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De Felippe, des Malouines au banc d'Independiente

Appelé à la rescousse sur le banc d’Independiente, en deuxième division argentine, Omar De Felippe a un profil particulier : il a combattu lors de la guerre des Malouines. Une expérience dont il se sert dans son métier d’entraîneur. Avec réussite.

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Épaules carrées, regard dur, 51 ans mais bien entretenu, rasage impeccable, cheveux blancs et courts. Omar De Felippe a tout du physique de général, et ce n’est pas un hasard. Il y a un peu plus de 30 ans, le 7 avril 1982, le jeune Omar a 20 piges et a mis momentanément de côté son poste d’arrière gauche à Huracán pour cause de service militaire, quand il est appelé au front pour combattre. En fin de vie, la dictature argentine tente le coup de l’électrochoc nationaliste pour faire diversion et lance le pays dans la guerre des Malouines, qui coûtera la vie à près de 650 militaires argentins. «  Par miracle  » , De Felippe n’en fait pas partie. « À trois reprises, je suis passé tout près. Une fois, c’est mon capitaine qui m’a sauvé la vie. Il me gardait toujours près de lui parce que j’étais bon tireur, et un soir, alors que les avions anglais nous bombardaient, il m’ordonne de sortir de ma position pour le rejoindre. Je marche 30m et une bombe explose juste là où j’étais. J’ai mis 7 ans à parler des Malouines, je fuyais les interviews parce que je ne savais pas quoi raconter de tout ça. »

Deux expériences, deux réussites

De Felippe l’assure, c’est le football qui l’a sauvé et relancé. « C’était ma motivation, ce qui me donnait la force de vivre chaque jour après mon retour. » Bon joueur, sans plus, le natif de Bahia Blanca se distingue au poste d’entraîneur depuis ses débuts en solo à Olimpo, en 2009. Jusque-là, il travaillait comme assistant de Julio Falcioni un peu partout en Argentine, à Vélez, Banfield, Independiente, Colon et Gimnasia. En quatre ans, il s’est construit une solide réputation : sérieux et travailleur, parmi ce qui se fait de mieux au pays. Il faut dire que ses deux expériences sont de belles réussites. Avec Olimpo, il remporte le championnat de deuxième division, monte en Primera et assure tranquillement le maintien d’El Aurinegro dans l’élite. Et rebelote à Quilmes, dans la banlieue sud de Buenos Aires. Sous les ordres de De Felippe, El Cervecero termine deuxième à un petit point du River Plate de Cavenaghi et Trezeguet en B Nacional (D2), puis 5e du dernier championnat de première division. À chaque fois, avec un jeu séduisant et de la prise de risque, chose de plus en plus rare en Argentine. « Avec moi, le joueur a toujours une grande liberté sur le terrain.  »

L’esprit de camaraderie


De Felippe avait donc le CV idéal pour convaincre les dirigeants d’Independiente, descendu pour la première fois de son histoire en deuxième division en juin dernier, et sans aucune victoire après 5 journées. Des (nombreux) fans impatients, des joueurs qui se font dessus : plus qu’un entraîneur, El Rojo avait besoin d’un psy. Avec De Felippe, il a fait d’une pierre deux coups. « Donner de la confiance aux joueurs, c’est aussi pour cela que je suis là. Sans elle, on ne pourra rien faire  » , expliquait-il lors de sa présentation. « Le football n’a rien à voir avec la guerre, mais cette expérience me donne ce plus de persévérance, cette conviction de ne jamais abandonner. Je vais essayer de faire en sorte qu’ils croient en eux. S’ils ne se mettent pas de limites, celles-ci n’existent pas. » Au-delà du schéma tactique et du plan de jeu, l’ancien combattant insiste sur un aspect en particulier : l’esprit de camaraderie à l’intérieur du groupe. « Je peux faire un parallèle avec les Malouines. Là-bas, une union incroyable s’était créée avec les compagnons. Vivre ensemble renforce les liens, et le groupe. C’est aussi ça, le foot. La solidarité sur et hors du terrain. C’est ainsi qu’en match, un joueur va aider celui d’à côté, en sachant que l’autre fera de même. »

Par Léo Ruiz, à Buenos Aires
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