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Upamecano, pièce indestructible

À la faveur d'une performance stratosphérique face à l'Atlético de Madrid jeudi, Dayot Upamecano s'est définitivement imposé comme un futur défenseur alpha, capable de tout ce qu'un défenseur moderne peut, ou doit, faire. Le tout, avec un Diego Costa dans la poche arrière du short.

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Dans un jeu de construction, il y a toujours une pièce, plus solide, qui sert de fondations aux autres et qui permet de constituer des structures ambitieuses. Dans l'esprit génial de Julian Nagelsmann, plus jeune entraîneur à accéder à une demi-finale de Ligue des champions à la faveur de la victoire des siens face à ceux de Simeone (2-1), Dayot Upamecano est probablement celle-ci. L'Europe s'en est convaincue également, jeudi, suite à la masterclass ahurissante du Français, justement élu homme du match d'un quart de finale de C1 à seulement 21 ans. Dans la droite ligne d'une progression linéaire depuis sa signature au RB Leipzig en 2017, le natif d'Évreux s'est définitivement imposé comme le patron indiscutable d'une arrière-garde qui affrontera au prochain tour l'armada offensive du PSG.

Un Costa dans la poche arrière du short


De fait, Upamecano a réalisé jeudi un match de cochon. Tout d’abord en mettant dans sa poche le Shrek de l’Atlético de Madrid, Diego Costa, inexistant pendant l’ensemble de la rencontre. Pourtant adepte des coups bas, c’est même l’attaquant espagnol, mis hors de lui, qui a failli péter les plombs, à l’heure de jeu, en essuyant ses crampons sur le tibia de l'ancien Valenciennois. « Le coach m’avait bien préparé, il m’a dit qu’il ne fallait pas que je rentre dans son jeu, a confié le grand Dayot en conférence d’après-match. Il m’a dit qu’il était très agressif et que je devais rester dans mon match.  » Tant et si bien que Diego Costa n’est jamais rentré dans le sien : sa sortie, à la 72e, est tout un symbole : un Upamecano encore bien fringuant, impérial, et un Diego Costa épuisé, ébouriffé, tout penaud, réduit à un amuse-bouche et renvoyé à ses gammes par un minot.


Au-delà de son duel largement remporté, Upamecano a signé une copie quasi-parfaite, qui aurait pu conduire les statisticiens d'Opta à douter de leurs chiffres. Défensivement, les nombres sont en effet affolants : 100% de tacles réussis, 82% de duels remportés, trois interceptions et cinq dégagements. Plus que jamais à la hauteur de sa réputation Football Manager, le Normand a fait étalage de toute sa palette : intraitable et vigoureux dans les airs, puissant et rapide dans ses interventions, efficace et intelligent dans son placement, il n’a laissé aucune chance à une attaque paumée, laissée sans solution par la verve de Dayot. Certes, l’entrée de João Félix, toujours aussi beau, a installé pendant quelques instants un joli boxon, et c’est une légère erreur de placement du Français qui conduit à l’égalisation madrilène. Mais le numéro 5 s’est très vite remis dans le sens de la marche, désireux de ne pas se laisser apprendre son métier par un freluquet. Mission accomplie.

Rampe de lancement Ariane 5


Bien sûr, une telle performance défensive n’est pas étonnante de la part d’un garçon qui a réalisé en Bundesliga une saison plutôt convaincante, ainsi que des coups d’éclat sur la scène européenne, notamment au tour précédent, face à Tottenham. Mais c’est aussi dans la relance, dans la vision du jeu et dans la projection qu’Upamecano a littéralement explosé aux yeux de l’Europe. Là encore, les statistiques sont impressionnantes : 99 ballons touchés, le meilleur total de la rencontre, 100% de dribbles réussis, 92% de passes réussies. Autrement dit, le Francilien est capital dans le système tactique de Nagelsmann, adepte d’un jeu offensif fondé sur les dédoublements et les dépassements de fonction. La heatmap du défenseur de Leipzig le montre : Upamecano a passé la plupart de la rencontre dans le rond central, très haut sur le terrain, soit pour alimenter en ballon ses relayeurs ou ses latéraux, soit pour apporter lui-même le surnombre en cassant balle au pied les lignes pourtant solides et rapprochées de l’Atlético.


Leipzig et Nagelsmann, qui a confié en conférence de de presse que son joueur avait été « une bête » , doivent donc une fière chandelle à leur rampe de lancement Ariane 5, qui à ce titre, a peut-être aussi attiré l'intérêt de la France et de Didier Deschamps. En demi-finale, les Allemands affronteront en tout cas le PSG, dont l’armada offensif est bien plus dangereux que celui de l’Atlético. Ce n’est pas Diego Elephant Man Costa, comme le surnomment les Anglais, qui se mesurera à l’arrière-garde du RB Leipzig : ce sont Di Maria, Icardi, Neymar, Mbappé, ou pire, Choupo-Moting, qui se présenteront vraisemblablement le 18 août. Ce sera donc un test bien plus ardu pour Upamecano, prolongé jusqu’en 2023 par le club allemand, car le danger viendra de partout, et dans tous les registres, du dribble à la vitesse en passant par la passe et le décalage. Ou alors, le test sera une opportunité pour Upamecano, celle de montrer à nouveau à tous qu’il est la pièce la plus solide de la grande construction de Nagelsmann.

Par Valentin Lutz
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