Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options

Cristiano et chaos

Cet été, le monde entier a zieuté du côté de la Juventus, recrutement de Cristiano Ronaldo oblige. Certains ont même pronostiqué le retour au premier plan de l'Inter, se sont passionnés pour le feuilleton Higuaín au Milan ou encore pour l'arrivée d'Ancelotti au Napoli. Comme si la Serie A commençait à redevenir la belle dame envoûtante qu'elle était à la fin des années 1990. De belles promesses, qui dissimulent une réalité plus contrastée : oui, le football italien va mieux. Mais pas à tous les étages.

Modififié
Cette année, en Italie, l'été a été plutôt du genre studieux. Pas de côte amalfitaine, de plages de sable fin, ou de restaurant paumé au fin fond de la campagne toscane pour les dirigeants des clubs de Serie A. La Nazionale n'était pas au Mondial, mais l'élite de la Botte a fait ses devoirs de vacances. La Juventus a donné l'exemple en cramant 117 millions d'euros pour se dégoter le meilleur joueur du monde – le plus gros transfert de l'histoire du championnat italien – et ce coup-là était aussi retentissant qu'inattendu. Reste que ceux qui ont l'habitude de lézarder au soleil au mois d'août plutôt que de préparer leur rentrée savent que les impressions sont parfois trompeuses. « Les statistiques, c'est comme le bikini : ça donne des idées, mais ça cache l'essentiel  » , disait Coluche. Une maxime qui colle bien à la peau du football italien, dont les grosses écuries re-bombent le torse, mais qui reste encore malade de ses problèmes structurels.

Cap au nord


Côté pile, les plus optimistes regarderont vers la tête de classe. Et vers la Juve, qui, avec Ronaldo, a peut-être enfin en magasin l'arme ultime qui doit lui permettre de remporter la C1, mais a aussi recruté aux quatre coins du pré (Bonucci, Cancelo, Can, Perin, Spinazzola...). La Vieille Dame n'est cependant pas la seule à avoir soigné son intersaison. Les deux Milanaises se sont elles aussi pomponnées cet été. L'Inter, qui a décroché la saison dernière sa première qualification pour la C1 depuis 2012, a tout bien fait ou presque : Spalletti a été prolongé jusqu'en 2021, Icardi a été conservé et le mercato a une gueule sacrément séduisante puisque Nainggolan, De Vrij et Vrsaljko sont, entre autres, venus renforcer les rangs interisti. L'AC Milan a passé un été beaucoup plus agité, puisque le fonds américain Elliott a dû prendre le contrôle du club, mais repart également sur des bases séduisantes : Mattia Caldara, un des plus grands espoirs italiens au poste de défenseur central, l'Uruguayen Laxalt et surtout Higuaín ont notamment rejoint le Diavolo en août.


Signe que les grands clubs du Nord se sont réarmés pour tenter de clouer le bec du duo Napoli-Roma, plus compétitif que les deux formations lombardes ces dernières saisons. Le haut de tableau, à l'exception de la Juve qui devrait encore une fois avoir deux longueurs d’avance sur la concurrence, devrait ainsi être plus homogène que jamais : Naples entame un nouveau cycle sous la direction d'Ancelotti, et la Roma, exception faite d'Alisson et Nainggolan, a conservé la majorité de ses cadres et tentera de délivrer un exercice dans la veine de la saison précédente, où elle avait atteint le dernier carré de la C1. Mieux, la classe moyenne de la Serie A peut également afficher un sourire en coin : de la Lazio (Badelj, Correa, Acerbi) à la Fiorentina (Pjaca, Lafont) en passant par la Sampdoria (Defrel, Jankto, Audero), les équipes outillées pour viser une qualification en Ligue Europa ont elles aussi remis du carburant dans le moteur cet été.

Serie B viciée

Problème : si les gros calibres du football transalpin se sont refait une beauté, les formations issues des échelons inférieurs ont essuyé un été chaotique. Première illustration avec le bordel monumental dans lequel est plongée la Serie B depuis plusieurs semaines : trois clubs (Bari, Cesena et Avellino) ont fait faillite et se sont vu interdire de participer à la seconde division. Originellement à 22 clubs, le championnat s'est retrouvé avec seulement 19 équipes, et la Lega Serie B a dû ébaucher un nouveau calendrier dans l'urgence. Un sparadrap qui risque de sauter à tout moment : les clubs relégués lors de la dernière édition de la Serie B, à savoir Novara, Pro Vercelli, Ternana et Virtus, ont en effet fait une demande auprès du CONI (le comité national olympique italien), pour être réintégrés à la seconde division afin que le championnat retrouve son format originel, à 22 protagonistes.

Vieux démons

Les intersaisons de Parme, fraichement promu en Serie A, et du Chievo n’ont pas été beaucoup plus brillantes : les Parmesans se sont retrouvés embarqués dans une sombre affaire de match arrangé face à Spezia, lors de la dernière journée de Serie B 2017-2018, et ont d'abord été condamnés à cinq points de pénalité pour leur retour en Serie A. Une sanction finalement réduite à une amende beaucoup plus clémente de seulement 20 000 euros. Le Chievo, lui, aurait magouillé pour augmenter fictivement son capital et était menacé d'une rétrogradation de quinze points applicable à l'exercice précédent de Serie A. Ce qui l'aurait de facto condamné à la Serie B. Finalement, le club s'en est sorti grâce à une pirouette juridique, en profitant d'un vice de procédure. Un paquet d'histoires louches qui renvoient le football italien à ses éternels vieux démons. En attendant, le Chievo défiera la Juventus dans son antre, ce samedi. Et oubliera sans doute ses problèmes l'espace d'un après-midi, quand Cristiano Ronaldo émergera des vestiaires, pour trotter sur la pelouse du stade Marcantonio-Bentegodi.

Par Adrien Candau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 15:45 Harry Redknapp au casting d'une télé-réalité en Angleterre 20 Hier à 12:59 Entraîneurs de Premier League : une stabilité inédite 21

Le Kiosque SO PRESS

Hier à 12:52 René Girard à Casablanca, c'est déjà fini 14 Hier à 12:00 Venez regarder un match chez So Foot ! 11 Hier à 11:54 Les Chivas sortent un maillot rétro pour le Mondial des clubs 22
Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 08:00 Karembeu dans Joséphine, Ange Gardien 14