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Croatie, le bel échiquier

Défaite par l’équipe de France, la Croatie n’en aura pas moins marqué le Mondial en tentant de s’inscrire à rebours d’une tendance qui a vu triompher les formations les plus calculatrices du tableau. Un style de jeu assumé jusqu’au bout d’une finale où les Vatreni auront tenté de prendre le jeu à leur compte.

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Les perdants ne sont pas toujours sublimes, révérés et honorés. Parfois, ils tombent même dans les oubliettes de l’histoire. Soi-disant parce « qu’on ne retient que les gagnants » , un poncif aux contours aussi cyniques qu’inexacts au regard de la trace laissée dans le grand livre du football par des formations virtuoses, mais perdantes comme la Hongrie de Puskás ou les Pays-Bas de Cruyff. Sans atteindre le sublime de ces équipes-là, cette Croatie avait du charme, de la personnalité et, osons le dire, une forme de panache qui aura parfois manqué au sein d’un tournoi marqué par le savoir-faire défensif et tactique de la France, la verticalité des contres belges face au Brésil et l’efficacité anglaise sur coups de pied arrêtés.

Éloge de la différence


Les Vatreni, eux, auront marqué les suiveurs du Mondial par leur volonté de proposer quelque chose de différent. Que ce soit en phase de groupes puis face au Danemark, la Russie, l’Angleterre et la France, ils ont assumé de revendiquer la possession du ballon, de quadriller le terrain en faisant tourner la sphère, d’imposer leur patte stylistique et technique quelle que soit la valeur de l’adversaire rencontré. L’idée est belle, louable, ambitieuse et si la mise en exécution fut souvent imparfaite, elle a pu parfois faire chavirer quelques têtes et scintiller quelques mirettes.



Comme lorsque Ante Rebić a fusillé Willy Caballero en mondovision, que Mario Mandžukić a déposé une merveille sur le crâne d’Andrej Kramarić face à la Russie, ou qu’Ivan Perišić a crucifié Pickford d’une talonnade géniale en demi-finale. Autant de buts marqués dans le jeu et souvent sur attaques placées. Une rareté au sein d’une Coupe du monde où les coups de pied arrêtés sont devenus l’arme fatale d’à peu près toutes les formations. 42% des buts marqués en Russie l’ont ainsi été sur phases arrêtées et 15 des 32 équipes qualifiées ont même inscrit plus de 50% de leurs buts ainsi. Ce pourcentage n’est que de 28% chez les Croates, qui n’ont marqué que quatre de leurs quatorze pions dans la compétition de cette façon.

Les rois du suspense


Au-delà des considération tactiques et esthétiques, les Croates ont également incarné la formation frisson du Mondial, capable de se sortir des pièges retors. Celle qui écrit ses propres scénarios improbables pour triompher au bout du bout de la nuit. Face au Danemark, la Russie ou l’Angleterre, ils ont à chaque fois été menés au score. Avant d’éviter de justesse de sombrer dans l'abîme, transportés par la certitude que leurs qualités balle au pied devaient leur permettre de rester maîtres de leur destin. Une route accidentée vers la finale, forcément épique, forcément mémorable, car ponctuée de prolongations, de séances de tirs au but, de crampes et de souffrances collectives.

Le Damier en mémoire


Qu'importe, le bloc croate a tenu bon parce qu’il était fort, solidaire, dur à l’effort et magnifié par ses individualités : son renard chenapan Mario Mandžukić devant, Perišić en dribbleur fou sur l’aile, et surtout son couple Modrić-Rakitić au milieu de terrain, architecte tout puissant du jeu des Vatreni. Sans oublier les exploits de Danijel Subašić lors des séances de tirs au but et le grand ordonnateur de cette belle alchimie collective, l'entraîneur Zlatko Dalić.


Une formule gagnante qui a conduit les Vatreni à ne rien changer en finale, conformément aux prédictions de l’ex-sélectionneur croate Miroslav Blažević qui avait assuré que « la Croatie dominera le match » . Face aux Bleus, les Croates ont tenu le cuir (66% de possession), fait montre d’une agressivité exemplaire (notamment en première période) et tenté quatorze tirs contre seulement huit pour les Bleus. Tout cela, finalement, n’aura pas suffi. Mais cette Croatie-là mérite de marquer les mémoires. Parce qu’elle avait du cœur et du style et, n’en déplaise aux obsédés du résultat, on n’oublie jamais vraiment ces équipes-là.

Par Adrien Candau
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