, où les Pays-Bas n’ont plus gagné depuis 2002, mais où un nul suffirait à les qualifier pour le Final Four de la Ligue des nations. Un soir où, enfin, les Koeman kids, dont De Ligt et De Jong sont les symboles, seront regardés avec méfiance. Il n’y a plus de sous-estimation.



Par Maxime Brigand
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