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CSC inoubliables (4e) : Le Blues de Peter Enckelman

C’est l’histoire d’un derby entre Birmingham City et Aston Villa, d’une touche et d’un moment de solitude absolu pour le gardien Peter Enckelman. Le pire, c’est que le but encaissé n’était peut-être même pas valable.

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#4: Peter Enckelman - 2002

Birmingham City-Aston Villa (3-0), Premier League, 16 septembre 2002


16 septembre 2002. C’est jour de derby à St Andrew’s. Fraîchement promu en Premier League, Birmingham City n’a plus accueilli son rival depuis 1987. Alors quinze ans après, tout le stade trépigne à l’idée d’affronter Aston Villa. Et les locaux ne vont pas être déçus. À la demi-heure de jeu, deux défenseurs d’Aston Villa manquent d’intercepter un ballon aérien dans la surface, le cuir revient avec un maximum de réussite dans les pieds de Clinton Morrison, qui n’a plus qu’à allumer le gardien. 1-0 pour les Blues. L’égalisation est toute proche, dans la foulée, l’Équatorien Ulises de la Cruz frappe la barre transversale. En seconde période, le secteur visiteurs exulte quand Darius Vassell fait trembler les filets, mais l’arbitre assistant a levé son drapeau : but refusé à Aston Villa. À la 77e minute, ce derby serré et palpitant bascule sur une touche. Un évènement normalement banal. Normalement...

À l’origine, il y a cette attaque de Birmingham City foirée par Martin Grainger. Tout le stade exprime alors son dépit ( « ohhhh » ) en voyant la passe partir directement en tribune. Quelques secondes de latence, et le ballon revient au bord du terrain. Le défenseur d’Aston Villa Olof Mellberg effectue la remise en jeu. Le Suédois hésite à balancer une longue touche devant, mais se ravise et joue finalement en retrait vers son gardien Peter Enckelman. Et là, c’est le drame... Le portier a mal jugé la trajectoire du ballon. Résultat : la passe appuyée rebondit une première fois, puis une deuxième et passe en dessous de son pied gauche... Enckelman ne peut plus rien y faire, le ballon vient mourir dans sa cage ! Birmingham City : 2 ; Aston Villa : 0.

Un supporter qui frappe le gardien sur la pelouse

Pendant que le gardien v auteur d’un bon match jusque-là – se demande encore s’il n’est pas dans un mauvais rêve, les supporters des Blues jubilent derrière sa cage. Certains courent sur la pelouse pour l’humilier. Un gars se pointe face à lui pour montrer son poing rageur. Un autre à casquette mime une masturbation(1) nez à nez avec le gardien, puis lui assène une taloche au niveau de l’oreille. Aucun stadier ni même un joueur ne s’interposent. Enckelman pourrait disjoncter, mais il reste de marbre. Il marche à petits pas comme s’il ne voyait personne devant lui, le regard hagard. Il est là sans être là. Il est K.O. debout sur la pelouse de St Andrew’s.

Comme si cela ne suffisait pas, Geoff Horsfield plante un troisième pion quelques minutes plus tard. Cette fois, le gardien ne peut rien faire. Score final : 3-0 pour Birmingham City. Et une casserole énorme à traîner sur le CV pour Peter Enckelman, 25 ans à l’époque. « Cela aurait dû être la chose la plus facile qui soit de contrôler ce ballon, mais j’ai tout de suite su que l'avais manqué et qu'il partait dans les filets » , regrette à chaud le gardien international finlandais au micro de Radio Five Live, en prenant soin de préciser : « Honnêtement, je ne pense pas avoir touché le ballon, j'ai fait une bévue, voilà tout. »

Ça touche, ça touche pas...

Si c’est vrai, le but n’aurait pas dû être validé, car une touche directe n’est pas valable, même avec rebond. La loi 15 du football prévoit dans ce cas de reprendre le jeu avec un corner en faveur de l’équipe adverse. Peter Enckelman connaissait la règle, mais sur le coup, il était trop sonné pour plaider sa cause auprès de l’arbitre. Son coéquipier Steve Staunton a essayé, s’est énervé et a reçu un carton jaune. Au moment fatidique, l’arbitre central était beaucoup trop loin de la cage pour voir si le pied gauche du portier avait effleuré ou non le ballon. Il a accordé le but, et le CSC est donc officiellement attribué à Enckelman.

Aujourd’hui, Birmingham City évolue en deuxième division. Aston Villa, qui s'apprête à retrouver l'élite, n’a plus perdu contre son rival depuis 2010 en coupe et 2005 en championnat. Les années passent, l’histoire et le palmarès parlent pour les Villans. Pourtant, il faudra encore des siècles pour empêcher les fans des Blues de chambrer leurs voisins sur ce qui s’est passé ce 16 septembre 2002. Heureusement pour lui, Enckelman n’a pas à supporter des vannes tous les jours. Après avoir rangé les gants en 2013, il est retourné habiter à Turku, en Finlande, où il s’est reconverti comme responsable commercial au sein de la boîte de livraisons DHL... Attention tout de même au colis piégé.
Par Florian Lefèvre (1) un geste obscène typique des tribunes britanniques pour charrier l'adversaire et qui signifie grosso modo « tu peux te brosser, connard » .

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