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Criscito, retour au perchoir

Parti s'exiler pendant de longues années du côté du Zénith, Domenico Criscito signe un retour marquant au Genoa, son club de cœur, avec lequel il vient de signer trois passes décisives en Serie A, de prendre le brassard de capitaine et d'échapper de justesse au drame de l'effondrement du pont Morandi. Une rentrée tout feu tout flamme pour boucler la boucle en beauté là où tout avait commencé. Il y a seize ans, déjà.

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Il y avait sans doute un léger goût d'inachevé qui lui restait en bouche. Voilà sept ans que Domenico Criscito arpentait les terrains de la Premier League russe, loin des pelouses de Serie A. Au Zénith, le latéral gauche avait à peu près tout pour nager dans la félicité : un salaire copieux, l'opportunité de disputer régulièrement la C1 comme de remporter des titres nationaux... Tout, sauf la possibilité de vivre à Gênes, sa ville d'adoption. Et de jouer pour le Genoa, son club. Alors cet été, Domenico a rangé sa chapka, attrapé sa valise et mis de côté sa rancœur envers sa terre natale, où son image reste brouillée depuis 2012 pour une histoire de paris truqués (il a depuis été mis hors de cause). L'appel du Griffon était décidément trop fort.

Tardives retrouvailles


La fin de l'exil pour un type souvent décrit dans sa jeunesse comme le grand espoir italien au poste de latéral gauche. Joueur le plus bankable d'un Genoa en besoin de liquidités au mercato estival 2011, Criscito quitte l'Italie moyennant quinze millions d'euros tout en gardant Gênes et la Botte dans un coin de sa tête. « Il y a sept ans, je suis parti pour mes propres besoins, mais aussi ceux du club. Je n'étais pas heureux de m'en aller... Mais je me suis toujours dit que c'était un au revoir, pas un adieu. » Finalement, les retrouvailles tant attendues n'interviendront qu'après un long septennat russe, où le défenseur aura notamment glané deux titres de champion avec le Zénith.



Sans doute parce qu'une cassure psychologique et judiciaire viendra entre-temps plomber la relation de Criscito avec l'Italie peu avant l'Euro 2012 : le 28 mai, quelques heures avant que le sélectionneur Cesare Prandelli ne dévoile sa liste définitive pour la compétition, le joueur du Zénith, alors présent au centre d'entraînement de Coverciano à Florence avec les autres internationaux italiens, est entendu par la police. La justice le soupçonne d'avoir trempé dans le scandale du Calcioscommesse, une affaire de matchs truqués où sont mis en cause d'autres joueurs de Serie A. La machine médiatique s'embraye et le Mister, Cesare Prandelli, n'a d'autre choix que d'exclure son joueur, pourtant titulaire à gauche de sa défense. Une humiliation pour Domenico, tout juste sacré champion de Russie et alors au sommet de sa carrière sportive. Les charges retenues contre le joueur seront finalement abandonnées, mais le mal est fait : entre Criscito et l'Italie, plus rien ne sera jamais pareil. « La cicatrice de ce qu'il s'est passé un peu avant l'Euro 2012 ne me quittera jamais vraiment... À chaque fois que je reviens à Coverciano, ces mauvais souvenirs m'assaillent, mais ça fait partie de la vie. »

Le fils de Gênes


Il fallait cependant revenir au pays pour revoir Gênes et se donner la possibilité d'écrire le dernier chapitre d'une carrière faite de dynamiques contradictoires. Parti goûter aux salaires copieux de l’élite du football russe, Criscito n'en reste pas moins un joueur façonné par le Genoa. Le natif de Naples n'est qu'adolescent quand il débarque à Gênes et intègre en 2002 les équipes de jeunes du Griffon. Après un bref intermède à la Juventus, il explose véritablement en Serie A avec les Rossoblù lors de la saison 2007-2008, devient l'un des chouchous des tifosi et gagne même progressivement sa place en Nazionale.


Une romance qui durera environ quatre ans et que Domenico a eu envie de raviver, à 31 piges bien tassées. Mimmo, comme il est parfois surnommé, aurait pourtant pu viser plus haut, tant sur les plans sportifs qu'économiques : « J'ai eu des propositions de l'Inter, Galatasaray et du Sporting... J'aurais pu continuer de gagner beaucoup d'argent... Mais Preziosi (le président du Genoa, N.D.L.R.) m'a appelé en janvier. On a dîné ensemble à Milan et on s'est mis d'accord en dix minutes. »

Capitano Criscito


Dix minutes, c'est grosso modo le temps qui a aussi séparé Domenico des victimes de la catastrophe du pont Morandi de Gênes, effondré le 14 août dernier. De quoi pousser le joueur à se faire le porte-voix sur les réseaux sociaux d'une ville qui oscille alors entre la colère et le deuil : « Ce n'est pas possible qu'un pont d'autoroute s'écroule comme ça. Ce n'est pas possible ! Nous devons faire quelque chose pour ce pays. Les gens partent à cause de choses comme ça. Nous avons besoin de sécurité, il faut que quelqu'un fasse quelque chose, c'est dégueulasse ! »


Une réaction de patron, raccord avec ses performances sur le terrain : le nouveau capitaine du Genoa a déjà claqué trois passes décisives en championnat et réintégré la Nazionale. Une Nazionale dont il a aussi assumé le capitanat le temps de quelques minutes face au Portugal, devenant ainsi le premier joueur du Genoa à porter le brassard en sélection depuis le légendaire Renzo de Vecchi en 1925. Un arrière latéral, comme Criscito, qui a défendu les couleurs du Griffon de 1913 à 1930. Mimmo, lui, s'est déjà contenté de signer un contrat de cinq ans avec les Grifoni, le tout en assénant que « le football doit avant tout être une affaire de passion et de sentiments, pas seulement d'argent » . De bien jolis mots qui appellent peut-être encore de jolies choses entre Domenico, la Squadra Azzurra et le Genoa.

Par Adrien Candau Tous propos issus de la Gazzetta dello Sport et Sky Sport
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